jeudi 30 avril 2026

Michael McDowell - Katie

Katie, Michael McDowell, 1982, 456 pages

États-Unis, 1871. Philomela Drax vit seule avec sa mère, au bord de la misère. Une lettre de son grand-père pourrait les tirer de cette situation, mais il faut pour cela le sauver des Slape, sa belle-famille qui en a après son héritage et fait tout pour accélérer son trépas. C'est ce que va entreprendre Philo, malgré la dangerosité des Slape, des êtres sans foi ni loi, notamment la jeune Katie et ses dons de voyance.

Katie est un ouvrage horrible. Car la moitié du roman - surement un peu moins en réalité, mais beaucoup plus en ressenti - est consacrée aux Slape et à leurs répugnantes actions. Ce sont des méchants, des vrais. Ils ne sont pas fous, ils n'ont pas de grandes intentions, ils n'ont simplement aucun sens moral et se comportent essentiellement pour leur bon plaisir, quitte à laisser des cadavres derrière eux. Je n'ai pris aucun plaisir à lire ces passages mais ils sont indéniablement très bien rendus et font forte impression.

Et puis il y a l'autre côté du spectre, l'exact opposé, en la personne de Philo. Une héroïne entraînante, volontaire, travailleuse, un rayon de soleil qu'on ne peut qu'espérer voir s'épanouir et réussir. Si les Slape sont la noirceur incarnée, Philo a elle tout de la pureté incarnée. Elle est l'une des rares exceptions parmi une galerie de personnages marquants mais détestables et la raison qui pousse à avoir cette envie de lire un court chapitre de plus. Car si Katie est horrible, c'est aussi un bon feuilleton qui se lit tout seul. C'est en quelque sorte horriblement bon.

Couverture : Pedro Oyarbide / Traduction : Jean Szlamowicz
D'autres avis : FeyGirl, ...

12 commentaires:

  1. J'aime beaucoup les couvertures, et je pense que c'est la seule chose qui me plairait dans ce livre !

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    1. @Le Maki : Huhu. Tu peux toujours les acheter juste pour les exposer. 😄

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    2. J'ai déjà du mal à entreposer ceux que je lis alors...

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    3. @Le Maki : Je dirais bien que pour gagner de la place tu peux toujours découper la couverture et donner le texte, mais je crois qu'on tombe dans le sacrilège.

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  2. On dirait le pitch d'un roman d'Emile Zola 🤭

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    1. @Tigger Lilly : Ahah, c'est vrai que misère, méchants et problèmes constants ça sonne bien Zola. Bon, par contre stylistiquement on ne peut pas confondre.

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  3. Du coup, c'était bien quand même ou pas ? En tout cas, lire des méchants ne me tente pas trop sur ce coup-là.

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    1. @shaya : C'était bien. Mais c'était horrible. Mais c'était bien.

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  4. Ahah un livre qui fait forte impression, donc :) Est-ce que le titre est logique, dans le sens que l'accent est vraiment mis sur Katie? Car à te lire, on s'attendrait plutôt à ce que le roman s'appelle Philomela.
    En tout cas, c'est cool de voir l'auteur poursuivre sa deuxième vie psthume après le raz-de-marée Blackwater...

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    1. @Alys : Ça m'a interrogé aussi. Les deux sont les personnages principaux à parts égales. Mais Katie est celle sans qui l'histoire n'existe pas donc le titre se défend.
      Monsieur Toussaint Louverture fait vraiment du très bon travail pour le mettre en avant.

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  5. Je suis pas sûre d'avoir envie de lire un livre dont la moitié est horrible (même si je ne doute pas que ça se lira très bien quand même xD)

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    1. @Vert : Je ne sais absolument pas si je me le conseillerais à moi-même donc je suis incapable de t'inciter ou non à le lire. 😆

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