mercredi 2 novembre 2016

Pierre Pevel - Les Enchantements d'Ambremer

Les Enchantements d'Ambremer, Pierre Pevel, Tome 1/3 du Paris des Merveilles, 2003, 382 pages.

Si la couverture de ce premier tome du Paris des Merveilles - anciennement Cycle d'Ambremer - est magnifique, elle est aussi quelque peu effrayante. Quelle nouvelle histoire pleine de clichés de steampunk (ou de fantasy urbaine) va-t-on bien pouvoir lire ? Et pourtant, pas de panique à avoir car un nom doit vous rassurer : Pierre Pevel.

Paris au début du XXème siècle, la Belle Époque. Tel que vous avez pu l'apprendre dans les livres d'Histoire. Ou presque. Car ici, le monde ancien de la magie - avec ses fées, ses dragons, ses gnomes et toute sa ménagerie - ne s'est pas éloigné petit à petit avec le passage des siècles. Au contraire, les deux univers, la Terre et l'Outremonde, sont plus que jamais unis et se côtoient ouvertement. C'est dans ce bi-univers que se déroulent les aventures de Griffont, mage et héros de cette trilogie.

La première qualité des Enchantements d'Ambremer est de ne pas être une simple visite guidée où l'auteur servirait toutes ses trouvailles les unes à la suite des autres au détriment d'une vraie histoire. Si l'univers est riche, il n'est pas foisonnant et ne donne ni sensation d'overdose ni la lecture d'une suite sans répit de péripéties et d'actions.

Construit à partir de cours chapitres, presque des scénettes, le récit est pourtant complet et facile à suivre. Il en est de même avec les personnages : brossés rapidement, sans longues descriptions, ils sont pourtant très visuels et facilement sympathiques. L'écriture de Pierre Pevel fait son oeuvre : c'est subtil, clair et délié. Avec en petit bonus un narrateur externe sympa qui, quelque fois, n'hésite pas à prendre à partie le lecteur pour donner un peu de peps à la lecture.

Les Enchantements d'Ambremer est donc un très bon premier tome avec une intrigue simple mais bien menée qui alterne les scènes de recherche et les quelques scènes d'action. Un sympathique moment à passer dans un style bien fluide qui ne peut que donner envie de retrouver les personnages dans un deuxième tome.

À noter que cette réédition de Bragelonne est complétée d'une courte nouvelle : un petit hommage à Jules Verne qui n'a rien d'extraordinaire ou de bien particulier mais se laisse lire. On préfèrera largement retenir le récit principal qui est, rappelons-le une dernière fois, de très bonne facture !

7 commentaires:

Shaya a dit…

Je suis d'accord, même si mon édition était plus "simple" que celle-là ! C'est une chouette lecture de divertissement :)

Baroona a dit…

@Shaya : Un bon divertissement oui, mais à la sauce Pevel, avec un peu plus que juste du steampunk bateau et interchangeable ; avec, à mon goût, un peu plus d'âme que la moyenne.

Vert a dit…

Je l'ai lu il y a longtemps, c'était sympa mais je reste toujours un peu sur ma faim avec Pevel (j'arrive pas à savoir s'il manque un grain de folie ou si le truc est trop calibré).

Julien le Naufragé a dit…

J'ai la version poche, l'ancienne version. Pas encore lue. Je ne sais pas si le texte a été revu depuis. Cela dit, je lirai probablement cette version poche un jour. Mais avant, je terminerais bien Les Lames du Cardinal

Baroona a dit…

@Vert : Je vois ce que tu veux dire : c'est propre. C'est vrai que ça ne révolutionne pas la littérature, mais cela reste, pour moi, au-dessus du simple divertissement interchangeable (notamment grâce aux personnages je crois).

@Julien : Je trouve "Le Paris des Merveilles" supérieur aux "Lames du Cardinal" (qui est bon, mais trop fouillis et trop dans l'enchaînement de péripéties). Presse toi donc de finir "Les Lames" pour pouvoir passer à la suite ! =P

Acr0 a dit…

Je trouve les couvertures de Xavier Collette magnifiques :) Et puis art nouveau et une histoire qui prend pied dans le début du XXe siècle ? Pas de fausse note. J'ai bien aimé cette histoire même s'il y a quelques facilités dans l'intrigue. J'ai été ravie d'avoir découvert l'ultime tome en 2015.

Baroona a dit…

@AcrO : Très belles couvertures oui, qui se fondent parfaitement dans l'univers. Et la qualité est effectivement là jusqu'au dernier tome ! \o/