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lundi 16 décembre 2024

Laurent Genefort - Les Temps ultramodernes

Les Temps ultramodernes, Laurent Genefort, 2022, 459 pages

Années 1920. La cavorite, un nouvel élément aux propriétés flottantes, a bouleversé la face du monde, notamment au niveau des transports. Désormais les véhicules volent et Mars est en cours de colonisation. Sauf qu'en 1923, Marie Curie découvre que les facultés de la cavorite ont une durée de vie limitée, provoquant un krach boursier et un nouveau bouleversement du monde.

Une fois n'est pas coutume, je n'ai quasiment évoqué que le contexte dans mon petit résumé ci-dessus, et non pas les 4 fils narratifs qui s'y déroulent (une scientifique qui mène l'enquête, une institutrice qui recueille un martien, un artiste qui se rapproche des milieux anarchistes et un docteur intégré à un projet exécrable). Et pour cause : c'est bien l'univers de Les Temps ultramodernes qui est son plus grand intérêt. Laurent Genefort y est une nouvelle fois un très bon créateur de monde, retouchant légèrement le notre pour en proposer une France follement steampunk.

Quant à l'histoire, elle est elle aussi digne du cliché que je me fais d'une aventure steampunk : un récit cousu de fil blanc, un long fleuve (trop) tranquille sans investissement émotionnel. Une histoire où seulement deux des quatre fils narratifs - les deux premiers cités plus haut - ont réussi à provoquer chez moi un semblant d'intérêt. Et ce n'est pas le manque de subtilité dans les questions sociales qui aura fait mieux. L'hommage à la littérature d'époque est peut-être trop bien réussi. Mais au moins l'univers était sympa, c'est déjà ça.

Couverture : Didier Graffet
D'autres avis (tous plus enthousiastes) : Tigger Lilly, FeyGirl, Gromovar, FeydRautha, Le chien critique, Le Maki, Zoéprendlaplume, Alias, Le nocher des livres, Herbefol, Sometimes a book, Lune, Célinedanaë, Dionysos, lutin82, ...

vendredi 19 juillet 2024

Laurent Genefort - Opexx

Opexx, Laurent Genefort, 2022, 114 pages

Le Blend - une union pacifiée de millions de mondes s'étendant sur plusieurs galaxies - a récemment contacté la Terre. Avant une éventuelle intégration à sa communauté, le Blend a besoin que la Terre mette à sa disposition des soldats pour aller combattre à sa place. C'est au sein de cette unité Opexx que travaille le narrateur, atteint du syndrome de Restorff qui lui vaut un déficit d'empathie mais lui permet aussi de conserver la mémoire de toutes ses missions.

Opexx n'est pas ce qu'il semble être. Ce n'est pas exactement un texte de science-fiction militaire tel qu'on l'imagine basiquement. S'il apporte évidemment une réflexion sur la guerre au sens large, les combats y ont une place infime et ce n'est pas forcément sur ce thème qu'il est le plus marquant. Il ne faut en tout cas pas le laisser de côté par peur d'y voir un cliché d'oeuvre militariste.

Mais il ne faut pas non plus s'attendre à une grande intrigue. Pas vraiment à une intrigue tout court en fait. Il faut attendre la deuxième moitié du récit pour vraiment voir où va le texte. C'est un peu perturbant, mais c'est compensé par deux choses : la capacité - qui n'étonnera personne ayant déjà lu l'auteur - de Laurent Genefort à créer de vastes mondes et de l'altérité ainsi que le destin évocateur et touchant de ce narrateur anonyme.

Opexx n'est pas une novella palpitante ou exaltante. Elle m'a longtemps laissé de côté avant de me rattraper sur la fin et me convainc quasiment plus après sa lecture que pendant. Je n'ai pas adoré ce texte mais je suis encore plus incapable d'en dire du mal que du bien. Il me faudrait certainement une relecture pour en saisir plus de subtilités, et ce n'est pas inenvisageable.

Couverture : Aurélien Police
D'autres avis : Tigger Lilly, Vert, FeyGirl, Xapur, Le Maki, FeydRautha, Yuyine, Jean-Yves, Herbefol, Célinedanaë, OmbreBones, lutin82, Dionysos, Sometimes a book, Apophis, ...


