mercredi 14 août 2013

Roland C. Wagner - Le Serpent d'angoisse

Fiche technique :

Titre : Le Serpent d'angoisse
Auteur : Roland C. Wagner
Date de première publication : 1987
Nombre de pages : 116
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Grâce au semen of gods, riches et puissants peuvent désormais vivre leurs fantasmes les plus fous au sein de réalités virtuelles créées par un groupe de télépathes.

Tout serait parfait dans ce paradis artificiel si un élément incontrôlable ne parvenait à s’immiscer dans les séquences mentales et à tuer les clients de la Telepathic Trips Organization, qui exploite la psychosphère.

Au dehors, la révolte gronde. Le peuple prend les armes contre les élites avec un seul mot d’ordre :
« Destroy The American Dream ! »

Mon avis :

   Quand j'ai aperçu Le Serpent d'angoisse, je me suis souvenu de l'avoir déjà vu quelque part. Ce n'est pas vraiment étonnant, une couverture aussi colorée ne s'oublie pas. Je me suis même rappelé que c'était Le Dévoreur de Livres qui l'avait chroniqué. Sauf que je n'avais plus aucun souvenir de ce qu'il en avait dit. Pas de problème, il faut savoir tenter. Surtout que je cherchais une lecture pour enfin, après pour je ne sais quelle raison ne pas l'avoir fait plus tôt, entrer dans le challenge de Lune, le JLNN (Je Lis des Nouvelles et des Novellas). Parce que même si je ne suis pas très doué, je crois qu'on peut dire que c'est une novella.

  Le Serpent d'angoisse commence un peu chaotiquement. Plusieurs récits s'entrecoupent, sans qu'on ait énormément d'informations. C'est un petit peu le cafouillis. Et puis petit à petit, en partie grâce à la quatrième de couverture qui donne un axe, avouons-le, l'intrigue prend forme. J'ai trouvé ça plutôt bien amené, petit à petit, avec quelques points mystérieux qui durent assez longuement mais trouvent finalement tous leurs significations.

   L'histoire en soi est assez simple. Des télépathes se sont développés, et permettent aux puissants de vivre leur idéal dans la psychosphère, un concept à la fois visuel mais pas forcément très compréhensible dans son utilisation. Pendant ce temps, dans la "vraie vie", des villes se révoltent face au pouvoir en place. Il faut avouer que l'idée est assez sympathique, et Marx n'en serait pas mécontent. Le peuple face aux élites, prolétariat contre bourgeoisie !

   D'une manière assez primaire, j'ai aimé la lutte contre l'idéalisme américain et les puissances dirigeantes. Et dans le dénouement, j'ai aimé y voir une belle métaphore, que je ne vous révélerai pas pour ne rien vous gâcher. C'est peut-être un peu linéaire dans le déroulé (et c'est là que le chaos des changements de personnages est finalement plutôt utile), mais percutant dans l'idée générale.


Conclusion :

4/5 : A lire, pour une novella qui réveille un instinct primaire de révolutionnaire.

Magic Snake by Danko Jones on Grooveshark
Parce que toi aussi, apprends un nouveau mot d'anglais avec 233°C...

2 commentaires:

Lune a dit…

Bienvenue dans le JLNN !

Baroona a dit…

Merci bien ! =)