samedi 22 août 2026

Sarah Beth Durst - La Petite Boutique de sortilèges

La Petite Boutique de sortilèges, Sarah Beth Durst, 2024, 413 pages

Kiela est bibliothécaire. Plus à l'aise avec les livres qu'avec les gens, elle vit littéralement dans la Grande Bibliothèque d'Alyssium. Jusqu'au jour où la révolution éclate dans l'empire et qu'elle doit fuir la bibliothèque incendiée. Elle retourne alors sur l'île de son enfance, dans la maison héritée de ses parents, accompagnée de Caz, son assistant plante araignée, et de quelques livres de sortilèges illégalement sauvés.

La Petite Boutique de sortilèges est un livre de cosy fantasy, un livre amical et bienveillant où les choses finissent bien. C'est évident dès les premières pages et c'est explicité par l'autrice dans ses remerciements. C'est l'effet recherché et c'est aussi l'effet réalisé car Sarah Beth Durst réussit parfaitement son objectif en offrant une petite bulle de joie et de bonheur.

Même la romance, clairement pas ma partie préférée de l'ouvrage, a le bon goût de rester limitée en effusions et de ne pas retarder son dénouement par des péripéties inutiles. Elle reste mignonne, surtout qu'elle est portée par des personnages sympathiques et attachants. C'est d'ailleurs ce qui porte le roman dans son ensemble : les personnages sont agréables et charismatiques. L'intrigue est là pour les mettre en valeur et, à défaut de se demander comment cela va finir, elle est efficace pour se demander de quelle manière iels vont s'en sortir.

Je ne pourrais pas lire ça tous les jours mais en l'occurrence ce fut une vraie bonne lecture. Une dose de bienveillance offerte avec intelligence et sans tomber dans la niaiserie, ça ne fait pas de mal, bien au contraire.

Couverture : Lulu Chen / Traduction : Clémentine Curie
D'autres avis : Lullaby, ...

dimanche 16 août 2026

Ursula K. Le Guin - Searoad

Searoad, Ursula K. Le Guin, 1987-1991, 295 pages

Searoad est un recueil de nouvelles ayant pour point commun de se dérouler dans la ville fictive de Klatsand, dans l'Oregon, en bordure de l'océan Pacifique. Les douze nouvelles proposent des tranches de vie d'habitantes, plus ou moins installées ou de passage, en proie aux difficultés communes de la vie. Chaque récit est indépendant mais certains éléments pourront parfois se faire écho d'un texte à l'autre.

Il ne se passe rien d'exceptionnel dans Searoad. Ce sont de pures tranches de vie, pas particulièrement tristes ou joyeuses. La lecture immédiate est satisfaisante mais je suis assez sûr que je n'en aurai rapidement aucun souvenir. Le seul élément vraiment saillant à la lecture étant l'écriture, particulièrement dans Main, coupe, coquillage qui présente trois points de vue sans aucune différenciation visuelle, pas même un saut de paragraphe, et qui est pourtant extrêmement clair. Ce qui rend assez ironique le fait que La Maison Herne, la dernière nouvelle et la plus longue (une centaine de pages), est celle qui m'a le moins plu, trop décousue alors que les changements de points de vue sont là très bien marqués.

S'il ne m'a pas particulièrement emballé, Searoad reste un bon recueil dont les qualités en font presque autant un recueil de poésie qu'un recueil de nouvelles. Une écriture humaine au service de textes humains.

Couverture : Miles Hyman / Traduction : Hélene Collon

lundi 10 août 2026

James S.A. Corey - La Guerre de Caliban

James S.A. Corey, La Guerre de Caliban, Tome 2/9 de The Expanse, 2012, 620 pages

La Guerre de Caliban est le deuxième tome, après L'Éveil du Léviathan, de The Expanse, la saga spatiale qui prend littéralement tout le système solaire pour cadre de son histoire. Une histoire qui se découpe cette fois encore en deux fils principaux - tous les deux d'un même intérêt - dont l'un suit toujours Jim Holden et son équipage.

La Guerre de Caliban a un défaut : il ne commence pas par un résumé du premier tome - merci aux contributeurices de Wikipédia pour la compensation. À part ça, c'est un pur plaisir du début à la fin. The Expanse, c'est la définition même du space opera : des voyages dans l'espace, des conflits entre superpuissances, du mystère alien, des batailles spatiales, tout y est. De manière dosée et sans jamais perdre de vue le plus important : l'humain. C'est un savant mélange d'actions et de discussions, ainsi qu'une capacité à rendre compte de la grandeur des enjeux et des actions tout en conservant une hauteur humaine dans le point de vue et le ressenti.

Parler de grandeur des enjeux est presque trop faible au regard de ceux qui sont développés ici. C'est absolument gigantesque. Planétairement gigantesque. Et il reste pourtant encore sept tomes. Je n'ai aucune idée de comment ça va bien pouvoir continuer sur ce rythme. Mais j'ai une idée sur comment le savoir : en poursuivant la lecture de cette excellente grande aventure spatiale.

