dimanche 5 juillet 2026

Bulles de feu #87 - Juin 2026

Un petit récapitulatif de mes lectures BDs/mangas/comics du mois, pour en garder une trace.
Le classement est absolument imparfait, insatisfaisant et un peu aléatoire mais peut donner un ordre d'idée. Les avis sont (ultra)brefs, n'hésitez pas à demander un complément d'informations en commentaire si nécessaire.

Bien / Ok / Correct


Vagabond T.20-21/37 - Takehiko Inoue

Dans la continuité, les mêmes qualités de fluidité du dessin mais la même inanité de l'histoire.


Kaiju n°8 T.16/16 - Naoya Matsumoto

Une vraie bonne conclusion pour une vraie bonne série qui n'aura rien révolutionné mais qui aura toujours été plaisante et qui se termine pile au bon moment.


La Dent - Nicolas Pitz et Pierre Lecrenier

Un exemple de "show, don't tell". Une BD historique qui se lit totalement 'comme une histoire', sans aucune cartouche. Elle n'a pas vocation à être exhaustive sur la figure de Lumumba mais elle permet un bon premier aperçu à approfondir par soi-même.


Fannie la Renoueuse Tome indépendant 4/? des Contes de la Pieuvre - Gess

L'univers est toujours aussi bon mais cette histoire est la moins bonne des quatre publiées. Notamment car moins indépendante et un peu plus commune, plus un développement de personnages vus dans le deuxième tome qu'une nouvelle découverte.
Très bien


Gachiakuta T.1-3/16 - Kei Urana

Un très bon début de série tant au niveau de l'univers que de l'histoire et des personnages. Un potentiel évident avec pour l'instant une clarté remarquable, hormis pour les dessins des scènes de combats.


Dans le sens du vent T.1-2/? - Aki Irie

Un manga difficile à résumer tant les deux premiers tomes n'ont rien à voir l'un et l'autre. Le premier a une approche enquête/mystère quand le deuxième est plus une grande présentation de l'Islande. Un bémol sur la (future) romance adolescente assez cliché shonen mais ça reste un aspect mineur pour le moment, qui ne doit pas masquer un très bon potentiel, un côté atypique et une passion pour l'Islande qui se ressent.


Knight Club T.1/? - Arthur De Pins

Une très bonne revisite des sept samouraïs/mercenaires version "au XIIème siècle pendant les croisades". Les personnages sont hauts en couleur et l'histoire est très dynamique, tant par son scénario que par son dessin, ça donne l'impression de regarder un film d'animation.

lundi 29 juin 2026

Becky Chambers - Apprendre, si par bonheur

Apprendre, si par bonheur, Becky Chambers, 2019, 135 pages

Apprendre, si par bonheur est le rapport de mission que quatre astronautes, partis il y a bien longtemps explorer quatre exoplanètes, ont envoyé à la Terre. Une certaine urgence et une grande importance émergent des premières lignes, mais il faudra attendre la conclusion pour comprendre la raison de cet envoi et le besoin crucial d'une réponse. Ce qui n'est nullement un moyen de faire durer le suspense, le chemin étant essentiel pour bien comprendre la destination.

Le chemin, c'est donc l'exploration de quatre planètes et la recherche de formes de vie. À l'image des personnages, les quatre mondes sont totalement différents et offriront des expéditions mouvementées et surprenantes. L'histoire est très simple mais ça ne l'empêche pas d'être prenante, d'être complète malgré sa concision et de permettre de s'attacher à ce groupe d'astronautes positifs mais loin d'être lisses.

Apprendre, si par bonheur - dont la référence, absolument parfaite, est expliquée en toute fin d'ouvrage - est une novella qui a clairement un but, qui est là pour poser une question. Et si elle incite à une réponse, Becky Chambers a l'intelligence de laisser toutes les voies ouvertes. Car le vrai objectif est la réflexion, pas la réponse en elle-même. Et tout ça sans oublier de proposer une vraie aventure. Que peut-on demander de plus à une novella ?

Couverture : Nicolas Sarter / Traduction : Marie Surgers
D'autres avis : Vert, Le Maki, Yuyine, Lorhkan, Le chien critique, FeydRautha, Zoéprendlaplume, Lectures du panda, Célinedanaë, Lune, Anne-Laure, OmbreBones, ...


