Des animaux difficiles, Rosa Montero, Tome 4/4 des aventures de Bruna Husky, 2026, 283 pages
La trilogie mettant en scène Bruna Husky s'était clôturée en 2018 avec Le Temps de la haine. Enfin, c'est ce qu'on croyait, avant que n'apparaisse ce quatrième ouvrage mettant en scène la réplicante enquêtrice. Un livre qui prend place peu de temps après la fin du troisième tome et qui trouve justement sa justification dans cette fin (dont évidemment je ne me souvenais pas et qu'aucun résumé ne vient rappeler), Rosa Montero souhaitant traiter les conséquences qu'elle a pour Bruna.
Des conséquences qui ressemblent fortement aux tourments auxquels Bruna était déjà précédemment confrontée. Des atermoiements qui n'ont guère évolué et qui ne vont guère évoluer de presque tout le roman. Sur ce point, et sur les personnages plus globalement, ce retour dans l'univers de Bruna n'apparait pas indispensable. Ce n'est pas mieux au niveau de l'intrigue. L'enquête est réduite à son minimum, sans vrais rebondissements ni même de bonnes péripéties. L'histoire n'est là que pour évoquer deux sujets : le développement de l'IA et la montée du fascisme. Des thèmes très actuels mais qui ne paraissent pas à leur place dans une histoire censée se dérouler au XXIIème siècle. Un décalage qui est amplifié par un traitement basique, sans subtilité ni réel apport.
Difficile de voir en Des animaux difficiles un apport nécessaire et bienvenu à l'univers de Bruna Husky. Ça ne se lit pas si mal que ça et cela permet peut-être à Rosa Montero d'offrir à son héroïne la fin qu'elle lui souhaitait. Mais le chemin pour y parvenir n'était guère plaisant à parcourir.
Couverture : Design VPC ; photo © zf L - Getty Images et © PASIEKA - Getty Images / Traduction : Myriam Chirousse
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