Couverture : DR / Traduction : Thierry Arson
D'autres avis : shaya, Lorhkan, Le Maki, Gromovar, Anudar, Apophis, Herbefol, Lune, ...


Troisième escale pour le Summer Star Wars Grogu

mardi 4 août 2026

Bulles de feu #88 - Juillet 2026

Un petit récapitulatif de mes lectures BDs/mangas/comics du mois, pour en garder une trace.
Le classement est absolument imparfait, insatisfaisant et un peu aléatoire mais peut donner un ordre d'idée. Les avis sont (ultra)brefs, n'hésitez pas à demander un complément d'informations en commentaire si nécessaire.

Mouais


Vagabond T.22-23/? - Takehiko Inoue

Ce n'est pas mauvais mais je n'ai à peu près aucun attachement pour les personnages.
Bien / Ok / Correct


Weekly - Juan Díaz Canalès et Giovanni Rigano

Un spin-off de l'excellente série Blacksad sur la jeunesse de Weekly. C'est ok mais ça reste assez anecdotique.


La Brute et le divin - Léonard Chemineau

Une bonne petite histoire écologique, idéologiquement basique mais agréable à suivre.


La Cuisine des ogres T.1/? - Fabien Vehlmann et Jean-Baptiste Andréae

Une BD qui a autant des airs de jeunesse (une jeune héroïne et une histoire simple) que de pas-jeunesse (sanguinolent et rude, dans les dessins et les idées). Une vraie bonne aventure qui utilise astucieusement plein de figures légendaires connues pour en faire sa propre tambouille.


Slam Dunk T.14/20 - Takehiko Inoue

Un bon tome de transition qui parvient à être intéressant et très important pour la suite.
Très bien


Grandville T.3/5 - Bryan Talbot

L'enquête n'a rien d'exceptionnel mais ce n'est pas un problème parce qu'on lit pour l'univers et les personnages et à ce niveau-là c'est toujours très bien.


Les Carnets de l'apothicaire T.1-2/? - Itsuki Nanao et Nekokurage

Un très bon début de série, à la hauteur de sa réputation, une héroïne attachante et un vrai plaisir de lecture.


Fantasy - Yoann Kavege

Un ouvrage unique qui ne contient pas une mais deux histoires, la première se lisant en prenant le livre dans le sens classique des BDs et la deuxième se lisant en prenant le livre "à l'envers", dans le sens manga. Deux histoires qui partagent une même conclusion mais sont chacune indépendantes et offrent leur propre aventure. Ce n'est pas forcément révolutionnaire dans les thèmes et l'univers mais c'est vraiment malin, ça a de bonnes idées et c'est très bien réalisé, en plus d'être visuellement très agréable.


Les Météores - Jean-Christophe Deveney et Tommy Redolfi

Sur le papier, ce sont des tranches de vies qui se croisent, très simples et peu joyeuses. Dans les faits, c'est une représentation rare de la "vraie vie", très touchante et d'une rare puissance.

mercredi 29 juillet 2026

Rosa Montero - Des animaux difficiles

Des animaux difficiles, Rosa Montero, Tome 4/4 des aventures de Bruna Husky, 2026, 283 pages

La trilogie mettant en scène Bruna Husky s'était clôturée en 2018 avec Le Temps de la haine. Enfin, c'est ce qu'on croyait, avant que n'apparaisse ce quatrième ouvrage mettant en scène la réplicante enquêtrice. Un livre qui prend place peu de temps après la fin du troisième tome et qui trouve justement sa justification dans cette fin (dont évidemment je ne me souvenais pas et qu'aucun résumé ne vient rappeler), Rosa Montero souhaitant traiter les conséquences qu'elle a pour Bruna.

Des conséquences qui ressemblent fortement aux tourments auxquels Bruna était déjà précédemment confrontée. Des atermoiements qui n'ont guère évolué et qui ne vont guère évoluer de presque tout le roman. Sur ce point, et sur les personnages plus globalement, ce retour dans l'univers de Bruna n'apparait pas indispensable. Ce n'est pas mieux au niveau de l'intrigue. L'enquête est réduite à son minimum, sans vrais rebondissements ni même de bonnes péripéties. L'histoire n'est là que pour évoquer deux sujets : le développement de l'IA et la montée du fascisme. Des thèmes très actuels mais qui ne paraissent pas à leur place dans une histoire censée se dérouler au XXIIème siècle. Un décalage qui est amplifié par un traitement basique, sans subtilité ni réel apport.

Difficile de voir en Des animaux difficiles un apport nécessaire et bienvenu à l'univers de Bruna Husky. Ça ne se lit pas si mal que ça et cela permet peut-être à Rosa Montero d'offrir à son héroïne la fin qu'elle lui souhaitait. Mais le chemin pour y parvenir n'était guère plaisant à parcourir.

