vendredi 15 mars 2013

James Herbert - Le Jour où je suis mort

Le Jour où je suis mort, James Herbert, 2003, 342 pages.

Si vous avez bien regardé le début de ce billet, vous savez pourquoi j'ai lu ce livre. C'est évident. C'est pour la couverture (insérez ici un jingle "gros rebondissement"). Ok, c'est légèrement ironique, mais ce n'est pas tout à fait faux. J'ai regardé ce livre après avoir accroché sur le titre. J'ai aperçu la première de couverture, et je l'ai immédiatement retourné, dans un réflexe primaire et instinctif. Mais la mauvaise surprise en apporta une meilleure : une quatrième de couverture accrocheuse. Si ce n'est pas fait, lisez la, vous ne prenez même pas le risque d'être "spoiler", puisque c'est exactement la première page du récit.

Tentant, non ? Personnellement, j'ai bien eu envie d'en savoir plus. Et surtout, j'ai complètement accroché au style. Une écriture à la première personne, avec force remarques, commentaires et digressions. Le genre de choses qui me plait bien, et qui souvent me fait (sou)rire. D'accord, ce ne sont pas des éclats de rire à la Douglas Adams ou à la John Lang, mais plus un amusement général sur la manière dont il arrive à jouer avec les mots, rehaussé d'une pointe d'absurde.

Un style, c'est bien. Une histoire qui va avec, aussi. Et là, ça se complique un peu.
Je pense qu'on peut diviser le roman en 4 parties :
- En premier, la découverte. On est pris par le style, et on découvre l'élément qui va faire fonctionner toute l'histoire. On accroche.
- En deuxième, l'ennui. On avance pas. Il y a quelques éléments utiles, mais un peu noyés par la stagnation de l'histoire.
- En troisième, le malaise. L'histoire commence à reprendre, mais on est face à un enchaînement de scènes crues/sales/trashs/je-trouve-pas-le-mot-précis/..., dont on peut trouver un certain intérêt (et encore, faut quand même chercher, et ça aurait peut-être pu se passer autrement), mais encore une fois légèrement noyé par le sentiment de malaise et de dégoût.
- En quatrième, l'action. Alors qu'on commence à se demander comment on va finir le livre, il reprend à toute  vitesse ! Les actions, les découvertes, les révélations, tout s'enchaîne, avec enfin du rythme.  

Alors, qu'en penser au final ? C'est assez mitigé, mais à tendance positive tout de même. Les parties 1 et 4 sont plus importantes que les parties 2 et 3, et le style fait le petit plus. Globalement une bonne idée, mais qui aurait peut-être mérité d'être traitée différemment. Ça reste un livre à tester, et personnellement cela me donne envie d'aller voir d'autres oeuvres de Herbert, pour savoir si je peux retrouver ce style, appliqué à d'autres histoires (meilleures et plus constantes de préférence).

mardi 12 mars 2013

Patricia Briggs - Les Chaînes du dragon

Les Chaînes du dragon, Patricia Briggs, Tome 1/2, 2002, 415 pages.

Je suis tombé sur ce livre par hasard. Je marchais, mon pied a tapé contre la tranche, j'ai perdu l'équilibre et je suis tombé dessus. Oh, non, dites moi que je n'ai pas écrit cela. Je peux être excusé si je dis qu'il n'est pas facile de trouver comment commencer un avis ? Non ? Tant pis...
D'un autre côté, tout n'est pas faux, c'était réellement du hasard. Le titre était attirant, la couverture jolie et le synopsis pas désagréable, bien qu'assez vague (ce qui est préférable à ceux révélant les deux tiers de l'histoire...). En plus, il y a une carte dans les premières pages, wouhou ! (oui, j'aime bien les cartes). Et une petite histoire de fantasy en un tome, ça ne peut pas faire de mal.

Et c'est vrai, ça ne fait pas de mal. Plus que ça, c'est bien. J'ai fortement l'impression d'avoir déjà dit ça, mais c'est encore mon sentiment : ce n'est pas révolutionnaire, mais c'est sympa à lire. Sur ce plan, cela me fait penser à Renégats de David Gemmell (attention, je parle bien de l'impression qui en reste, l'univers et l'histoire sont complètement différents). On ne voit pas tout arriver, mais il y a quelques rebondissements qu'on anticipe aisément. Ce n'est pas gênant, on passe un bon moment malgré tout.

