vendredi 20 septembre 2013

Maurice Leblanc - Les Trois Yeux

Fiche technique :

Titre : Les Trois Yeux
Auteur : Maurice Leblanc
Date de première publication : 1920
Nombre de pages : 222
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Maurice Leblanc, père d'Arsène Lupin, a imaginé dans Les Trois Yeux une des plus curieuses histoires fantastiques.
Rayon B... Berge... La mort n'a pas permis au savant Noël Dorgeroux d'achever son message. Voulait-il révéler la formule de sa découverte ou le nom de son meurtrier ?
Mais certains veulent s'approprier le Rayon B, croyant, par ce moyen, faire fortune. C'est qu'ils ignorent l'étrange pouvoir des trois yeux...

Mon avis :

   Maurice Leblanc, ça vous dit quelque chose ? Vous ne trouvez pas quoi ? Allons, quand même, Arsène Lupin ! Bon, je dois tout de même avouer que je ne savais pas qu'il avait écrit autre chose que des histoires du gentleman cambrioleur. C'est donc tout surpris que je découvris ce court roman, que je ne pouvais pas laisser passer.

   Je dois tout d'abord aborder un petit problème de classification. La quatrième de couverture annonce une histoire fantastique. Peut-être que je n'y comprends plus rien, mais pour moi c'est de la science-fiction (ou roman d'anticipation si on veut respecter les termes en usage à l'époque). Je voulais juste le dire.

   Les Trois Yeux repose sur un mystère, et comme tous les livres reposant sur un mystère, on ne peut pas en dire grand chose. Si ce n'est qu'une partie de la résolution semble un peu facile. À froid, il s'avère que l'autre partie n'est finalement pas si mal, avec une réflexion intéressante sur un sujet toujours traité aujourd'hui. C'est surtout impressionnant quand on se rappelle que l'écriture a eu lieu avant 1920.

   On reconnait la maîtrise de Maurice Leblanc pour les intrigues emmêlées dans la façon où il parvient, avec peu de personnages, à multiplier les surprises et les retournements de situation. Malheureusement, ce n'est pas suffisant pour porter le livre sur toute sa longueur, puisqu'il y en a (des longueurs).

   Ce roman n'est pas bien long, mais il aurait pu être meilleur en étant plus court, puisqu'au final les choses véritablement intéressantes ne durent pas longtemps. Entre temps, on a une histoire d'amour qui sent le factice, et une attente qui se révélera infructueuse. Un livre intéressant en 1920, mais qui aujourd'hui n'a surtout d'intérêt qu'en tant que pièce d'histoire.

Conclusion :

3/5 : À lire pour pouvoir dire qu'on a lu autre chose de Maurice Leblanc qu'Arsène Lupin.

Arsene Lupin by Jacques Dutronc on Grooveshark
Parce que Maurice Leblanc est à jamais associé à Arsène Lupin...

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