Couverture : Design VPC ; photo © zf L - Getty Images et © PASIEKA - Getty Images / Traduction : Myriam Chirousse
D'autres avis : ...

jeudi 23 juillet 2026

Stark Holborn - La Porteuse de mort

La Porteuse de mort, Stark Holborn, 2021, 314 pages

Dix Low survit sur Factis, une lune désertique, où elle met à profit ses compétences de médecin pour améliorer le Compte. À la suite du crash d'un vaisseau, elle sauve une jeune fille qui s'avère être la Générale Gabriella Ortiz, une adolescente génétiquement modifiée et l'une des figures les plus connues de l'Accord, la force militaire contrôlant la majorité de l'univers. Et ce crash s'avère rapidement ne pas être accidentel.

Ainsi commence le voyage de Dix et de la Générale pour réussir à faire quitter la planète à cette dernière. Un voyage qui sent (pas) bon le sable, la chaleur, la misère, la poussière, l'aridité. Un voyage rendu difficile tant par les conditions environnementales que par les habitants de Factis, loin d'être tous amicaux. Un voyage, une survie ballottée par les évènements, c'est bien ça qu'est La Porteuse de mort, bien plus qu'une histoire classique avec un objectif clair.

De par son ambiance, La Porteuse de mort a tout du western. Et les fusillades n'y sont qu'un petit bonus. La Porteuse de mort a presque des airs de blockbuster avec cette fuite effrénée où les situations explosives et mortelles reviennent régulièrement. Mais il n'est pas que ça, notamment parce qu'il a aussi un fort aspect mystique, presque métaphysique, notamment avec un élément que je n'ai pas encore évoqué : les Si. Des voix qu'entend Dix, qui se nourriraient des probabilités et des choix, et qui sèmeraient la mort sur le chemin de la médecin. Un élément mi-science-fiction mi-fantastique qui donne une touche particulière et étrange au roman.

La Porteuse de mort est un roman étonnant. Il fait peut-être un peu trop de choses pour son propre bien et a du mal à aboutir pleinement ses idées. Mais il a le mérite d'avoir justement des idées et de tenter des choses. Il est atypique et donne l'impression de lire quelque chose de différent. Il lui manque un petit truc pour être vraiment très bien mais il a dans le même temps ce petit truc qui le rend singulier, et ça c'est déjà remarquable.

Couverture : Manchu / Traduction : Laurent Philibert-Caillat
D'autres avis : Shaya, FeyGirl, Le nocher des livres, Célinedanaë, Lutin82, Anudar, ...


Deuxième escale pour le Summer Star Wars Grogu

vendredi 17 juillet 2026

Megan Whalen Turner - Le Voleur

Le Voleur, Megan Whalen Turner, Tome 1/6 de Le Voleur de la Reine, 1996, 251 pages

Depuis qu'il a volé le sceau royal et s'est montré peu discret à ce sujet, Gen croupit en prison. Jusqu'à ce que le Mage, conseiller principal du roi, vienne le sortir de là. Avec un objectif : que Gen le suive, lui et ses apprentis, dans un royaume voisin et qu'il y vole une relique sacrée.

Le Voleur a tout de la bonne fantasy à capuche. Au-delà de son univers, une péninsule découpée en trois royaumes concurrents, l'aspect imaginaire y est assez limité et se concentrera sur quelques légendes divines et cosmogoniques. L'aspect capuche est lui bien plus présent : Gen se vante de pouvoir tout voler et a la répartie et l'aplomb attendus de ce genre de personnages, tout en étant assez intelligent pour savoir se taire et agir logiquement. Et le vol n'est pas qu'une excuse pour lancer l'histoire, il est bien au coeur du récit.

À l'image de son héros, Le Voleur est un ouvrage extrêmement malin dans sa narration. Toutes les informations, sur l'univers et sur les personnages, sont disséminées au fil des dialogues, qui eux-mêmes ont des raisons diégétiques. Ça ne révolutionne rien mais c'est bien fait et ça rend la lecture encore plus plaisante.

Ça vaut pour l'ensemble du roman : il ne révolutionne rien mais il fait tout très bien. C'est une lecture enthousiasmante avec une histoire prenante, qui réserve quelques surprises, et un héros entraînant. J'ai adoré. C'est en plus un tome 1 qui se suffit à lui-même, ayant une véritable fin. Mais vu l'excellence de celui-ci, impossible de ne pas avoir envie de dévorer les suivants !

Couverture : Sofonisba Anguissola / Traduction : Yoko Lacour
D'autres avis : Sometimes a book, Le nocher des livres, ...

samedi 11 juillet 2026

Haruki Murakami - 1Q84 (Livre 1, Avril-Juin)

1Q84 - Livre 1, Avril-Juin, Haruki Murakami, Tome 1/3 de 1Q84, 2009, 534 pages

1Q84 suit en alternance deux personnages. Aomamé est professeure d'arts martiaux... et secrètement tueuse d'hommes violents envers leurs femmes. Tengo est lui professeur de mathématiques et apprenti écrivain. Son éditeur va lui proposer de réécrire le roman d'une jeune adolescente, exceptionnel sur le fond mais manquant de forme.

