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vendredi 14 juin 2013

Pierre Pevel - Le Chevalier de Wielstadt

Le Chevalier de Wielstadt, Pierre Pevel, Tome 3/3 du Cycle de Wielstadt, 2004, 316 pages.

Il ne m'aura pas fallu longtemps pour conclure la trilogie de Pierre Pevel. Après Les Ombres de Wielstadt et Les Masques de Wielstadt, voici Le Chevalier de Wielstadt, fin du cycle de... Wielstadt (étonnant, non ?). Comme son titre l'indique, ce dernier tome sera consacré au Chevalier Kantz. Vous me direz : "un livre consacré à son héros, ce n'est pas révolutionnaire". Mais c'est que vous n'avez pas suivi le début de l'histoire !

Enfin ! Vous vouliez en savoir plus sur Kantz ? Vous vouliez des réponses ? Vous vouliez une histoire qui reprenne tous les éléments des deux premiers tomes en les transcendant ? Vous vouliez une fin en apothéose ? Pierre Pevel vous sert tout cela sur un plateau. Si vous hésitiez à commencer la série en appréhendant la fin, n'hésitez pas, elle est à la hauteur. Cette série prend vraiment de l'ampleur au fur et à mesure des tomes. Au passage, ce tome est plus long (en fait, il fait le même nombre de pages... mais est écrit deux fois plus petit), ce qui permet de faire durer le plaisir.

Je ne sais que rajouter pour vous convaincre. Je trouve une grande force à Pierre Pevel dans la manière de structurer son récit, et de donner des explications. Parole de quelqu'un qui est vite perdu dès que ça devient un peu compliqué, il y a toujours juste la bonne dose de rappels et de clarifications pour rendre l'histoire limpide. Tout en sachant laisser la part de mystère et d'interprétation personnelle pour certaines choses, notamment tout ce qui concerne le passé de Kantz. Mais qui n'est pas flou pour autant, j'ai l'impression d'avoir tout compris même si les informations sont données par bribes et à recouper nous-même (hormis la perle noire... si quelqu'un peut me dire si j'ai raté quelque chose...). Pour résumer : tout ce que je viens de dire n'est pas clair, n'est-ce pas ? Et bien si c'était Pierre Pevel qui l'avait écrit, vous auriez tout saisi !

En parlant d'écriture, parlons de dessin (mais si, mais si, c'est logique). J'ai toujours pensé que les couvertures avaient une grande importance. Elles peuvent faire pencher la balance pour le choix d'un livre, et sont la première impression qu'on en a. Du coup, et parce qu'on ne le fait pas assez (moi le premier), je tiens à souligner le très beau travail de Julien Delval, qui a réalisé les trois couvertures, que je trouve superbes. Merci à lui, il m'a toujours fait ouvrir ces livres avec le sourire !

Pour terminer, je suis donc totalement satisfait de ce Cycle de Wielstadt, et j'attends avec impatience de lire d'autres oeuvres de Pevel. Le Chevalier Kantz restera je pense très longtemps dans mon esprit en tant que personnage exceptionnel : sombre, mystérieux, intelligent, humain (dans l'idée que ce n'est pas un super-héros, et qu'il sonne "vrai", ne fait pas niais). Bref, un personnage marquant. Je ne peux donc que, si vous ne l'aviez pas encore compris, vous conseillez de lire la saga de Wielstadt !

mercredi 5 juin 2013

Pierre Pevel - Les Masques de Wielstadt

Les Masques de Wielstadt, Pierre Pevel, Tome 2/3 du Cycle de Wielstadt, 2002, 304 pages.

Souvenez-vous, le mois dernier j'ai lu Les Ombres de Wielstadt, premier tome de la trilogie de Pierre Pevel consacré à Wielstadt. Un bon tome pour entrer dans la série, et qui laissait présager de bonnes choses. Enfin, qui me laissait présager de bonnes choses. Et pour savoir si j'avais raison, j'ai attaqué assez impatiemment Les Masques de Wielstadt, dont l'histoire prend place 3 ans après Les Ombres de Wielstadt.