Première escale pour le Summer Star Wars Ahsoka

samedi 12 septembre 2020

Laurent Genefort - Colonies

Colonies, Laurent Genefort, 2019, 315 pages
« On dit que l'on trouve une plus grande variété végétale aux abords des astroports.
- Parce que les équipages en transit transportent à leur insu des graines et des spores d'autres mondes ?
- Parce que les gens croient justement ça ; ils regardent mieux la nature autour des pistes et découvrent des espèces qu'ils n'avaient même pas remarquées devant leur propre maison.
- C'est vrai ?
- Que l'on trouve davantage de types de plantes ? Une légende, hélas. Les légendes sont ce qui pousse le mieux au pied des astroports. »

Colonies est un recueil de 10 nouvelles présentant chacune une... colonie. Le recueil est divisée en deux parties : la première présente 5 colonies planétaires tandis que la seconde évoque 5 colonies spatiales. C'est dans cette dernière que se trouvent T'ien-Keou et La Fin de l'hiver, offertes précédemment par Le Bélial'.

Colonies est un bon recueil. Sans être extraordinaire ou comporter des pépites incontournables, il a déjà l'énorme qualité de ne faire aucune fausse note, l'ensemble des textes étant agréables - même si Le Bris et Le Jardin aux mélodies (dont l'excellent incipit ouvre ce billet) sont un peu frustrantes et auraient méritées d'être plus développées.

L'autre qualité du recueil, c'est sa diversité. Laurent Genefort multiplie en effet les angles d'approche et fait de chaque texte une entité bien discernable - jusqu'au très bel hommage/exercice de style Je me souviens d'Opulence - ce qui évite toute redondance à la lecture. Cela n'empêche évidemment pas l'auteur de conserver son style et d'axer ses récits tout autant, voire plus, sur les sociétés et lieux de vie où chaque nouvelle prend place que sur les personnages qui y évoluent - à l'exception notable de la novella L'homme qui n'existait plus qui clôt l'ouvrage et prend des accents bien plus thriller qu'à l’habitude. Un bon recueil.

Couverture : Manchu
D'autres avis : Tigger Lilly, Lune, Célindanaé, Lullaby, ...


Troisième escapade galactique pour le Summer Star Wars IX

lundi 9 septembre 2019

Laurent Genefort - L'Affaire du rochile

L'Affaire du rochile, Laurent Genefort, Univers d'Omale, 2008, 97 pages

Omale, région de Pargam, à la frontière entre les aires humaines et chiles, lors d'une époque de paix relative. Ramin Palana, humain et ancien militaire, revient dans son village natal de Trois-Roches pour enquêter sur une série de meurtres sanglants qui seraient dus à une bête chile et qui pourraient bien enflammer de nouveau la région.

Là où les romans se déroulant sur Omale ont tendance à prendre leur temps concernant les intrigues, L'Affaire du Rochile propose pour sa part une enquête dynamique et spontanée qui va à l'essentiel, tout en continuant d'explorer les relations humano-chiles. Bien que l'enquête soit un peu linéaire - mais c'est quasi-obligatoire vu le format, et son titre, le seul vrai bémol de cette nouvelle, ne l'aide pas - le texte reste de qualité et le plaisir est tout de même largement au rendez-vous.

Troisième escale pour le Summer Star Wars - Solo

lundi 12 août 2019

Laurent Genefort - La Muraille Sainte d'Omale

La Muraille Sainte d'Omale, Laurent Genefort, Tome 3/? d'Omale, 2004, 372 pages

Suite de l'exploration d'Omale avec cette fois une expédition scientifique à destination du Landor, cette région ceinte par la Muraille Sainte d'Omale, gigantesque ouvrage construit par des religieux humains dans le but de se prémunir du contact des chiles et des hodgqins. Une région habituée à vivre en quasi-autarcie mais qui fait désormais face à un exode massif, la population fuyant "la fin du monde".

Après deux premiers tomes en légère demi-teinte, La Muraille Sainte d'Omale est très clairement un ton au-dessus et peut facilement être considéré comme le tome tant attendu, celui où Omale devient véritablement l'univers fascinant entraperçu, et ce sans mettre de côté l'histoire. Pourtant cette dernière n'est toujours pas flamboyante, mais elle est cette fois parfaitement équilibrée et possède des personnages qui donnent envie de s'intéresser à eux. Sans compter un aspect ethnologique habilement mené et une découverte d'Omale qui continue dans la démesure et l'étonnement.

La Muraille Sainte d'Omale est une belle récompense à la hauteur du chemin parcouru jusqu'ici. Un tome qui redonne pleinement l'envie de poursuivre l'aventure omalienne.

D'autres avis : Gromovar, Tigger Lilly, Le chien critique, ...