Et en dire plus serait quasiment divulgâcher l'ensemble du récit tant les rebondissements et les avancées sont peu nombreuses. Ce premier tome de 1Q84 est une longue mise en place, présentant les personnages et semant les graines du problème et de l'aspect imaginaire - à base notamment d'un potentiel monde parallèle. Des graines, car comme toujours avec Haruki Murakami, le fantastique apparait par petites touches pour juste faire bifurquer, de manière presque naturelle, l'ordinaire dans l'extraordinaire.

Ce livre 1 de 1Q84 se lit bien et le mystère, lié à une secte et à cet aspect fantastique, est prometteur. Mais il est aussi un peu frustrant tant il ne fait qu'effleurer les enjeux. Ce premier tome représente un tiers de la série et je n'ai quasiment aucune idée de ce que je lis ni de ce que j'en pense. Si ce n'est que l'obsession des personnages pour les seins, et la relation un peu trouble entre Tengo et l'adolescente, n'est pas pour me plaire, et ce alors que le roman propose aussi de vrais enjeux féministes. Pour ce sujet comme de manière plus générale, 1Q84 est pour le moment un livre ambivalent, à la fois bon et moins bon, comme les deux faces d'une même pièce. À voir de quel côté celle-ci tombera dans le tome 2.

Couverture : ? / Traduction : Hélène Morita
D'autres avis : FeyGirl, ...

dimanche 5 juillet 2026

Bulles de feu #87 - Juin 2026

Un petit récapitulatif de mes lectures BDs/mangas/comics du mois, pour en garder une trace.
Le classement est absolument imparfait, insatisfaisant et un peu aléatoire mais peut donner un ordre d'idée. Les avis sont (ultra)brefs, n'hésitez pas à demander un complément d'informations en commentaire si nécessaire.

Bien / Ok / Correct


Vagabond T.20-21/37 - Takehiko Inoue

Dans la continuité, les mêmes qualités de fluidité du dessin mais la même inanité de l'histoire.


Kaiju n°8 T.16/16 - Naoya Matsumoto

Une vraie bonne conclusion pour une vraie bonne série qui n'aura rien révolutionné mais qui aura toujours été plaisante et qui se termine pile au bon moment.


La Dent - Nicolas Pitz et Pierre Lecrenier

Un exemple de "show, don't tell". Une BD historique qui se lit totalement 'comme une histoire', sans aucune cartouche. Elle n'a pas vocation à être exhaustive sur la figure de Lumumba mais elle permet un bon premier aperçu à approfondir par soi-même.


Fannie la Renoueuse Tome indépendant 4/? des Contes de la Pieuvre - Gess

L'univers est toujours aussi bon mais cette histoire est la moins bonne des quatre publiées. Notamment car moins indépendante et un peu plus commune, plus un développement de personnages vus dans le deuxième tome qu'une nouvelle découverte.
Très bien


Gachiakuta T.1-3/16 - Kei Urana

Un très bon début de série tant au niveau de l'univers que de l'histoire et des personnages. Un potentiel évident avec pour l'instant une clarté remarquable, hormis pour les dessins des scènes de combats.


Dans le sens du vent T.1-2/? - Aki Irie

Un manga difficile à résumer tant les deux premiers tomes n'ont rien à voir l'un et l'autre. Le premier a une approche enquête/mystère quand le deuxième est plus une grande présentation de l'Islande. Un bémol sur la (future) romance adolescente assez cliché shonen mais ça reste un aspect mineur pour le moment, qui ne doit pas masquer un très bon potentiel, un côté atypique et une passion pour l'Islande qui se ressent.


Knight Club T.1/? - Arthur De Pins

Une très bonne revisite des sept samouraïs/mercenaires version "au XIIème siècle pendant les croisades". Les personnages sont hauts en couleur et l'histoire est très dynamique, tant par son scénario que par son dessin, ça donne l'impression de regarder un film d'animation.

lundi 29 juin 2026

Becky Chambers - Apprendre, si par bonheur

Apprendre, si par bonheur, Becky Chambers, 2019, 135 pages

Apprendre, si par bonheur est le rapport de mission que quatre astronautes, partis il y a bien longtemps explorer quatre exoplanètes, ont envoyé à la Terre. Une certaine urgence et une grande importance émergent des premières lignes, mais il faudra attendre la conclusion pour comprendre la raison de cet envoi et le besoin crucial d'une réponse. Ce qui n'est nullement un moyen de faire durer le suspense, le chemin étant essentiel pour bien comprendre la destination.

Le chemin, c'est donc l'exploration de quatre planètes et la recherche de formes de vie. À l'image des personnages, les quatre mondes sont totalement différents et offriront des expéditions mouvementées et surprenantes. L'histoire est très simple mais ça ne l'empêche pas d'être prenante, d'être complète malgré sa concision et de permettre de s'attacher à ce groupe d'astronautes positifs mais loin d'être lisses.