Première escale pour le Summer Star Wars Grogu

mardi 23 juin 2026

Ketty Steward - Confessions d'une séancière

Confessions d'une séancière, Ketty Steward, 2023, 187 pages

Confessions d'une séancière est un recueil alternant courtes nouvelles et encore plus courts poèmes. Je ne dirai rien de particulier sur ces derniers, ils ne m'ont rien évoqué et je suis resté parfaitement neutre à leur lecture. Ce qui n'est pas un problème puisque les nouvelles restent le contenu principal, au moins en quantité.

Les nouvelles donc. Qu'on devrait presque plus appeler des contes. Voire des mythes. Car toutes vont mettre en scène différentes figures du folklore antillais, dans des récits qui ont à la fois des airs de pierres fondatrices de cette mythologie que de petites histoires communes et modernes. Ça se lit bien et ça permet de découvrir un peu la magie antillaise. Avec en prime, pour renforcer l'immersion, quelques passages en créoles bien intégrés pour les lecteurices ne le parlant pas.

Je peux résumer mon avis très facilement : c'est bien. Ni plus, ni moins. C'est à peu près la définition même du bien. Vous pouvez le lire parce que Confessions d'une séancière, c'est bien.

Couverture : Kévin Deneufchatel
D'autres avis : Le chien critique, ...

mercredi 17 juin 2026

Ned Beauman - Poisson poison

Poisson poison, Ned Beauman, 2022, 378 pages

En pleine mer baltique, Karin étudie le lompe venimeux, un poisson proche de l'extinction, pour déterminer s'il s'agit d'une espèce intelligente. Proche de l'extinction... ou peut-être désormais éteinte après un petit accident de minage des fonds marins. C'est ce que vont chercher à déterminer Karin et Mark, un responsable de la société minière pour qui la disparition de l'espèce serait un drame financier.

Poisson poison a des airs de road-trip à la recherche du lompe venimeux. Les différentes étapes sont assez improbables et surtout utilitaires, mais l'enchaînement est étonnamment bien mené par Ned Beauman qui parvient à garder le lecteurice avec lui et à lui faire croire qu'il y a bien une logique derrière tout ça. À froid, de loin, je ne sais pas comment ça peut fonctionner mais à chaud, de l'intérieur, ça se lit étrangement bien.

Mais plus que le voyage, le véritable intérêt du roman est la base de son intrigue avec la création des "crédits d'extinction", sur le modèle des crédits-carbone. Un principe où l'extinction des espèces devient une marchandise comme une autre, malversations et crises incluses. C'est désespérant de réalisme.

Sauf que l'idée a beau être géniale, ça ne fait pas tout, malheureusement. Tout n'est pas mauvais mais l'histoire qui suit reste assez basique et ne décolle jamais vraiment, tout comme mon intérêt. Jusqu'à une fin abrupte qui est peu satisfaisante, ce qui résume finalement assez bien la sensation que laisse le roman dans son ensemble : ah, ok.

Couverture : Kévin Deneufchatel / Traduction : Gilles Goullet
D'autres avis : FeyGirl, Le Maki, Le chien critique, FeydRautha, Gromovar, Le nocher des livres, Célinedanaë, ...

jeudi 11 juin 2026

Aurélie Wellenstein - La Fille du feu

La Fille du feu, Aurélie Wellenstein, 2025, 247 pages

Nathanaël, musicien traumatisé par un feu de forêt dans l'enfance, arrive dans le village inuit d'Ilussuaq pour capter les sons d'un peuple disparaissant. Il y fera la rencontre de Cadzow, son guide, pendant qu'un peu plus loin Mia, une jeune fille capable de combustion spontanée, erre dans les plaines enneigées après avoir fui une base scientifique.

Ces trois personnages sont, chacun à leur manière, liés au feu, aux forêts et aux animaux. Et par cette simple phrase, vous avez tous les éléments qui sont au coeur de La Fille du feu. La thématique est claire et on ne peut pas reprocher grand chose au message qui met en avant l'écologie. Sauf qu'il n'y a pas grand chose d'autre.

Le premier tiers de mise en place est assez entraînant. Puis la situation se stabilise en une longue déambulation en forêt, et c'est beaucoup moins emballant. Il n'y a guère de rebondissement et les introspections des personnages ont tendance à se répéter. J'avais perdu depuis un moment mon intérêt quand est arrivée la conclusion. L'idée générale n'est pas mauvaise en soi mais elle aurait gagner à avoir plus de dynamisme ou un format plus court, en tout cas pour mon plaisir personnel.

Couverture : Aurélien Police
D'autres avis : Yuyine, ...