Deuxième escale pour le Summer Star Wars - Solo

vendredi 8 mars 2019

Laurent Genefort - T'ien-Keou

T'ien-Keou, Laurent Genefort, 2019, 25 pages.
« Tout avait commencé par une fleur. Pas une fleur ordinaire, oh non. Celle-là était vraie. »
Ou-I-Pai est un bandeau bleu - il n'appartient pas encore à un clan - au service du peintre Teng Baishi. Un jour, ce dernier lui demande d'aller voler une fleur. Une vraie fleur, chose extrêmement rare. Car cette société aux accents chinois n'est pas sur Terre : elle est dans l'espace.

Extrait du recueil Colonies de Laurent Genefort, T'ien-Keou est une nouvelle téléchargeable gratuitement sur le site du Bélial'. Sans surprise vis-à-vis de l'objet du recueil, on y découvrira une colonie, spatiale en l'occurrence. On y retrouvera surtout l'art du worldbuilding de Laurent Genefort. Fort heureusement, l'histoire n'est pas en reste et est prenante tout en étant au service de l'exploration de cette société. Intéressant sur tous les plans, de quoi donner envie de lire le recueil dans son ensemble.
« Selon une autre légende, le patriarche aurait demandé à Teng d’effacer la cascade qu’il avait peinte sur un mur de sa chambre, parce que le bruit de l’eau l’empêchait de dormir. »
D'autre avis : Apophis, ...

lundi 14 janvier 2019

Laurent Genefort - Les Conquérants d'Omale

Les Conquérants d'Omale, Laurent Genefort, Tome 2/? d'Omale, 2002, 504 pages

Deuxième partie de l' "intégrale" 1 d'Omale après le roman éponyme, Les Conquérants d'Omale n'en est pas la suite car elle prend place bien plus tôt chronologiquement, à une époque où Humains et Chiles étaient en guerre ouverte. L'occasion donc d'en apprendre un peu plus sur l'Histoire d'Omale. Ou pas.

Ce deuxième tome confirme une constante : ce n'est pas pour les histoires qu'on lit Omale. Même si elle est ici meilleure - moins artificielle - que dans le premier livre, cela reste assez banal. J'y vois deux problèmes majeurs : c'est linéaire (on sait dès le départ qu'on va vivre une histoire du point A au point B et entre temps les péripéties sont... très mineures) et c'est froid (je ne me suis jamais pleinement senti investi, à l'exception des dernières pages/lignes). Sans évoquer la répartition des pages entre les trois histoires.

Quant à l'univers... Certes je l'ai mieux compris, saisi, et c'est déjà beaucoup. Mais j'en attendais un peu plus - une remarque qu'on peut généraliser à toute l'oeuvre - et surtout cela m'a semblé trop humain. Néanmoins la création reste admirable et je rejoins Gromovar sur tout le bien qu'il en dit.

Petite déception donc pour Les Conquérants d'Omale, et cette première intégrale en général. Cela manque d'un peu de flamboiement pour être réellement plaisant.

D'autre avis : Tigger Lilly, Vert, Xapur, Lorhkan, Julien, Le chien critique, ...

mercredi 2 janvier 2019

Laurent Genefort - Omale

Omale, Laurent Genefort, Tome 1/? d'Omale, 2001, 537 pages

Sur Omale cohabitent, plus ou moins difficilement - plutôt difficilement d'ailleurs - trois peuples : des Humains, des Chiles et des Hodgqins. Sur ce monde au passé mystérieux, plusieurs individus convergent dans une même direction, suivant d'anonymes instructions. Pour qui, pour quoi ? Telles sont les questions...

Mais plus que la quête des personnages, l'intérêt d'Omale repose sur la découverte de cette planète et de ces deux peuples extraterrestres que sont les Chiles et les Hodgqins. Ce n'est d'ailleurs pas toujours facile à imaginer et visualiser - ne me demandez pas d'expliquer clairement Omale - mais cela reste une intéressante gymnastique de l'esprit, même si de nombreux éléments rappellent - un peu trop - un certain passé terrestre.

Omale a tout du tome d'introduction. L'histoire en elle-même est peu mouvementée et est surtout une excuse pour découvrir le passé des personnages, et par conséquent visiter la planète. Cela mène à une fin assez brusque, ce qui n'est heureusement pas si dérangeant étant donné les faibles enjeux soulevés par l'intrigue.