Apprendre, si par bonheur - dont la référence, absolument parfaite, est expliquée en toute fin d'ouvrage - est une novella qui a clairement un but, qui est là pour poser une question. Et si elle incite à une réponse, Becky Chambers a l'intelligence de laisser toutes les voies ouvertes. Car le vrai objectif est la réflexion, pas la réponse en elle-même. Et tout ça sans oublier de proposer une vraie aventure. Que peut-on demander de plus à une novella ?

Couverture : Nicolas Sarter / Traduction : Marie Surgers
D'autres avis : Vert, Le Maki, Yuyine, Lorhkan, Le chien critique, FeydRautha, Zoéprendlaplume, Lectures du panda, Célinedanaë, Lune, Anne-Laure, OmbreBones, ...


Première escale pour le Summer Star Wars Grogu

mardi 23 juin 2026

Ketty Steward - Confessions d'une séancière

Confessions d'une séancière, Ketty Steward, 2023, 187 pages

Confessions d'une séancière est un recueil alternant courtes nouvelles et encore plus courts poèmes. Je ne dirai rien de particulier sur ces derniers, ils ne m'ont rien évoqué et je suis resté parfaitement neutre à leur lecture. Ce qui n'est pas un problème puisque les nouvelles restent le contenu principal, au moins en quantité.

Les nouvelles donc. Qu'on devrait presque plus appeler des contes. Voire des mythes. Car toutes vont mettre en scène différentes figures du folklore antillais, dans des récits qui ont à la fois des airs de pierres fondatrices de cette mythologie que de petites histoires communes et modernes. Ça se lit bien et ça permet de découvrir un peu la magie antillaise. Avec en prime, pour renforcer l'immersion, quelques passages en créoles bien intégrés pour les lecteurices ne le parlant pas.

Je peux résumer mon avis très facilement : c'est bien. Ni plus, ni moins. C'est à peu près la définition même du bien. Vous pouvez le lire parce que Confessions d'une séancière, c'est bien.

Couverture : Kévin Deneufchatel
D'autres avis : Le chien critique, ...

mercredi 17 juin 2026

Ned Beauman - Poisson poison

Poisson poison, Ned Beauman, 2022, 378 pages

En pleine mer baltique, Karin étudie le lompe venimeux, un poisson proche de l'extinction, pour déterminer s'il s'agit d'une espèce intelligente. Proche de l'extinction... ou peut-être désormais éteinte après un petit accident de minage des fonds marins. C'est ce que vont chercher à déterminer Karin et Mark, un responsable de la société minière pour qui la disparition de l'espèce serait un drame financier.

Poisson poison a des airs de road-trip à la recherche du lompe venimeux. Les différentes étapes sont assez improbables et surtout utilitaires, mais l'enchaînement est étonnamment bien mené par Ned Beauman qui parvient à garder le lecteurice avec lui et à lui faire croire qu'il y a bien une logique derrière tout ça. À froid, de loin, je ne sais pas comment ça peut fonctionner mais à chaud, de l'intérieur, ça se lit étrangement bien.

Mais plus que le voyage, le véritable intérêt du roman est la base de son intrigue avec la création des "crédits d'extinction", sur le modèle des crédits-carbone. Un principe où l'extinction des espèces devient une marchandise comme une autre, malversations et crises incluses. C'est désespérant de réalisme.

Sauf que l'idée a beau être géniale, ça ne fait pas tout, malheureusement. Tout n'est pas mauvais mais l'histoire qui suit reste assez basique et ne décolle jamais vraiment, tout comme mon intérêt. Jusqu'à une fin abrupte qui est peu satisfaisante, ce qui résume finalement assez bien la sensation que laisse le roman dans son ensemble : ah, ok.

Couverture : Kévin Deneufchatel / Traduction : Gilles Goullet
D'autres avis : FeyGirl, Le Maki, Le chien critique, FeydRautha, Gromovar, Le nocher des livres, Célinedanaë, ...

jeudi 11 juin 2026

Aurélie Wellenstein - La Fille du feu

La Fille du feu, Aurélie Wellenstein, 2025, 247 pages

Nathanaël, musicien traumatisé par un feu de forêt dans l'enfance, arrive dans le village inuit d'Ilussuaq pour capter les sons d'un peuple disparaissant. Il y fera la rencontre de Cadzow, son guide, pendant qu'un peu plus loin Mia, une jeune fille capable de combustion spontanée, erre dans les plaines enneigées après avoir fui une base scientifique.

Ces trois personnages sont, chacun à leur manière, liés au feu, aux forêts et aux animaux. Et par cette simple phrase, vous avez tous les éléments qui sont au coeur de La Fille du feu. La thématique est claire et on ne peut pas reprocher grand chose au message qui met en avant l'écologie. Sauf qu'il n'y a pas grand chose d'autre.

