Marionnettes humaines, Robert Heinlein, 1951/1990, 403 pages.
2007 (dans le futur). Sam Cavanaugh, agent secret au sein de la Section, un service de renseignement ultra secret, est envoyé à Des Moines, Iowa, sur les traces d'une soucoupe volante. La conclusion est sans appel : des extraterrestres, capable de prendre le contrôle d'êtres humains en se collant sur leur nuque, ont débarqué. Comment lutter contre cette invasion ?
Nota : si on regarde Doctor Who, on ne pourra s'empêcher de voir des daleks dans les extraterrestres ici présents, d'autant plus que leur capacité n'est pas sans rappeler un épisode récent...
Marionnettes humaines démarre très fort puisqu'après une vingtaine de pages seulement les extraterrestres ont débarqué et commencé à envahir les États-Unis. Y a-t-il vraiment besoin de préciser que le roman sera rythmé et dynamique ? Ce qui est l'une de ses plus grandes qualités, avec le mystère de ces êtres venus d'ailleurs et des moyens de les combattre, un thème classique mais efficace. Et si cette lutte contre l'invasion est au coeur du récit, l'aspect le plus intéressant est peut-être avant cela, dans la manière de faire prendre conscience à tous du danger imminent et d'agir politiquement en conséquence, ce qui est loin d'être une sinécure. Remplacez l'invasion par la menace écologique et vous obtenez des chapitres parfaitement d'actualité.
Comme souvent avec Heinlein, le roman est daté. Il y a beaucoup de références à l'URSS, presque toutes en comparaison des extraterrestres, mais surtout des clichés sur les femmes à la pelle - sans compter une histoire d'amour bien niaiseuse. Pour autant, et c'est là le plus étonnant, Heinlein propose dans le même temps des passages et réflexions à contrepied de tout cela, et même une héroïne présentée comme étant plus forte que le héros. Une ambivalence assez perturbante.
Marionnettes humaines alternent continuellement le bon et le moins bon, entre haussements de sourcils dubitatifs et éclats dans les yeux à la suite d'une bonne trouvaille. Si sa lecture est acceptable, voire sympathique, elle n'en reste pas moins l'une de mes moins bonnes expériences avec l'auteur.