J'aurais certainement été (très) déçu si Omale avait été un one-shot - je le suis quand même un peu, avouons-le. En l'occurrence, d'autres romans et nouvelles prennent place dans cet univers, ce qui rend acceptable ce premier volume - et première moitié de cette "intégrale 1" pour la version présentement lue. Une lecture sympathique en tant qu'introduction, qui pose plus de questions et d'envies qu'elle n'apporte de satisfaction immédiate.

mardi 5 décembre 2017

Laurent Genefort, Laurent Whale, Pierre Bordage - Crimes, aliens et châtiments

Crimes, aliens et châtiments, Laurent Genefort, Laurent Whale et Pierre Bordage, 2016/2017, 299 pages.

Crimes, aliens et châtiments aurait pu être un simple recueil de nouvelles ou une anthologie quelconque sur le thème "Polar et ET". Mais il est un peu plus que ça grâce à son court préambule contextualisant et liant le tout. Un détail certes, insignifiant pour beaucoup sans doute, mais que je trouve pour ma part intéressant et motivant. Ne serait-ce qu'en tant que preuve d'un minimum d'implication dans le livre - et non pas la publication d'un nouveau recueil au pif.

Les extraterrestres ont donc débarqué sur Terre, cohabitant avec les terriens et mettant les auteurs de science-fiction au chômage. Trois d'entre eux ont rangé leurs crayons pour devenir détectives privés. Avec évidemment, forts de leur ancien travail, une spécialisation dans les enquêtes liées aux ETs. Nous voilà donc plongés à leur suite dans trois aventures sur cette "nouvelle Terre".

Jennifer a disparu de Laurent Genefort est la nouvelle qui est le plus dans la dérision, voire dans le pastiche. Où es-tu, mon Choo ? de Pierre Bordage est certainement la plus sérieuse des trois nouvelles tandis que L'Affaire du FBG de Laurent Whale conte l'enquête la plus aboutie - dans le sens qu'elle est la moins linéaire. Mais ne vous y trompez pas : ce recueil n'est pas axé sur le polar mais bien sur l'humour et la détente. Et s'il n'est pas le recueil de l'année, il accomplit parfaitement son objectif en étant un bon divertissement !

samedi 15 octobre 2016

Laurent Genefort - Lum'en

Lum'en, Laurent Genefort, 2015, 299 pages.

[Ceci n'est pas une véritable chronique, le livre ayant été lu il y a plusieurs mois et les souvenirs - s'ils en restent - étant donc bien plus flous qu'à l'habitude. Les quelques bafouilles suivantes sont là pour tout de même garder une trace de cette lecture.]

Quel dommage que je n'ai rien écrit sur ce livre juste après sa lecture. Car Lum'en est un grand livre. Un grand roman, on peut le dire, même si sa forme tient plus du fix-up de nouvelles. Mais un roman tout de même car cette suite de textes forme un véritable tout, uni, logique.

Lum'en n'est pas l'histoire d'une colonisation. Ce n'est pas le peuplement d'une planète, la mise en place d'un système, les problèmes inhérents à la présence humaine. Ce n'est pas un planet opéra centré sur l'homme. C'est un planet opéra au sens le plus littéral : c'est Garance, la planète, qui est au centre de tout et est le personnage principal de ce roman.

Pour autant, et je ne me contredis pas, Lum'en est un récit, des récits, complètement humain(s). C'est bien ça qui fait tout sa force, et peut-être cela qui me m'a manqué auparavant pour apprécier pleinement le travail de l'auteur. Car, parole de quelqu'un qui n'a jamais grandement apprécié les quelques oeuvres de Laurent Genefort qu'il a lu, Lum'en est d'un tout autre calibre et doit être lu, tant pour sa forme que par son fond.

samedi 2 mai 2015

Laurent Genefort - La Fin de l'hiver

La Fin de l'hiver, Laurent Genefort, 1998, 36 pages (pdf).

La nouvelle gratuite du mois de mai offerte par Le Bélial' est La Fin de l'hiver, une nouvelle de Laurent Genefort, à télécharger ici à l'occasion de la sortie du nouveau roman de l'auteur, Lum'en.

Dans Canyon, monde clos et hivernal, règne les clans et la misère. L'histoire de ce monde s'est perdue mais quelques rares personnes se souviennent des légendes des anciens et de la possibilité de quitter ce lieu. C'est ce que s'apprête à tenter une petite troupe d'individus. Que trouveront-ils en haut du chemin ?

On peut parfois reprocher aux nouvelles de manquer d'action, d'avoir une idée de fin (ou de début) mais de ne pas savoir rendre le milieu du récit intéressant. La Fin de l'hiver n'a pas ce problème : ça bouge, ça s'active, ça agit. On vit en quelques pages un bon dépaysement et une vraie aventure.