Le premier tiers de mise en place est assez entraînant. Puis la situation se stabilise en une longue déambulation en forêt, et c'est beaucoup moins emballant. Il n'y a guère de rebondissement et les introspections des personnages ont tendance à se répéter. J'avais perdu depuis un moment mon intérêt quand est arrivée la conclusion. L'idée générale n'est pas mauvaise en soi mais elle aurait gagner à avoir plus de dynamisme ou un format plus court, en tout cas pour mon plaisir personnel.

Couverture : Aurélien Police
D'autres avis : Yuyine, ...

vendredi 5 juin 2026

Bulles de feu #86 - Mai 2026

Un petit récapitulatif de mes lectures BDs/mangas/comics du mois, pour en garder une trace.
Le classement est absolument imparfait, insatisfaisant et un peu aléatoire mais peut donner un ordre d'idée. Les avis sont (ultra)brefs, n'hésitez pas à demander un complément d'informations en commentaire si nécessaire.

Bien / Ok / Correct


En pays lointain - Masumi Sudo

De bonnes idées (une petite fille qui entend les objets et un inconnu qui débarque dans un village péruvien du XIXème siècle) mais un manga qui va trop vite pour s'attacher et qui reste assez lambda et en surface.


La Statue de Gilgamesh - Blaise Guinin et Louis Pelosse

De bonnes idées mais qui ne parviennent pas à avoir une vraie unité, donnant juste un sentiment d'accumulation. Je ne suis en plus pas fan du style graphique (un peu 'caricatural') et du ton trop ouvertement moderne.


Les mauvaises gens - Étienne Davodeau

La montée du socialisme et du syndicalisme dans une France rurale et catholique des années 50-70. Rien de bouleversant mais une bonne page d'Histoire.


Les Sentiers d'Anahuac - Romain Bertrand et Jean Dytar

Une BD qui raconte plus qu'elle fait vivre, ce qui est un peu compensé par l'aspect historique de l'ouvrage présentant l'histoire du Codex de Florence. Et surtout par son aspect graphique, créatif dans la construction des planches et mêlant deux styles pour différencier les deux peuples.


Le Château des animaux T.3-4/4 - Xavier Dorison et Félix Delep

Une bonne conclusion pour une très bonne série. Une fin logique qui contrebalance bien le réalisme désespérant de sa dissection des mécanismes du pouvoir et du contrôle des masses.
Très bien


Les Guerres de Lucas - Épisode II T.2/? - Laurent Hopman et Renaud Roche

Dans la lignée du premier tome, l'histoire une nouvelle fois mouvementée du deuxième film Star Wars, toujours très bien menée et riche en détails.


Downlands - Norm Konyu

Une histoire de deuil très classique mais qui s'avère captivante pour son ambiance pleine de fantastique et de folklore anglais. Le dessin est particulier, très anguleux, mais on s'y habitue et ça participe à rendre l'atmosphère encore plus unique.


Soli Deo Gloria - Jean-Christophe Deveney et Édouard Cour

Un très bon ouvrage avec la musique, principalement religieuse, au coeur de son histoire et de son dessin. À la fois une histoire consistante et un style graphique marquant, en plus d'une réflexion sur la création et l'orgueil qui peut aller avec.

samedi 30 mai 2026

Glen James Brown - L'Histoire de Mother Naked

L'Histoire de Mother Naked, Glen James Brown, 2024, 273 pages

En 1434, à Durham, la guilde des merciers s'apprête à tenir un grand banquet. Mais le fameux ménestrel prévu pour animer la soirée est tombé malade. Se présente alors Mother Naked, un ménestrel dépenaillé qui s'offre de le remplacer et de conter à l'audience l'histoire du Spectre de Segerston, une légende locale datant de quelques dizaines d'années qui conduisit à l'anéantissement d'un village entier.

Ce maigre résumé reflète pourtant parfaitement ce qui constitue ce roman : un homme qui raconte une histoire. Il n'est pas nécessaire d'en savoir plus sur l'histoire en elle-même. Cela permet de se mettre dans l'exacte même situation que les auditeurs de Mother Naked et de découvrir avec eux ce récit. D'être d'abord aussi dubitatif qu'eux devant cet homme étrange, de croire à une bouffonnerie sans intérêt, avant de se retrouver peu à peu happé par son récit et de comprendre qu'il cache bien plus que ce qui était d'abord visible à la surface.

L'Histoire de Mother Naked est un ouvrage fascinant. Bien qu'il retranscrira des dialogues dans son récit, c'est du début à la fin un monologue de Mother Naked, qui s'adresse régulièrement à son audience et interagit avec elle sans que jamais celle-ci ait une voix. C'est positivement théâtral, dans le sens où j'imagine très bien le roman être joué comme un seul en scène et fonctionner tout aussi bien. C'est captivant et ça ne s'essouffle jamais.

Au contraire, c'est de mieux en mieux. Car tous les détails ont un sens, les enjeux vont augmenter et tout va finir par s'imbriquer de manière magistrale. Ce n'est pas forcément éblouissant de mystère mais c'est si bien mené et maitrisé que c'en est admirable. Et le fond n'est pas en reste. C'est une plongée dans la paysannerie de l'époque, qui vaut en tant que document historique notamment sur les dynamiques de servage mais qui questionne aussi plus globalement les mécanismes de domination.

