Suréquipée, Grégoire Courtois, 2015, 162 pages
« Il ne s'agit pas de Pygmalion, du Golem ou de la créature de Frankenstein. Ça n'est pas de la romance ou de la magie. C'est de la génétique. Cette voiture n'a aucun secret pour nous ; elle est un fait scientifique. »En ce début de XXIIème siècle, la BlackJag est la première voiture organique à voir le jour. À travers les enregistrements du tout premier modèle, Suréquipée nous présente ce nouveau type de véhicule pendant qu'un mystère tente d'être résolu.
Et la plus grande partie du mystère - si vous n'avez pas lu la quatrième de couverture - c'est déjà de savoir quel est le but de tout ça, pourquoi deux personnages étudient les logs de cette BlackJag. Ce qui ne fait donc qu'ajouter du mystère au mystère. Et c'est très bien ainsi.
En toute logique, Suréquipée joue à fond la thématique de la relation homme/voiture et en explore plusieurs facettes. C'est intelligent, et ce même si on n'est pas trop branché voiture. D'autant plus que le roman est court, une longueur parfaitement adaptée et satisfaisante.
Suréquipée est un diesel. Si les ficelles sont un peu visibles au démarrage, le récit trouve très rapidement son rythme et devient prenant, et même surprenant, à plus d'un titre. Un roman tout simplement réussi.
Nota : cette version FolioSF propose l'une des plus belles couvertures jamais publiées, par Frédéric Le Martelot.
