mercredi 2 octobre 2013

Fabrice Colin & Mathieu Gaborit - Confessions d'un automate mangeur d'opium

Fiche technique :

Titre : Confessions d'un automate mangeur d'opium
Auteurs : Fabrice Colin & Mathieu Gaborit
Date de première publication : 1999
Nombre de pages : 252
Taille de l'écriture : Petite

Quatrième de couverture :

Rappelez-vous Paris... 1899 ! La tour Eiffel se dresse au milieu du Champ-de-Mars, ses entrecroises d'aciers s'élevant tel un doigt inquisiteur pointé vers le ciel, un monument à la gloire de l'industrie moderne... Les fiacres et les usines gigantesques, la transition d'un monde aux traditions millénaires à l'emballement technologique... Et vous souvenez-vous des milliers d'aéroscaphes, ces étranges machines volantes qui bourdonnaient dans le ciel ? De tous ces automates cuivrés, toujours prêts à rendre service, et des images du téléchromo ?

Non ? Alors vous allez découvrir un Paris du XIXème siècle comme vous ne l'avez jamais imaginé : une ville noyée dans le brouillard des moteurs à vapeur, un lieu sous l'emprise des grandes puissances de l'industrie et de la politique où la comédienne Margaret Saunders tente de percer le mystère qui entoure la mort de sa meilleure amie. Mais rien n'est simple quand on doit enquêter sur la fin tragique d'une jeune femme tombée du ciel et qui s'est écrasée sur le parvis de l'Opéra Garnier... Même avec l'aide de son demi-frère Théo, médecin dans un asile d'aliénés, Margo se heurte à un écheveau de mystères impossibles à démêler... Un savant fou, un poète fiévreux et une substance miraculeuse nommée l'éther, tels sont les ingrédients d'une sulfureuse potion que Margaret doit boire jusqu'à la lie... ou jusqu'à la folie...

Mon avis :

   Je connaissais Fabrice Colin, mais pas Mathieu Gaborit. Et je ne vais pas réellement pouvoir dire que je le connais désormais, parce qu'il est difficile de juger un auteur sur un roman à quatre mains. Sinon, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais c'est un roman steampunk. On ne sait jamais, ce n'est pas écrit sur la couverture. Ah mince, si, c'est vrai, c'est en partie ça qui ne la rend pas belle d'ailleurs (vous imaginez une couverture d'Harry Potter avec juste un gros Sorcellerie (la magie des temps anciens) ?).

   Bon, c'est donc du steampunk, ce qui offre très souvent des univers sympathiques. C'est le cas ici, surtout que cette fois l'histoire se déroule à Paris. La poussée technologique est venu de l'éther, et ce même éther va être continuellement au coeur de l'intrigue, sans que l'on en sache véritablement grand chose.

   Tout au long du roman, on suit Théo et Margo, narrateurs en alternance et frère et soeur. La première partie se suit comme un polar, puisqu'une amie de Margo est mystérieusement assassinée et que les deux commencent mine de rien à mener l'enquête. On a l'impression que c'est simple et que l'on va se tourner rapidement vers de l'aventure plutôt que dans du policier, mais il y a finalement un peu plus de profondeur que prévu.

   Tout se passe bien jusqu'à un chapitre bizarre/psychédélique. Ce qui m'a posé problème, c'est que je n'ai pas trop compris comment il arrivait là, hormis parce que ça arrangeait bien l'histoire. À partir de là, je dois avouer que je suis quelque peu sorti du récit, et que j'ai moins apprécié la conclusion, alors que je crois qu'il y avait de bonnes idées, notamment concernant l'immortalité.

   J'en garderai donc principalement l'ambiance et l'enquête, moins les idées et la logique globale. Mais cela reste une lecture sympathique.

Conclusion :

4/5 : À lire pour un polar steampunk parisien.

La Confession by Manau on Grooveshark
Parce que le prologue est une confession...

2 commentaires:

Acr0 a dit…

J'avoue que j'ai souvent eu des échos tièdes comme le tien. Une lecture sympathique mais qui n'a pas réussi à accrocher fortement des lecteurs. Je connais Gaborit sur d'autres écrits, Colin aussi (certains qui m'ont beaucoup plu, d'autres beaucoup moins). Du coup, je suis un peu frileuse.

Baroona a dit…

Je peux difficilement te contredire et donc t'inciter à le lire... Si tu as une lecture tentante devant toi, celle-ci ne passe clairement pas devant. Sur un moment de creux, pourquoi pas.

Sinon, Gaborit en solo, c'est bien ?