Je ne peux que t'inciter, toi lecteur, toi lectrice, à jeter un oeil à cet excellent livre. Et puis, avouons-le, n'as-tu pas toi aussi envie de comprendre pourquoi notre nouveau ménestrel préféré s'appelle Mother Naked ?
« Sais-tu quel est ton problème ?
Je t'en prie, énonce.
Tu t'préoccupes trop de l'avenir.
Quel mal à ça ?
Observant le feu qui fut jadis un inestimable Dysover, Pearl répondit : Pour beaucoup, aucun. Mais pour les gens comme nous, l'avenir est si incertain, il vaut mieux s'en passer pour sauver ce qu'il nous reste du présent. »
Couverture : Adrien Bargin / Traduction : Claire Charrier

dimanche 24 mai 2026

Ken Follett - Une Colonne de feu

Une Colonne de feu, Ken Follett, Tome indépendant 3/5 de Kingsbridge, 2017, 923 pages

Une Colonne de feu est le troisième roman à se dérouler dans la ville anglaise fictive de Kingsbridge, après Les Piliers de la terre et Un monde sans fin. Il se lit de manière totalement indépendante et ne demande aucune connaissance de ses prédécesseurs, si ce n'est pour apprécier d'infimes clins d'oeil à l'histoire de Kingsbridge. Pour l'avoir moi-même lu et apprécié plus de quinze ans après les livres précédents, je peux totalement témoigner de ce caractère indépendant.

Une Colonne de feu se déroule de 1558 à 1605 autour d'un nombre à la fois important (au regard de leur impossible énumération) et restreint (au regard du nombre de pages et de la facilité du suivi) de personnages. Le principal étant certainement Ned Willard, jeune fils d'une famille marchande qui va devenir un membre important de l'entourage de la reine Élisabeth et être au coeur de la lutte politico-religieuse de l'Angleterre.

Si la base du roman reste la ville de Kingsbridge, Une Colonne de feu va, contrairement à ses prédécesseurs, énormément s'en éloigner et voyager dans une grande partie de l'Europe de l'ouest, voire plus loin. Car plus qu'une pure fiction, Une Colonne de feu est totalement une fiction historique. Ken Follett y mélange personnages inventés et personnages historiques, prenant quelques libertés tout en retraçant un demi-siècle d'Histoire. Une Histoire avec l'Angleterre, la France et l'Espagne comme protagonistes principaux et une opposition entre catholiques et protestants comme fil rouge.

Sans surprise, Ken Follett maitrise admirablement bien son sujet et le rythme de son récit. Bien que cela s'accélère un peu dans le dernier quart, le roman réussit dans l'ensemble à prendre le temps de développer ses personnages et ses situations tout en parvenant à avancer régulièrement dans le temps sans paraitre précipité. Une Colonne de feu est ainsi un très bon roman dont le presque millier de pages se dévore, alliant à la fois le plaisir de vivre une grande aventure à celui d'apprendre un peu d'Histoire, saupoudré d'un rappel de toute la bêtise des guerres de religion et de l'intolérance.

Couverture : Graphic Hainaut / Traduction : Cécile Arnaud, Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert et Dominique Haas
D'autres avis : Kahlan, ...

lundi 18 mai 2026

Sacha Bertrand - 11h02, le vent se lève

11h02, le vent se lève, Sacha Bertrand, 2025, 348 pages

L'humanité a disparu à la suite d'une catastrophe écologique. Dans un massif montagneux, Myriam survit seule depuis sept ans, se terrant lorsque la brume toxique revient sur les hauteurs. Jusqu'à ce qu'elle découvre un jeune garçon sauvage, qu'elle prénomme Jonas et tente d'apprivoiser.

11h02, le vent se lève - dont le titre provient d'une horloge en panne sur cet horaire - est entre le post-apo et le nature writing. Mais il n'a ni l'aspect angoissant que le premier peut avoir, ni l'aspect un peu longuet et contemplatif que le second peut avoir. Ce qui ne l'empêche pas de bien faire ressentir une ambiance "huis clos sur une montagne inhabitée".

Si je dis qu'il n'est pas angoissant, cela ne veut pas pour autant dire qu'il est joyeux. Principalement parce que l'histoire repose essentiellement sur la relation d'emprise que crée Myriam sur Jonas. Une situation très bien rendue, crédible et peu réjouissante. Mais la personnalité de Jonas, sa soif de découverte, va heureusement permettre de conserver un côté lumineux à l'ensemble, salvateur et plein de pulsions de vie.

11h02, le vent se lève n'est pas un roman parfait, notamment parce qu'il demande un petit effort de suspension d'incrédulité sur certains éléments, notamment la situation de base. Mais une fois cet écueil dépassé, il s'avère un ouvrage rondement mené et découpé, bien rythmé par l'enchaînement de courts chapitres prenant tour à tour le point de vue des deux protagonistes, jusqu'à un final logique mais réussi et satisfaisant. Une vraie bonne surprise.

