lundi 8 décembre 2014

L.C. Tyler - Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire

Homicides multiples dans un un hôtel miteux des bords de Loire, L.C. Tyler, Tome 2 des Aventures d'Elsie et Ethelred, 2009, 278 pages.

Dans le très bon Étrange suicide dans une Fiat rouge à faible kilométrage, nous faisions la connaissance d'Ethelred, auteur de polar (entre autres) au succès limité, et d'Elsie, agent littéraire accro au chocolat. Les voilà de retour, dans une aventure qui les mène cette fois en France, dans un hôtel miteux des bords de Loire, à proximité d'une réunion de philatélistes, où deux homicides vont avoir lieu coup sur coup. Ceci dit, je ne vous apprends pas grand chose, vous aviez lu le titre.

Homicides multiples dans un hôtel miteux des bords de Loire reprend tous les éléments qui ont fait la réussite du premier tome. C'est donc une nouvelle fois un polar en douceur, sans violence (en tout cas au premier plan), à la Agatha Christie, que nous livre L.C. Tyler. Mais l'intérêt n'est pas seulement de lire un polar, l'intrigue étant aussi bien souvent une excuse pour faire évoluer nos deux héros dans des situations amusantes ou pour jouer avec le lecteur.

Une nouvelle fois, L.C. Tyler démontre sa maîtrise des codes du genre et de l'univers de l'édition en général. Habilement, il parvient à s'en amuser, à s'en moquer, tout en les respectant parfaitement. Et si on pouvait avoir peur que le filon soit épuisé et ne fasse que se répéter, il n'y a finalement pas d'inquiétude à avoir : ce deuxième tome est encore meilleur que le premier.

Peu importe que l'on devine rapidement le fin mot de l'histoire, le récit est suffisamment divertissant en lui-même pour passer un excellent moment. Et en allant en terrain connu, en retrouvant nos deux héros-qui-n'ont-rien-de-héros, le plaisir est encore plus fort que lors de la première découverte. Un nouveau coup de génie de la part de L.C. Tyler qui nous offre un livre parfaitement drôle et très intelligent.


Je fourrai Elsie dans la voiture et lançai :
« Roulez ! »
Le chauffeur de taxi, qui connaissait mal les conventions du roman policier, se contenta de se retourner, une cigarette ballante au bord des lèvres.
« Où ça ? »

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