Restons dans la comparaison avec Renégats. Si j'avais trouvé à Gemmell une force dans le nombre de personnages qu'il amenait à la vie et gérait magistralement, je saluerai pour Patricia Briggs le travail fait autour de son héros, Stolon d'Hurog. Un géant intelligent qui se fait passer pour un idiot, qui nous est dès le début sympathique. Et quand je dis dès le début, je pense que l'empathie commence à la troisième page (je dis ça à la louche, donc je vois peut-être même large... ^^). Stolon est vraiment le gros point fort du livre.

Pour finir, parlons de la fin (non, je ne vais pas vous "spoiler"). J'ai dit plus haut que les rebondissements étaient souvent évidents, mais la fin reste une bonne trouvaille, et conclut bien le livre (encore un point commun avec Renégats). Enfin, la première fin devrais-je dire, avant l'épilogue. Un épilogue pas forcément nécessaire à mon avis, mais qui n'est pas non plus à ne pas lire (je dois avouer une certaine phobie des épilogues depuis Harry Potter...). Surtout, il amène des éléments pour le deuxième tome. Surprise !
Oui, il s'agit finalement d'une duologie, je l'ai découvert à la fin. Honnêtement, on peut lire Les Chaînes du dragon seul, sans lire la suite, il se suffit à lui-même. Mais Stolon continue ses aventures dans Le Sang du dragon, qui devrait dans un futur proche passer entre mes mains, et donc bientôt ici-même, sous vos yeux.

dimanche 10 mars 2013

Harlan Coben - Rupture de contrat

Rupture de contrat, Harlan Coben, Tome 1/? de Myron Bolitar, 1995, 285 pages.

Un petit détour du côté des polars, des romans policiers, des appelez-ça-comme-vous-le-voulez. Je ne suis pas vraiment un grand connaisseur de ce genre littéraire, je lis surtout des auteurs que j'ai déjà expérimenté ou qu'on m'a fortement recommandé. Un peu de temps en temps, pour changer. Et j'ai décidé de me remettre à Harlan Coben. J'ai déjà lu quelques livres de sa part, dont deux (à peu près) de son personnage phare : Myron Bolitar. Cette fois, on reprend au tout début, avec la première aventure de Myron Bolitar.

J'étais donc déjà familiarisé avec le personnage. Ex-sportif de haut niveau, ex-agent du FBI, et désormais agent sportif, ça vous donne un bonhomme avec un peu de passé. Vous l'aurez compris, agent sportif qui va forcément devoir renouer avec son passé d'enquêteur quand un de ses clients en aura besoin.
Le problème avec les romans policiers, c'est que c'est un peu toujours pareil. Ici aussi, à première vue, c'est "bateau" : comme de par hasard, il est aussi enquêteur, et il va devoir mener des enquêtes. C'est pas faux.

Mais il y a pour moi deux choses qui font que ça fonctionne.
Premièrement, l'histoire prend sa base dans le milieu sportif, et on en a fréquemment des références. C'est déjà moins commun, et c'est plutôt sympa quand on apprécie le sport. Honnêtement, je ne peux pas dire comment on vit le livre si on n'aime pas le sport. Ce n'est pas en soit nécessaire pour comprendre, mais cela apporte un plus.
Deuxièmement, le style de Coben. Je dirais que le livre est composé aux deux-tiers de dialogues (chiffre absolument soumis à ma subjectivité, mais en tout cas, y'en a beaucoup). Cela donne une lecture animée, et facile. Ajoutez à cela un duo de héros haut en couleur, Myron Bolitar, son autodérision et ses remarques drôles, et son ami Windsor Lockwood III, un personnage totalement improbable.

Ce n'est peut-être pas révolutionnaire, mais c'est excellent dans son genre. L'histoire tient la route, avec son lot de découvertes et de rebondissements. Tout se passe rapidement, et cela se lit aussi vite. Un bon moment à passer, entre mystère et humour.

mercredi 6 mars 2013

George R.R. Martin - Le Trône de fer / Intégrale 1

Le Trône de fer, l'intégrale 1, George R.R. Martin, Tome 1/?, 1996, 786 pages.

