Rêves de machines, Louisa Hall, 2015, 378 pages
En route pour le désert où elle doit être laissée à l'abandon, un babybot, robot à l'intelligence artificielle la plus aboutie, se remémore cinq voix, cinq histoires du passé, de Mary Bradford en 1663 à Stephen R. Chinn en 2040, en passant par Alan Turing.
« À la fin, j'ai seulement leurs voix. Je ne comprends pas ce qu'elles signifient »
Tout est là. Rêves de machines est une cacophonie de voix dont on ne comprend guère le but. Individuellement chaque histoire est inactive et répétitive, n'avançant presque jamais. Collectivement... Y'a-t-il vraiment une somme à tirer de ces individualités ?
Pourtant il y aurait pu avoir de bonnes choses dans ce roman, notamment avec ce modèle de construction qui est plutôt malin et intéressant. Mais la réflexion sur la place de l'intelligence artificielle est quasiment inexistante. À la place Louisa Hall préfère se concentrer sur des couples, des binômes, et la difficulté de s'apprivoiser et se comprendre. Pourquoi pas. Sauf que ça n'est guère réussi, ne captant pas l'attention et ne se montrant jamais touchant. Un roman qu'on évitera à coup sûr si on veut un roman de SF, et qu'on pourra surement éviter tout autant si on cherche un bon livre de littérature blanche.
D'autres avis : Yogo, ...
