Adaptée d'une série de romans d'Anthony Horowitz, Alex Rider met en scène le jeune lycéen éponyme, recruté par une cellule du MI6 suite au décès de son oncle qui s’avérait, à l'insu de sa famille, être un espion. Une série d'espionnage donc, avec tout ce qui va avec : un héros aux grandes capacités, des complots, des dangers de morts, des scènes d’infiltration et de combats, ... Une série lambda alors ? Pas du tout.
Certes, Alex Rider ne révolutionne pas le genre. Il y a même quelques rares passages un peu exagérés/improbables - comme tout bon film d'espionnage en quelque sorte. Le mot important ici est "rare" : l'écrasante majorité du scénario reste crédible et d'une ampleur raisonnable, à taille humaine. Avec en plus un petit penchant pour la SF. Grand public et accessible, mais SF tout de même.
Rien de révolutionnaire donc, mais Alex Rider parvient à proposer une série d'une grande fraicheur, lumineuse, portée par un héros sympathique et charismatique, tout comme ses plus proches compagnons (#TeamKyra). C'est simplement très plaisant à regarder et on se prend très facilement au jeu, captivé par la tension développée, oubliant totalement - preuve ultime de qualité - que tout devra nécessairement se résoudre positivement au final. Je me jetterai sur la saison 3 avec gourmandise.
William Meyer, milliardaire suisse, est à la tête de la première mission habitée vers Mars. Mais alors qu'ils s'apprêtent à se poser après plusieurs mois de voyage, ils apprennent qu'une mission américaine, partie après eux avec un nouveau système de propulsion, est arrivée en premier sur la planète rouge. Sauf que ces derniers ne donnent depuis plus aucun signe de vie.
Missions est une série française de science-fiction. Réellement de science-fiction. Il ne s'agit pas ici juste d'un accessoire ou d'un simple élément de base pour lancer l'histoire, l'intrigue est bien totalement SF. Une SF un peu "à l'ancienne", un peu magique sur les bords mais qui procure - en tout cas me concernant - une vraie excitation au visionnage et un sense of wonder certain. Ça a en un sens un goût de Lost, un compliment qui résume aussi l'une des attentes qu'il ne faut pas avoir en regardant cette série : tout ne sera pas expliqué et conclut de manière définitive.
La série met quelques épisodes pour réellement se lancer et trouver son rythme. Le temps de poser ses bases et de permettre aux personnages de sortir quelque peu de leurs stéréotypes. Des stéréotypes qui s'expliquent par la durée réduite de la première saison et la nécessité de rentrer au plus vite dans le feu de l'action. Cela vaut aussi pour le pitch de base un peu improbable - et encore, tout est relatif vu les derniers développements en matière de missions spatiales privées -, un prix minime à payer pour avoir ensuite un récit intéressant et prenant.
L'une des plus grandes qualités de Missions, c'est surtout la volonté des scénaristes de ne pas rester sur leurs acquis et de prendre des risques. Ainsi chaque saison est unique et renouvelle de manière significative le scénario, avec en point d'orgue une troisième saison très surprenante. Certes, tout n'est peut-être pas parfait. Mais on passe très facilement outre les petits bémols tant la proposition est singulière dans le paysage francophone et tant les qualités sont au rendez-vous - dont l'usage de multiples langues, un détail surement, mais une bonne idée néanmoins. Missions est vraiment une belle surprise. Qu'attendez-vous pour partir sur Mars ?