Unity, Elly Bangs, 2021, 360 pages
Dans la cité sous-marine de Bloom City, Danaë (sur)vit sous la terreur du clan des Méduses. Il faut pourtant qu'elle parte au plus vite pour atteindre un mystérieux rendez-vous dans le désert. Aidé de Naoto, son ami graffeur, elle va embaucher Alexeï, un mercenaire tourmenté, pour la sortir de là.
Démarrant sans scène d'exposition ni explications, Unity est le genre de roman que l'on apprend à comprendre sur le tas. Ce choix d'attendre près de la moitié du récit avant de donner des détails clairs sur le passé des personnages s'avère une bonne décision tant la compréhension parvient à se faire sans ça - je remercie tout de même mes lectures préalables de Adam-Troy Castro et Daniel O'Malley - au point de rendre les explications finalement presque inutiles. Cela n'en demeure pas moins un peu perturbant au démarrage, laissant presque une fausse impression sur ce que le livre est. Les premières pages crient "blockbuster post-apo" mais le récit ne tombera jamais pleinement dans ces deux termes - qui ne sont pas ce que je préfère, ça tombe bien. Il en aura des influences fortes et en prendra des qualités, mais Elly Bangs va proposer plus que ça et y développer plus de subtilités.
Unity est un roman qui porte très bien son nom. Il y est question d'unité sous de multiples formes, à la fois avec soi-même, avec les autres et avec le monde dans son ensemble. Il y est question de l'union nécessaire qui elle-seule peut amener à la compréhension et à l'acceptation. Cela peut paraitre un peu simpliste dit ainsi mais ce n'est nullement le cas sous la plume d'Elly Bangs. C'est un roman riche qui traite de nombreux sujets connexes mais qui n'est jamais plus marquant que lorsqu'il parle de tout un chacun.
Unity est un roman dur, d'une couleur grisâtre tirant sur le noir mais qui ménage pourtant une pointe de lumière au bout du tunnel de la haine et de la violence humaine. C'est surtout un roman qui ne cesse de s'améliorer au fil des pages, jusqu'à une excellente fin, apothéose d'un récit qui unit admirablement bien son histoire et ses idées.
Couverture : Aurélien Police / Traduction : Gilles Goullet
D'autres avis : Le Maki, Alias, Gromovar, Le nocher des livres, Anne-Laure, Célinedanaë, Apophis, Anudar, ...

J'avais aimé mais aujourd'hui je n'en ai aucun souvenir et en relisant mon billet quelques images me sont revenues mais cela reste lointain... mais je me souviens avoir aimé cette construction narrative et l'ambiance du livre.
RépondreSupprimer@Le Maki : C'est parfait, toi qui te plains de n'avoir rien à lire, tu pourras bientôt le relire !
SupprimerJ'ai une PAL qui déborde et une Wish List pour les 2 prochains mois qui va me tenir quelques temps. Mais merci de proposer...
Supprimer@Le Maki : Que je ne t'entende pas te plaindre de n'avoir rien à lire dans quelques mois. 👀
SupprimerJ'aime bien l'unité autour des thèmes ^^ C'est le genre de petits détails qui me titillent.
RépondreSupprimer@Tigger Lilly : J'aime bien aussi, ça a un côté très satisfaisant.
SupprimerMerci. Je l'ai pas vraiment vu passer celui-là.
RépondreSupprimer@JacK Barron Reads : Il n'a pas très bien fonctionné il me semble, et c'est bien dommage parce qu'il a vraiment quelque chose.
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