Roi du Matin, Reine du Jour, Ian McDonald, 1991, 481 pages.
La Maison des derviches m'ayant laissé une bonne impression, je n'ai pas trop hésité avant de lire Roi du Matin, Reine du Jour. Non, en fait, pour être honnête, j'ai vraiment hésité devant la quatrième de couverture. Un mauvais présage ?
La première partie ne commençait pourtant pas si mal. Deux histoires parallèles, un père et sa fille, lui regardant vers les étoiles, elle vers les hôtes de la forêt. Les récits se répondent ce qui donne un minimum de rythme et de relance, quelque chose de bien utile pour passer outre l'écriture chargée de McDonald. L'histoire du père est intéressante. Celle de la fille un peu moins, ce qui est surtout dû je pense à un personnage absolument pas sympathique. Malheureusement, c'est cette dernière qui aura son importance pour tout le reste du roman.
La deuxième partie apporte une nouvelle héroïne. Et un style toujours plus lourd et chargée, avec très régulièrement des pages d'énumérations totalement inutiles. J'ai complètement bloqué sur cette partie, mettant des jours et des jours à lire ces quelques 150 pages. Un vrai calvaire, tant par l'écriture que par l'histoire inintéressante (une somme de passages sans intérêt et d'autres totalement prévisibles).
S'il n'y avait pas eu ces deux premières parties, la troisième aurait pu être bonne. Elle en tout cas clairement moins pire, si l'on oublie certains paragraphes à côté desquels les livres de David Calvo semblent faciles. Plus d'actions, une narration qui va plus à l'essentiel (sans pour autant être facile, mais ce n'est pas gênant quand cela sert un véritable but) et surtout une héroïne bien plus charismatique. Cela ne peut malheureusement pas rattraper le sentiment négatif général.
Ce qui m'étonne le plus, c'est que j'ai lu globalement des avis vraiment positifs sur ce livre et que j'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose (je pense appeler ça le "syndrome La Magnificence des oiseaux"). Pour moi, ce fut un échec quasi-complet. Une écriture compliquée qui n'apporte rien et une/des histoire(s) dont le côté réaliste est souvent plat et inutile et le côté fantastique ne m'a pas accroché, un peu trop fantasque et compliqué pour mon goût et surtout sans véritable sens. Dommage.
Pour compenser, vous pouvez aller lire des gens qui ne pensent pas du tout comme moi : Vert, Julien, Lorhkan, Efelle
« Je soupçonne Maman d’avoir vu des choses, mais, comme les vieilles pierres dressées dont elle m’a parlé, ce qu’elle a autrefois entrevu a dû être recouvert par les atours et ornements du monde où nous vivons. C’est pour cette raison qu’elle les cite dans ses poèmes et ses romans ; car cela lui permet d’entendre de nouveau les cors du pays des elfes résonner dans le lointain. »
Quatrième participation au Winter Mythic Fiction





