Un dimanche tant bien que mal, Ray Bradbury, 1950-1976, 186 pages
Un dimanche tant bien que mal est un recueil de 10 nouvelles, dont les deux dernières (Le Terrain de jeu et Mañana) furent initialement publiées à la suite du célèbre Fahrenheit 451, où l'aspect imaginaire est léger voire parfois absent. Des nouvelles globalement courtes, d'une quinzaine de pages en moyenne, qui affichent une certaine vivacité dès les premières lignes.
Ce sont malgré tout les ambiances qui font le principal point d'intérêt de ce recueil. À partir de situations ou personnages ordinaires, Ray Bradbury trace des récits simples, parle d’acceptation et de bienveillance, et crée des finals à sentiments plutôt qu'à chutes. Des sentiments quasi-mélancoliques mais certainement pas dénués d'une grande beauté. Jusque dans le bijou qu'est Le Plus sage de la sagesse, sublime nouvelle pleine de non-dits entre un grand-père et son petit-fils, qui vaut à elle-seule le détour.
« "Grandpa", dit Tom, (...) "tu t'inquiètes pour moi ?Couverture : Vincent Froissard / Traduction : Roland Delouya & Henri Robillot
- Non." Le vieil homme ajouta : "Mais quant à ce que fera la vie de toi, comment elle te traitera, bien ou mal - ça, ça me fera veiller tard le restant de mes nuits." »