On retrouve dans ce deuxième tome tous les éléments plaisants du premier. L'atmosphère est toujours là, un XVIIème siècle sombre où la guerre fait rage. Les personnages sont eux aussi tous au rendez-vous, accompagnés de quelques nouveaux protagonistes (et plus souvent antagonistes). Et le Chevalier Kantz va une nouvelle fois se trouver confronté aux forces du Mal. C'est simple : si vous avez aimé le premier tome, vous aimerez le deuxième, tant leurs caractéristiques sont identiques.

Mais, évidemment, reprendre une formule qui fonctionne ne suffit pas. Il faut un petit plus pour ne pas faire que du radotage. Heureusement, Pierre Pevel passe à la vitesse supérieure. Tout d'abord par l'intrigue, plus complexe (et un peu plus compliqué à suivre, mais c'est vraiment bien expliqué, et on est bien accompagné), et plus intéressante. Ce qui va de pair avec des rebondissements plus présents, et un suspens qui nous tient en haleine jusqu'au bout. Mais aussi par les actions : les combats à l'épée (ou à la rapière pour être précis) sont somptueux, j'avais véritablement l'impression de les vivre (et de voir Jean Marais exécuter les bottes...).

J'attendais de ce deuxième tome qu'il prenne de l'ampleur par rapport au premier, et c'est le cas. Le Chevalier Kantz est un personnage extraordinaire, tout sauf manichéen, et encore parfaitement mystérieux. On pourrait peut-être faire le reproche à ce livre de ne dévoiler que quelques tout petits fragments d'indices sur Kantz, mais c'est pour moi presque une qualité. Au moins pour l'instant. Car forcément, après ce crescendo, et tous les éléments qui ont été mis en place, on ne peut qu'attendre pour le troisième tome une apothéose ! Réponse très vite.

mercredi 8 mai 2013

Pierre Pevel - Les Ombres de Wielstadt

Les Ombres de Wielstadt, Pierre Pevel, Tome 1/3 du Cycle de Wielstadt, 2001, 307 pages.

J'ai découvert Pierre Pevel avec Viktoria 91, un roman steampunk à l'histoire minutée et à l'atmosphère parfaitement ressenti. C'était tout ce qu'il me fallait pour passer à l'étape suivante : commencer une série. Sans véritable raison, c'est le Cycle de Wielstadt qui a l'honneur de débuter.

Commençons par parler de l'univers. L'histoire se déroule au XVIIème siècle, dans le contexte historique réel de la Guerre de Trente Ans (un petit peu compliqué au départ, mais on raccroche vite, et il n'y a pas besoin de saisir toute l'intrigue externe pour comprendre le livre). Sauf qu'il existe une ville un peu particulière : Wielstadt. Protégée par un dragon, c'est une sorte de mégalopole libre, où toutes les sensibilités religieuses et culturelles sont autorisées. Ajoutez quelques êtres fantastiques (faunes, centaures, fées,...), et vous obtenez un endroit incroyable. Une ambiance de cape et d'épée avec le petit soupçon de fantastique qu'il faut. Une magnifique atmosphère, telle que Pierre Pevel sait les faire (oui, je généralise à partir d'un 2 sur 2 de réussite).

Du côté de l'histoire en elle-même, on suit le Chevalier Kantz, personnage mystérieux, exorciste de la main gauche, épéiste de la main droite, qui se retrouve impliqué dans une enquête sur des meurtres sanglants. Rien de très très innovant dans le récit, mais il y a suffisamment de rythme pour ne pas s'ennuyer. Un petit regret du côté du suspense, ou plutôt du non-suspense : on a assez rapidement les clés pour dénouer l'énigme, et cela entraîne un manque de rebondissements.

Globalement, c'est un bon livre. Un premier tome qui permet de nous familiariser avec l'univers, et qui donne envie de lire la suite, notamment pour en savoir plus sur Kantz (qui tient véritablement le livre à bout de bras). En espérant que l'histoire saura prendre plus d'ampleur, et nous réserver plus de surprises.