Affichage des articles dont le libellé est Bester Alfred. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bester Alfred. Afficher tous les articles

vendredi 28 septembre 2018

Alfred Bester - Terminus les étoiles

Terminus les étoiles, Alfred Bester, 1956, 358 pages.

XXVème siècle. Dans un futur où l'homme a conquis le système solaire et développé des capacités, limitées et sous condition, de téléportation (ici appelée fuggue), Gully Foyle est lui dans l'espace, à la dérive, seul survivant à bord du Nomad. Lorsqu'un autre vaisseau, le Vorga, finit par croiser sa route et ne pas venir à son secours, Gully Foyle trouve une nouvelle et unique raison de (sur)vivre : la vengeance.

Personnage principal, Gully Foyle est un personnage (d)étonnant, bien plus anti-héros qu'héros typique, dont l'évolution est phénoménale au fil des pages, finissant bien loin de "l'homme moyen" le caractérisant au démarrage. Pour autant, il n'est pas le seul intérêt du livre. Car s'il en occupe une place centrale, Terminus les étoiles est aussi l'histoire d'un monde en mouvement, sur le fil d'une guerre interplanétaire.

Cela peut paraitre contradictoire, mais Terminus les étoiles est simple, limpide, et pourtant foisonnant. C'est une histoire - et même un univers - qui ne reste pas figée, qui évolue et grandit sans cesse, qui se développe avec et contre son personnage principal. Ce n'est peut-être pas parfait, on pourrait notamment lui reprocher quelques facilités et une fin qui en rebutera certains, mais il ne faut pas bouder son plaisir : c'est du très bon !

dimanche 5 août 2018

Alfred Bester - L'Homme démoli

L'Homme démoli, Alfred Bester, 1953, 309 pages.

New-York, 2301. Mars et Vénus ont été conquises, tout comme divers satellites. Surtout, le crime a été aboli grâce à la présence de plus en plus importante de télépathes, détectant les envies de meurtres avant qu'ils aient lieu. Pourtant, Ben Reich, à la tête d'un puissant conglomérat, doit tuer Craye D'Courtney, son rival de toujours.

Si l'homme s'est envolé dans les étoiles et a progressé technologiquement, le futur n'est ici qu'un cadre qui ne sera guère développé. Alfred Bester préfère se concentrer sur l'humain et l'apparition des télépathes, évolution de l'homme, via le duel entre un meurtrier et un policier télépathe, le premier cherchant à échapper au second. Ça se lit comme un bon polar ou thriller, avec en prime un cadre SF et quelques passages étourdissants en fin d'ouvrage.

L'Homme démoli a été le tout premier lauréat du Prix Hugo, en 1953. Et il n'a pas pris une ride depuis. À une exception près - une machine qui fait son âge - le cadre présenté est toujours cohérent et plausible. N'est-ce pas déjà la preuve d'un grand livre ?
« Existent et ont existé des mondes et des cultures sans fin, chacun d'eux cultivant l'orgueilleuse illusion qu'il est unique dans l'espace et dans le temps. Et des hommes sans nombre ont souffert de la même mégalomanie ; des hommes qui s'imaginaient uniques, irremplaçables, inimitables. D'autres viendront... et d'autres encore, à l'infini. Voici l'histoire d'un tel moment et d'un tel homme... L'homme démoli. »

samedi 16 février 2013

Alfred Bester & Roger Zelazny - Le Troqueur d'âmes

Le Troqueur d'âmes, Alfred Bester & Roger Zelazny, 1998, 221 pages.

Ce n'est pas tous les jours que l'on lit une oeuvre doublement posthume. Surtout écrite par deux des pionniers de la science-fiction américaine (enfin, je crois, plus ou moins...). C'est pourtant le cas ici. Commencée par Alfred Bester, elle sera terminée par Roger Zelazny (dont je pense avoir déjà entendu le nom, cité par Asimov dans The Early Asimov) après la mort de ce premier, mais publié seulement trois ans après le décès de ce dernier. C'est déjà une aventure en soi.

Compliqué ? Pourtant, ce n'est que la partie facile à comprendre du livre.
J'en rajoute peut-être un peu. C'est vrai, le début n'est pas si dur. Il est même plutôt engageant. Un journaliste en reportage dans une bourse d'échange de morceaux d'êtres humains (ou pas, d'ailleurs), c'est prometteur. On sent le mystère sous-jacent, et on imagine le potentiel qu'a ce système d'échange de capacités.
La peur commence légèrement à percer quand on se rend compte qu'il faut un peu de connaissance pour comprendre les péripéties en référence à Beethoven ou Poe... Mais cela passe, on comprend au moins dans les grandes lignes, et on se dit que, de toute manière, par la suite on va avoir le droit à une plus grosse intrigue.

Bingo ! Sauf que c'est le début de la fin. C'est peut-être seulement moi, puisque je sais que j'ai toujours un peu de mal avec la science-fiction quand ça se complexifie un peu trop, que la technicité est trop présente. Mais tout de même... c'est super compliqué.
De deux manières : dans les explications de certains phénomènes (ça encore, ça peut passer), mais aussi dans l'intrigue en elle-même (qui découle en partie des explications ardues, mais pas que). Réellement, j'ai rarement aussi peu compris un livre. Je suis quasiment incapable de vous expliquer la deuxième moitié de l'histoire. Ce qui n'est pas bon signe.

On ne peut pas nier qu'il y a de bonnes idées. Mais peut-être trop d'idées justement, qui ne se permettent pas les unes les autres de se développer correctement. Une petite déception après un bon départ.