Un bon indien est un indien mort, Stephen Graham Jones, 2020, 346 pages
Quatre amis d'enfance, indiens - comme ils se nomment eux-mêmes -, ont pris part à un braconnage, tuant tout un troupeau de caribous. Dix ans plus tard, alors que seulement deux d'entre eux vivent encore dans la Réserve, tous vont subir les conséquences de cette chasse illégale et la vengeance des cervidés.
Malgré sa structure en quatre parties, Un bon indien est un indien mort se divise en fait en deux moitiés. La première se concentre sur le personnage de Lewis et sa descente aux enfers. Une partie intéressante puisque, si on omet le pitch du roman et le destin de Ricky en préambule, le doute est constamment permis entre paranoïa et véritable présence d'une entité maléfique. À défaut d'être vraiment plaisant, c'est assez fascinant à suivre et c'est vraiment bien mené, montrant bien avec quelle facilité on peut sombrer dans la folie.
La seconde moitié se concentre sur Gabe et Cassidy. Et avec elle l'aspect psychologique va fondre, pour que le roman devienne une sorte de slasher. J'étais déjà convaincu que ce n'est pas quelque chose qui m'intéresse, j'en ai eu la confirmation, j'ai trouvé ça assez vain. Et ce n'est pas le propos sur les indiens, assez maigre et pas franchement marquant, en arrière-plan, qui aura réussi à éveiller mon intérêt. La bonne nouvelle toutefois, pour moi qui n'en suis pas client, c'est que l'aspect horrifique de ce roman fantastico-horrifique est léger et plus que supportable, c'est toujours ça.
Couverture : Kaiwan Shaban / Traduction : Jean Esch
D'autres avis : Lorhkan, Gromovar, Célinedanaë, Le nocher des livres, Marc, ...
