Le Vaisseau magique / Le Navire aux esclaves / La Conquête de la liberté, Robin Hobb, Tome 1/3 des Aventuriers de la mer, 1998, 309/329/315 pages.
Au sud des Six-Duchés, entre Terrilville et Jamaillia, sur mer et sur terre, la vie de la famille Vestrit, des marchands liés au Peuple des Pluies, alors que leur vivenef est sur le point de s'éveiller. On suit aussi Kennit le pirate dans sa quête de pouvoir, ainsi qu'une troupe de serpents de mer...
Ces trois romans constituent le premier tome VO du cycle des Aventuriers de la mer. Un cycle qui lui-même se situe chronologiquement entre les deux cycles qui constituent L'Assassin royal. Il est d'ailleurs conseillé de les lire dans cet ordre chronologique puisque une partie de l'intrigue des Aventuriers de la mer est utilisé et révélé dans la deuxième partie de L'Assassin royal. Ou alors vous faites comme moi et vous le lisez bien longtemps après.
Pas de doute à avoir, Les Aventuriers de la mer est bien une série de Robin Hobb. Le style est là, plutôt lent et précis dans le détail des personnages. On n'échappe d'ailleurs pas à quelques personnages (ou situations) têtes à claques, soit parce qu'ils sont simplement trop idiots, soit parce qu'ils ne peuvent s'empêcher, involontairement, de toujours faire le mauvais choix.
Pourtant, on ne peut pas s'empêcher de se retrouver pleinement impliqué dans l'histoire, d'avoir l'envie de connaître la suite, de s'attacher aux personnages et à cet univers. Un univers d'ailleurs sympathique, entre terre et mer, avec marchands et pirates, et la dose de mystère qui va bien. J'ai même eu la surprise de trouver ça moins détaillé que dans mes souvenirs de l'auteur, le niveau est vraiment comme il faut. Une sensation peut-être aidée par les multiples fils narratifs.
Au final, c'est un bon premier tome où l'on retrouve une histoire et un style typiques de Robin Hobb, avec suffisamment de différences pour renouveler l'intérêt. Ceux qui aimaient aimeront, ceux qui n'aimaient pas n'aimeront pas.
Vingt-deuxième participation au challenge SFFF au féminin

