Les Cours du chaos, Roger Zelazny, Tome 5/10 du cycle des Princes d’Ambre, 1978, 224 pages.
Après Les Neuf princes d'Ambre, Les Fusils d'Avalon, Le Signe de la licorne et La Main d'Oberon, Les Cours du chaos est le cinquième tome du cycle des Princes d’Ambre. C’est surtout la fin du sous-cycle de Corwin et la conclusion des quatre romans précédents.
Alors que tout était en place, alors que « La Main d’Obéron » avait apporté son lot de nouveautés à détailler et utiliser, Les Cours du chaos ne prend absolument pas la route prévisible. Pas de retournements de situation en série, pas de poker menteur à quadruple anticipations, pas de complot avec triple machination, pas de folle guerre et de fiers combats.
L’action a bien lieu. Mais le lecteur ne la voit pas, il ne fait que l’imaginer en arrière-plan et en rattraper le dénouement au dernier moment. Car la caméra est braquée sur Corwin, et Corwin est seul dans un périple quasi-psychédélique pour la majeure partie du roman.
Les Cours du chaos est un tome étonnant, et la différence avec l’attente du lecteur et avec les tomes précédents peut facilement en faire un tome moins apprécié. Et pourtant, il possède d’autres forces qui lui font garder toute sa qualité. Avec en premier lieu le talent de conteur de Roger Zelazny, qui se permet de revenir plus concrètement à ses influences et thèmes favoris.
Et si ce roman est longtemps étrange et moins dans l’abondance, la dernière partie revient à une formule bien plus connue et offre une très bonne conclusion qui récupérera même l’enthousiasme des plus dubitatifs. Une conclusion à la hauteur de cet excellent cycle de Corwin. Un cycle assurément à conseiller et une œuvre qui mérite bien sa réputation et ses éloges.
Huitième lecture pour le challenge Summer Short Stories of SFFF