Des années. Cela faisait des années que je voulais, que je devais lire Le Trône de fer. La machine est enfin lancée, avec cette première intégrale, qui n'est en fait que le premier tome originel. Magie de l'édition française...
Forcément, après tant de temps, et tant de critiques positives et d'engouement (bon, l'engouement récent est surtout télévisuel, mais tout de même), mes attentes sont assez élevées, ce qui n'est jamais bon. Sauf si le livre s'avère être au niveau espéré. Ce qui est le cas.

Comment parler du Trône de fer ? Que dire ?
Je vais rapidement reprendre la base pour ceux qui seraient passer à côté (quand on voit que je commence seulement la saga, je ne peux pas vraiment me permettre de jeter la pierre...). Prenez un royaume. Prenez diverses grandes familles habitant au sein de ce royaume (ou pas totalement d'ailleurs). Prenez un Trône de fer symbolisant le roi et son pouvoir. Et je vous laisse imaginer ce que vous pouvez obtenir. Un grand bordel remplit d'intrigues, de complots, de trahisons et de guerres est une possibilité.

J'ai osé dire "grand bordel", mais c'est en fait tout le contraire. Tout est contrôlé, tout est millimétré. On suit différents personnages, de différentes familles, mais principalement la famille Stark (pas celle de Tony, bien qu'il soit lui l'homme de fer... coïncidence ?). On change de point de vue à chaque chapitre, mais la beauté de la chose c'est qu'il n'y a aucune répétition dans les actions. On ne va pas lire une scène, puis la relire avec une autre vision. Non, tout s'enchaîne, tout est parfaitement orchestré.

C'est réellement grandiose. Prenant de tous les côtés, dans tous les aspects de l'histoire. Le livre est impressionnant à prendre en main, et pourtant ça se lit assez facilement. Je pourrais faire une liste d'adjectifs mélioratifs, mais je pense que vous avez compris l'idée. C'est à la hauteur de sa réputation et de ce qu'on peut en attendre. Je n'ai qu'une envie : lire la suite.

Oh, j'allais oublier ! Prenez garde, l'hiver vient.

dimanche 3 mars 2013

Neil Gaiman - Stardust : le mystère de l'étoile

Stardust : le mystère de l'étoile, Neil Gaiman, 1999, 289 pages.

Bienvenue dans notre troisième épisode de "Neil Gaiman revisite..." ! Après Neil Gaiman revisite le road-trip, avec American Gods, et après Neil Gaiman revisite la quête, avec Neverwhere, voici Neil Gaiman revisite le conte de fées, avec Stardust ! (Je frémis d'avance de savoir si je découvrirai bientôt un quatrième thème en autant de livres différents)
Voilà, je crois que j'ai tout dit, à la prochaine !

Non ? Bon, ok, je vais essayer de développer un peu. Stardust (et blablabla le sous-titre français) est un roman avant d'être un film (je précise, parce que c'est pas toujours le cas avec Gaiman). N'ayant pas vu le film, je n'en parlerai pas. Même si j'ai tout de même bien envie de l'insulter, parce qu'il a fait qu'on peut se retrouver devant une telle couverture. Définitivement, amis éditeurs, ne faites pas de couvertures de livres à partir d'images de films. Vous me direz peut-être que ce n'est pas pire que certaines autres couvertures, et je vous répondrais que c'est aussi mauvais.

Bref, c'était pour le "coup de gueule" rituel. Stardust est donc un conte de fées. Vous ne me croyez pas ? Page 1, Ligne 1 : "Il était une fois". Ajoutez à cela un jeune homme qui part dans une forêt interdite chercher une étoile filante tombée du ciel... Le ton est donné. Même si je ne suis pas spécialiste, je pense qu'on y retrouve globalement tous les classiques du genre. A la sauce Gaiman, bien sûr. C'est-à-dire avec toujours un soupçon d'humour et une écriture très simple.
Ce n'est pas révolutionnaire. Mais ça se lit très bien. Peu de temps mort, les actions s'enchaînent. Et comme d'habitude avec Gaiman, des personnages remarquables (sacrés 7 frères).

Je ne sais vraiment pas quoi ajouter. Un peu en-dessous de mes précédentes lectures du même auteur (mais quel niveau atteint aussi !), mais un bon moment tout de même.