J'ai juste eu un léger problème concernant l'univers proposé. D'un côté je ne suis pas sûr de l'avoir compris, je suis en tout cas incapable de décrire sa forme et son fonctionnement. De l'autre, j'étais persuadé dès le départ du rebondissement principal (même s'il n'est que peu caché).

La Fin de l'hiver n'est pas une nouvelle qui révolutionnera votre vie ou restera fort longtemps dans votre mémoire. Mais c'est un divertissement fort convenable, d'autant plus qu'elle est dotée d'une sympathique conclusion.

mercredi 17 septembre 2014

Laurent Genefort - Memoria

Memoria, Laurent Genefort, 2008, 267 pages.

Il travaille pour le plus offrant. Assassin freelance, il ne se déplace jamais sans sa mallette. Cette mallette, la Memoria, contient sa plus grand force en tant que tueur : la possibilité de transférer son esprit dans un autre corps. Cela fait des centaines d'années qu'il voyage ainsi de monde en monde. Qui est-il ? Si seulement il s'en souvenait.

La recherche du soi, la fabrique de l'identité, l'évolution de la conscience. La mémoire. Thèmes centraux assurément de Memoria. Thèmes de qualité s'il en est et traités d'une manière intéressante. Malheureusement, on pourra déplorer un certain manque d'ambition, ou tout du moins une réflexion qui ne dépasse pas un certain stade, qui s'arrête juste avant de devenir véritablement percutante.

À côté de ça, l'histoire divisée en plusieurs parties, correspondant aux différents contrats du personnage principal, est rythmée et n'offre pas le temps de se poser ni de s'ennuyer. Problème, elle a les défauts de ses qualités. En perpétuel mouvement, l'univers est compliqué à assimiler et visualiser et les situations n'ont pas vraiment le temps de s'installer pleinement. Globalement, on ne s'attache pas, aux lieux comme aux personnages.

Malgré des défauts, l'ensemble forme un récit plutôt sympathique à lire. N'en reste pas moins l'impression que le potentiel n'est pas complètement exploité et le roman, de fait, ne restera peut-être pas à jamais dans ma mémoire.


Quatorzième participation pour le Summer Star Wars : Episode II

vendredi 22 février 2013

Laurent Genefort - Points chauds

Points chauds, Laurent Genefort, 2012, 229 pages.

Oui, vous ne rêvez pas, c'est un français ! Un auteur français ! Hip hip hip... Hourra !
Hum, excusez-moi, mais il faut bien que je rattrape mon manque de patriotisme dans mes lectures... car oui, c'est tout de même assez rare que je lise de la littérature qui n'a pas eu besoin de traduction pour arriver jusqu'à moi.
Bref, je me suis porté vers un livre de Laurent Genefort, auteur prolifique. Pourquoi je dis ça ? Hum, je ne sais pas... peut-être parce qu'en ouvrant le livre, la deuxième page comporte la liste des oeuvres du même auteur. Juste impressionnant. (merci à Lune, d'Un papillon dans la Lune, pour avoir pris la photo et m'éviter de le faire)


Mais cela ne veut pas forcément dire grand chose (ok, un petit peu quand même). J'ai donc plongé dans un futur proche, où les aliens débarquent sur la Terre. Je généralise en disant "aliens", mais il ne s'agit pas que d'extraterrestres verts ressemblant à E.T. Non, nous avons le droit ici à toute une panoplie d'aliens en tout genre et en toute forme. Et cette précision me permet de remercier le carnet de croquis à la fin du livre, qui donne rapidement une idée de ces diverses formes, et qui est bien pratique.

Ils débarquent donc. Quelle va pouvoir être l'histoire ? Et bien, je viens de vous le dire : ils débarquent. Pas de reconquête de la planète, pas d'anéantissement de la race humaine, non, juste de l'adaptation. Comment réagirait-on face à une arrivée extraterrestre ? Ce sont des éléments de réponse à cette question que nous fournit Laurent Genefort, via le suivi de quelques humains en contact avec les aliens, chacun en un lieu, une année et une situation différente.

On est vraiment face à un livre de science-fiction qui nous amène à réfléchir sur nous-même, que ce soit dans un futur remplit d'aliens (aidé en cela par le fait que l'histoire se déroule à partir de 2019, dans un monde que l'on peut reconnaître), autant que dans notre présent.
C'est différent d'une histoire classique, avec un schéma narratif strict. C'est différent, et c'est bien.