Couverture : Samuel Boivin

mardi 12 mai 2026

Silène Edgar - La Ville miraculeuse

La Ville miraculeuse, Silène Edgar, Tomes 2/3 et 3/3 de La Fille de Diké, 2024, 552 pages

Par un prodige éditorial, La Ville miraculeuse est le deuxième et dernier tome de la trilogie La Fille de Diké. Il fait suite à Une Maison de feu dont mes souvenirs étaient plus que flous. Ce qui tombe mal, c'est que ce volume ne commence pas par un résumé. Ce qui tombe bien, c'est que suite aux évènements précédents, notre petite famille d'îliens débarque à la capitale où ils repartent quasiment de zéro et ont tout à découvrir. Une situation qui aide bien à se (re)mettre dedans.

L'ironie, c'est que l'entrée dans ce deuxième volume fut finalement plus facile que celle du premier tome. La découverte se fait de manière bien moins aride et ardue, plus portée par les différents personnages que par l'univers en lui-même. Car si le cadre d'inspiration polynésienne (mais pas que, comme on l'apprend dans la postface) donne une vraie note de différence et que sa cosmogonie poursuit son chemin de science-fantasy entrevu dans le livre précédent, ce sont bien les personnages qui sont le coeur et l'âme de la trilogie. Iels sont variés, évolutifs, réels. Et le plus beau reste la relation qu'iels entretiennent entre elleux, une vraie famille, touchante et attachante.

Je ne sais pas ce que j'aurais pensé de chacun des deux romans compilés ici si je les avais lus séparément. Mais mon avis aurait eu de grandes chances d'être le même puisque j'ai déjà senti une différence entre les deux tomes en les enchaînant. Dans une sorte d'adéquation avec la croissance des trois jeunes frères et soeurs, les trois romans sont eux-aussi comme un être qui grandit. Le premier correspond à l'enfance, un peu ardu avec la nécessité d'assimilation de la nouveauté. Le deuxième correspond à l'adolescence, période active, pleine de fougue et de tous les possibles. Le troisième correspond au passage à l'âge adulte, avec plus de sérieux, de prise de conscience et de responsabilités.

En toute logique, le tome 2 est le plus excitant quand le tome 3 est un peu plus traînant. Mais ce diptyque final reste globalement de vraiment bonne qualité, plaisant à lire pour son univers exotique mais surtout pour sa famille ô combien attachante.

Couverture : Abigaïl Lacourly

mercredi 6 mai 2026

Bulles de feu #85 - Avril 2026

Un petit récapitulatif de mes lectures BDs/mangas/comics du mois, pour en garder une trace.
Le classement est absolument imparfait, insatisfaisant et un peu aléatoire mais peut donner un ordre d'idée. Les avis sont (ultra)brefs, n'hésitez pas à demander un complément d'informations en commentaire si nécessaire.

Mouais


Grand petit homme - Zanzim

Une aventure assez loufoque avec une idée générale qui pourrait être bonne mais qui souffre de personnages assez détestables et d'une fin abrupte.
Bien / Ok / Correct


Vagabond T.16-19/37 - Takehiko Inoue

L'histoire est vaine mais les dessins ont une bonne dynamique.


Kagurabachi T.6/? - Keigo Shinzô

Un bon tome qui avance l'histoire et fait apparaitre de nouveaux personnages plutôt cools.


Billy Lavigne - Anthony Pastor

Un bon western, imparfait avec une fin pas totalement satisfaisante mais qui réussit à avoir un vrai grain de vie alors que tout y est condensé.


The Bugle Call T.7-8/? - Mozoku Sora et Higoro Toumori

Ça manque d'un petit truc que je n'arrive pas à définir pour passer au niveau supérieur mais ça reste plaisant et avec toujours une bonne utilisation des différents pouvoirs.


FRNCK T.7-8/? - Olivier Bocquet et Brice Cossu

Deux bons tomes, en partie anodins et développant plus l'univers que l'histoire mais en restant tout à fait plaisant à lire.
Très bien


Hirayasumi T.9/? - Keigo Shinzô

Ça peut parfois paraître anodin, un pur enchainement de petites tranches de vie, mais les personnages sont vraiment adorables.


Drome - Jessie Lonergan

Un gros ouvrage avec peu de textes, sorte de cosmogonie avec entités divines et superhéroïques, dont l'histoire semble peu poussée tout en étant hypnotisante. Très bon travail graphique, notamment sur l'utilisation du gaufrier. Étrange et sans effet wahou, mais très plaisant et avec un vrai truc.


Blue Period T.17/? - Tsubasa Yamaguchi

Encore un très bon tome qui parvient à véhiculer autant de réflexions sur l'art que d'émotions.


Là où tu vas - Étienne Davodeau

Un très bon ouvrage sur les troubles neurodégénératifs et leur accompagnement, ni anxiogène ni larmoyant, juste profondément humain. Très intéressant et très instructif.