Le Voleur, Megan Whalen Turner, Tome 1/6 de Le Voleur de la Reine, 1996, 251 pages
Depuis qu'il a volé le sceau royal et s'est montré peu discret à ce sujet, Gen croupit en prison. Jusqu'à ce que le Mage, conseiller principal du roi, vienne le sortir de là. Avec un objectif : que Gen le suive, lui et ses apprentis, dans un royaume voisin et qu'il y vole une relique sacrée.
Le Voleur a tout de la bonne fantasy à capuche. Au-delà de son univers, une péninsule découpée en trois royaumes concurrents, l'aspect imaginaire y est assez limité et se concentrera sur quelques légendes divines et cosmogoniques. L'aspect capuche est lui bien plus présent : Gen se vante de pouvoir tout voler et a la répartie et l'aplomb attendus de ce genre de personnages, tout en étant assez intelligent pour savoir se taire et agir logiquement. Et le vol n'est pas qu'une excuse pour lancer l'histoire, il est bien au coeur du récit.
À l'image de son héros, Le Voleur est un ouvrage extrêmement malin dans sa narration. Toutes les informations, sur l'univers et sur les personnages, sont disséminées au fil des dialogues, qui eux-mêmes ont des raisons diégétiques. Ça ne révolutionne rien mais c'est bien fait et ça rend la lecture encore plus plaisante.
Ça vaut pour l'ensemble du roman : il ne révolutionne rien mais il fait tout très bien. C'est une lecture enthousiasmante avec une histoire prenante, qui réserve quelques surprises, et un héros entraînant. J'ai adoré. C'est en plus un tome 1 qui se suffit à lui-même, ayant une véritable fin. Mais vu l'excellence de celui-ci, impossible de ne pas avoir envie de dévorer les suivants !
Couverture : Sofonisba Anguissola / Traduction : Yoko Lacour
D'autres avis : Sometimes a book, Le nocher des livres, ...

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