Un Château sous la mer, Greg Egan, 2020, 73 pages
Rufus, Linus, Caius et Silus sont des quadruplés, semblables physiquement et partageant un lien psychique très fort. Et ce n'est pas qu'une image. En effet, sujets d'expérience lorsqu'ils étaient petits, ils partagent désormais tous leurs souvenirs, chacun récupérant chaque nuit les souvenirs de sa fratrie comme si c'étaient les siens. Mais un jour, le lien avec Linus est coupé et ce dernier disparait brutalement.
Un Château sous la mer est une novella très prenante qui se lit comme un thriller. Le postulat science-fictif servant de base au récit est abordable, malgré une aura assez impressionnante, et ajoute des complications intéressantes à l'intrigue. Rien n'est particulièrement très développé, mais cela n'empêche pas le texte d'être fort plaisant et accessible.
À l'exception de sa fin, abrupte au possible. J'ai beau avoir relu trois-quatre fois les trois dernières pages, je suis absolument incapable de les expliciter. C'est au-delà de la fin ouverte : quelques infimes indications sont données et au lecteur de se débrouiller avec ça, sans réels indices. J'ai surement raté quelque chose ou suis trop bête pour le comprendre, je peux l'admettre. Mais la frustration est d'autant plus forte que la rupture est vraiment brutale et inattendue. C'est d'autant plus dommage que tout ce qui précédait était vraiment appréciable.
Couverture : Aurélien Police / Traduction : L'Épaule d'Orion
D'autres avis : FeydRautha, Dionysos, Apophis, Vert, Célinedanaé, ...


