jeudi 9 octobre 2014

Terry Pratchett - La Huitième fille

La Huitième fille, Terry Pratchett, Tome 3 des Annales du Disque-Monde, 1987, 269 pages.

« La présente histoire parle de magie (...). Peut-être permettra-t-elle, cependant, d’expliquer pourquoi Gandalf ne s’est jamais marié et pourquoi Merlin était un homme. Parce que la présente histoire parle aussi de sexe, mais probablement pas dans le sens athlétique, acrobatique, comptez-les-jambes-et-divisez-par-deux du terme, à moins que les personnages n’échappent totalement au contrôle de l’auteur. Ils en seraient parfaitement capables. »

Première apparition de Mémé Ciredutemps, La Huitième fille conte l'aventure d'Esk pour entrer à l'Université Invisible et devenir la première femme mage (ou plutôt fille mage dans ce cas précis). Même si d'aventures, il n'y en a finalement que très peu, hormis sur la fin, et qu'il ne se passe globalement pas grand chose. Du coup, un peu comme dans La Huitième couleur, j'ai eu tendance à ne pas m'intéresser plus que ça aux personnages.

« Les chances sur un million, dit-elle, elles se réalisent neuf fois sur dix. »

Cela partait pourtant sur les chapeaux de roues avec des premières pages qui donnent envie d'être citées entièrement, se moquant intelligemment de la fantasy et de la magie. Par la suite, on notera tout de même une quelconque critique des droits, tronqués, des femmes. À ce propos, le titre anglais est bien plus parlant (Equal rites).

Un tome assez banal, qui se lit malgré tout très bien et qui contient tout de même quelques belles fulgurances. À coup sûr, le prochain sera meilleur.

« C’était en fait une de ces localités qui n’existent que pour permettre à des gens d’en être originaires. L’univers en est infesté : villages cachés, petites villes balayées par les vents sous des cieux immenses, voire cabanes isolées dans des montagnes glaciales, dont l’histoire retient seulement qu’ils ont été le lieu incroyablement ordinaire où un événement extraordinaire a pris naissance. Souvent il n’y a rien de plus qu’une petite plaque pour signaler que, contre toute vraisemblance gynécologique, un personnage très célèbre a vu le jour à mi-hauteur d’un mur. »

7 commentaires:

Lorhkan a dit…

Il faudrait que je me repenche sur Pratchett, mais je n'avais pas été très emballé par "La huitième couleur"... Et comme en plus, le genre humoristique n'est pas celui vers lequel je me tourne habituellement...

Acr0 a dit…

Oh mince, Mémé n'a pas réussi à t'intéresser :( (moi, je l'adore !)

Baroona a dit…

@Lorhkan -> Pour le moment, je ne peux pas décemment te conseiller de retenter l'expérience, la suite du Disque-Monde est jusqu'à présent du même calibre que "La Huitième couleur".

@AcrO -> Peut-être dans un autre tome !

Vert a dit…

C'était le tout premier Pratchett que j'ai lu. J'aimerais dire que je m'en souviens avec émotion mais ça fait bien 15 ans et j'ai à peu près tout oublié depuis le temps xD

Baroona a dit…

Tu te souviens que c'était ton premier, c'est déjà ça. xD

Tigger Lilly a dit…

Je l'ai bien aimé celui-là, il était chouette. Et puis Mémé Ciredutemps, c'est la meilleure !

Baroona a dit…

Mince, j'ai l'impression d'avoir raté quelque chose concernant Mémé... =/