Solaris, Stanislas Lam, 1961, 250 pages.
Solaris est une planète très particulière et un mystère pour les scientifiques depuis des dizaines d’années. En orbite autour de deux soleils, elle n’en reste pas moins stable. Inhabitée, elle est pourtant recouverte d’un océan qui pourrait être intelligent. C’est dans ces conditions que le docteur Kelvin arrive dans la station scientifique qui étudie Solaris.
Solaris est un livre étrange. En premier lieu pour son démarrage, qui semble parfaitement improbable avec ce scientifique qui arrive dans une station presque désertée sans être préalablement au courant et la découverte de ce qui sera le cadre d’un quasi-huis clos, le tout in media res.
Pourtant, il se dégage rapidement une ambiance à la Doctor Who, par ce décor fermé avec peu de personnages rapidement caractérisés mais surtout par cet esprit de mystère surnaturel scientifique qui ne demande qu’à être exploré et résolu.
Mais le Docteur n’arrive jamais. Malheureusement. À la place on trouve plutôt de longues descriptions scientifiques. Le travail sur cette planète nouvelle est fascinant mais cela s’avère tout de même bien trop aride et long pour garder la pleine attention du lecteur. D’autant plus que l’histoire en elle-même, pourtant suffisamment accrocheuse dans ses moments actifs, ne mène presque nulle part.
Malgré quelques forces – un très grand sens de la création notamment - et bons passages, Solaris ne s’avère pas un livre marquant ni même vraiment recommandable, l’histoire semblant pouvoir se résumer en 5 lignes. À la différence du docteur Kelvin, vous voilà avertis.
Cinquième escale pour le Summer Star Wars
Onzième lecture pour le challenge Summer Short Stories of SFFF


