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mardi 5 novembre 2019

Fabien Cerutti - Le Testament d'involution

Le Testament d'involution, Fabien Cerutti, 2018, 437 pages

Suite directe de Le Marteau des sorcières, il est préférable de lire Le Testament d'involution juste après - de toute façon vous en aurez l'envie. Mais si ce n'est pas le cas, rassurez-vous : ce tome commence par un bon résumé - ce qui est notable vu qu'en 2019 le fait est, incompréhensiblement, encore rare.

Pas de mauvaise surprise, ce quatrième tome est à la hauteur de ses prédécesseurs et finit d'affirmer Le Bâtard de Kosigan comme l'une des meilleures séries de ces dernières années. Prenant, surprenant, malin, intelligent, accessible, ... ses qualités sont nombreuses et se retrouvent une nouvelle fois ici, tout comme la belle plume de Fabien Cerutti et sa faculté à donner une voix différente et caractéristique à tous ses narrateurs - mention spéciale à Gunthar von Weisshaupt.

Une bonne conclusion à cette série... enfin presque. Car tout n'est pas vraiment terminé, preuve en est ce « fin du premier cycle » qui conclut l'ouvrage. Si l'auteur en offre une - prévisible mais - habile explication, force est de constater qu'il est un peu décevant de voir certaines questions rester en suspens. Quoiqu'il en soit, si la suite est au niveau de ce premier cycle, on en reprendra avec grand plaisir.

mercredi 30 octobre 2019

Fabien Cerutti - Le Marteau des sorcières

Le Marteau des sorcières, Fabien Cerutti, Tome 3/4 du Bâtard de Kosigan, 2017, 319 pages

Pierre Cordwain de Kosigan se rend à Cologne sur les traces de ses origines, à la rencontre d'un groupe de sorcelières, le Cénacle lunaire. Mais l'Inquisition est aussi sur place, en la personne du cardinal Las Casas, surnommé "Le Marteau des sorcières".

Le Bâtard de Kosigan a d'entrée la qualité des grandes séries. Celles que l'on peut quitter quelques années pour retomber dans leurs filets en quelques pages, en ne se sentant pas perdu mais en terrain familier. C'est le cas ici, et c'est fort plaisant.

Ce troisième volume garde le principe des deux premiers, avec toujours un équilibre parfait entre les deux trames temporelles. Et en toute logique, l'intrigue prend encore plus d'ampleur, dans des proportions édifiantes. C'est malin, c'est dynamique, c'est consistant. Et ça a le bon goût d'être parfaitement accessible sans connaissance historique ou mystique.

Attention tout de même, Le Marteau des sorcières est un faux troisième tome puisqu'il se termine sur un "Fin de la première partie". Prévoyez donc d'avoir Le Testament d'involution sous la main pour conclure au plus vite l'aventure, vous en aurez envie.

mardi 11 octobre 2016

Fabien Cerutti - Le Fou prend le Roi

Le Fou prend le roi, Fabien Cerutti, Tome 2/? du Bâtard de Kosigan, 2015, 412 pages.

[Ceci n'est pas une véritable chronique, le livre ayant été lu il y a plusieurs mois et les souvenirs - s'ils en restent - étant donc bien plus flous qu'à l'habitude. Les quelques bafouilles suivantes sont là pour tout de même garder une trace de cette lecture.]

Ah, le plaisir de retrouver une série dont on avait apprécié le premier tome... et de ne pas voir ce plaisir gâché ! Car Le Fou prend le Roi est une nouvelle réussite pour Fabien Cerutti qui parvient à poursuivre les aventures de son Bâtard en étoffant son univers peu à peu.

On retrouve la joie de suivre les péripéties de ce "anti-héros", qui a pourtant bien tout du héros si ce n'est une partie de ses activités. Si l'histoire est cette fois plus dans l'enquête que dans la grande duperie, le charisme du personnage et le respect gagné dans le premier tome ne font pas regretter ce léger changement.

Le troisième tome est en cours d'écriture. Une bien bonne nouvelle !

mardi 6 octobre 2015

Fabien Cerutti - L'Ombre du pouvoir

L'Ombre du pouvoir, Fabien Cerutti, Tome 1/? du Bâtard de Kosigan, 2014, 352 pages.

En 1339, Pierre Cordwain de Kosigan, dit « Le Bâtard de Kosigan », est le chef d’une troupe de mercenaires. Aidant les plus hautes sphères du pouvoir à comploter, il a aujourd’hui envie d’utiliser ses talents de comploteur pour un bénéficiaire bien particulier : lui-même.

Le Bâtard de Kosigan fait partie de ses personnages d’assassins/voleurs qui sont éminemment sympathiques malgré le côté moralement mauvais de leurs actions. On aime ou pas le genre ; si on l’apprécie, Le Bâtard de Kosigan est absolument à lire puisqu’il offre une manipulation de haute qualité.

L’histoire du Bâtard est vive et rythmée. Et pour cause : un second fil narratif, en 1899, permet d’alterner les scènes et sert de transition parfaite pour rester dans le vif du sujet. Mieux, il apporte une histoire tout aussi intéressante, une raison au récit à la première personne et un mystère encore plus important.

Mais n’allez pas croire que tout cela n’est qu’un enchaînement d’actions sans profondeur. Car du fond, il s’en crée petit à petit, notamment par la découverte de ce monde à la croisée de l’histoire de France et de la fantasy. Un cadre fort sympathique et surtout un mélange qui fonctionne à merveille, les touches de fantasy s’intégrant tout naturellement dans cette ambiance historique.

Le Bâtard de Kosigan est un « mauvais garçon » très attachant et surtout un excellent roman qui peut en grande partie se suffire à lui-même mais aura tout de même une forte tendance à donner envie de lire la suite, pour découvrir quelques réponses supplémentaires. Avec joie !


Deuxième lecture francophone pour le Challenge Francofou

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