Katie, Michael McDowell, 1982, 456 pages
États-Unis, 1871. Philomela Drax vit seule avec sa mère, au bord de la misère. Une lettre de son grand-père pourrait les tirer de cette situation, mais il faut pour cela le sauver des Slape, sa belle-famille qui en a après son héritage et fait tout pour accélérer son trépas. C'est ce que va entreprendre Philo, malgré la dangerosité des Slape, des êtres sans foi ni loi, notamment la jeune Katie et ses dons de voyance.
Katie est un ouvrage horrible. Car la moitié du roman - surement un peu moins en réalité, mais beaucoup plus en ressenti - est consacrée aux Slape et à leurs répugnantes actions. Ce sont des méchants, des vrais. Ils ne sont pas fous, ils n'ont pas de grandes intentions, ils n'ont simplement aucun sens moral et se comportent essentiellement pour leur bon plaisir, quitte à laisser des cadavres derrière eux. Je n'ai pris aucun plaisir à lire ces passages mais ils sont indéniablement très bien rendus et font forte impression.
Et puis il y a l'autre côté du spectre, l'exact opposé, en la personne de Philo. Une héroïne entraînante, volontaire, travailleuse, un rayon de soleil qu'on ne peut qu'espérer voir s'épanouir et réussir. Si les Slape sont la noirceur incarnée, Philo a elle tout de la pureté incarnée. Elle est l'une des rares exceptions parmi une galerie de personnages marquants mais détestables et la raison qui pousse à avoir cette envie de lire un court chapitre de plus. Car si Katie est horrible, c'est aussi un bon feuilleton qui se lit tout seul. C'est en quelque sorte horriblement bon.
Couverture : Pedro Oyarbide / Traduction : Jean Szlamowicz
D'autres avis : FeyGirl, ...

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