Lum'en, Laurent Genefort, 2015, 299 pages.
[Ceci n'est pas une véritable chronique, le livre ayant été lu il y a plusieurs mois et les souvenirs - s'ils en restent - étant donc bien plus flous qu'à l'habitude. Les quelques bafouilles suivantes sont là pour tout de même garder une trace de cette lecture.]
Quel dommage que je n'ai rien écrit sur ce livre juste après sa lecture. Car Lum'en est un grand livre. Un grand roman, on peut le dire, même si sa forme tient plus du fix-up de nouvelles. Mais un roman tout de même car cette suite de textes forme un véritable tout, uni, logique.
Lum'en n'est pas l'histoire d'une colonisation. Ce n'est pas le peuplement d'une planète, la mise en place d'un système, les problèmes inhérents à la présence humaine. Ce n'est pas un planet opéra centré sur l'homme. C'est un planet opéra au sens le plus littéral : c'est Garance, la planète, qui est au centre de tout et est le personnage principal de ce roman.
Pour autant, et je ne me contredis pas, Lum'en est un récit, des récits, complètement humain(s). C'est bien ça qui fait tout sa force, et peut-être cela qui me m'a manqué auparavant pour apprécier pleinement le travail de l'auteur. Car, parole de quelqu'un qui n'a jamais grandement apprécié les quelques oeuvres de Laurent Genefort qu'il a lu, Lum'en est d'un tout autre calibre et doit être lu, tant pour sa forme que par son fond.






