Histoires bizarroïdes, Olga Tokarczuk, 2018, 182 pages
Histoires bizarroïdes est un recueil de 10 nouvelles d'Olga Tokarczuk, prix Nobel de littérature 2018. Un recueil qui porte bien son nom, avec ses histoires qui tendent vers l'imaginaire, que cela soit de petits éléments sortant de l'ordinaire à des univers entiers. Dans tous les cas, les explications et la clarté ne seront pas au rendez-vous, le bizarre étant là pour le rester.
Que retenir alors de ces Histoires bizarroïdes ? C'est bien là la question que je me pose et à laquelle je n'ai pas trouvé de réponse satisfaisante - si ce n'est en relisant, après coup, la chronique de Gromovar. Les textes sont indéniablement bien écrits, avec un style assez riche, et sont prenants à lire. Pourtant, ça n'a guère fonctionné pour moi, n'arrivant que rarement à m'emporter et à me créer des émotions, restant bien souvent au stade de l'anecdotique ou au premier chapitre d'un roman n'existant pas.
Dans le même temps, tout n'est pas à jeter, loin de là. Sans atteindre une pleine satisfaction, Les Coutures, La Montagne de Tous-les-Saints ou Le Calendrier des fêtes humaines possèdent un truc, une aspiration. Quant à La Visite et Le Transfugium, ce sont deux nouvelles de belle qualité. Suffisamment pour me marquer sur la durée ? C'est loin d'être sûr.
Parfois les rencontres ne se font pas. Alors que j'aime les nouvelles d'Haruki Murakami, pleines elles aussi d'incompréhension et d'éléments bizarres jamais clarifiés, les nouvelles d'Olga Tokarczuk ne m'ont pas parlé. Étonnamment, malgré cette lecture en demi-teinte, je n'en ressors pourtant pas avec l'idée de ne plus jamais lire l'autrice, tant les qualités restent visibles. Qui sait, la rencontre se fera peut-être une prochaine fois ?
Couverture : Björn Wylezich / Traduction : Maryla Laurent
D'autres avis : Gromovar, ...




