Les Nuages de Magellan, Estelle Faye, 2018, 274 pages
Un futur où l'humanité a conquis les étoiles. À la suite de l'anéantissement d'une révolte de pilotes spatiaux, Dan, serveuse dans un bar miteux aux confins de la galaxie, chante leur mémoire. Un chant qui deviendra, à son insu, un hymne viral sur les réseaux. De quoi, malheureusement pour elle, attirer l'attention des Compagnies. Dan doit prendre la fuite et se fait passagère clandestine à bord du vaisseau de Mary Reed, une mystérieuse pilote.
Les Nuages de Magellan est un roman simple. Ce qui n'est nullement un défaut, tous les livres n'ayant pas besoin d'être des sommets de complexité pour fonctionner et toucher le lecteur. Simple - mais pas sans consistance ni intelligence pour autant - et efficace, habilement narré par la plume limpide et visuelle d'Estelle Faye dans un rythme tout à fait agréable et sans fausse note.
Simple, efficace, et frais. Une fraicheur bienvenue où se dessine un idéalisme joyeux, une soif de rêves et d'aventures, une recherche d'émerveillement. Les grincheux grincheront, mais c'est tout à fait plaisant, de la même manière qu'un Parleur ou les chroniques d'un rêve enclavé d'Ayerdhal peut être absolument enthousiasmant. Et en plus, il y a des pirates de l'espace. Que peut-on espérer de mieux ?
Couverture : Benjamin Carré
D'autres avis : Lorhkan, Acr0, Célindanaé, OmbreBones, ...

