mercredi 25 juin 2014

Marcel Theroux - Au Nord du monde

Fiche technique :

Titre : Au Nord du monde
Auteur : Marcel Theroux
Date de première publication : 2009
Nombre de pages : 288
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

À la frontière d'un monde perdu et glacé, Makepeace — shérif d'une ville de Sibérie vidée de ses habitants — patrouille dans les rues désertes, sauvant les livres et les armes des décombres. Cette terre froide et inhospitalière porte les stigmates de la catastrophe qui a détruit le monde alentour.
Mais c'est là aussi que Makepeace découvre des preuves de survie lorsque le ciel au-dessus de sa tête est pour la première fois traversé par un avion.
Alors Makepeace prend la route, à cheval, les armes à la ceinture et l'espoir chevillé au corps. Ses pas laissent derrière eux l'empreinte de nos angoisses sur la survivance de notre civilisation mais sèment l'espoir, malgré tout, de la rédemption.
La quête hantée et bouleversante d'un personnage qui explore, à travers un monde dévasté, le genre humain et la possibilité de sa fin. Au bout de ses pas, de son souffle, et de sa force, la fable renaîtra ou expirera avec Makepeace.

Mon avis :

   Au Nord du monde était la lecture commune du Cercle d'Atuan du mois de mars. En a résulté une flopée de chroniques enthousiastes me donnant à chaque fois toujours plus envie de le lire. Ce qui a fini par arriver, donc.

   Post-apo. Le mot qui fait peur (enfin, l'un des mots) a mon esprit de lecteur. Mais ici, ce n'est pas un post-apo, c'est un western ! C'est en tout cas l'impression que donne les premières pages. Je n'ai pas besoin d'expliquer, un western c'est cool, tout le monde en conviendra.

   Post-apo, et pourtant l'on a pas énormément d'informations sur comment cela est arrivé. Ni vraiment sur ce qui est arrivé en fait. Non, ici c'est le grand Nord, ses plaines froides, son inhospitalité, ses contrées désertiques. Post-apo ou pas, le décor ne varie que peu et l'on se l'imagine très bien. Dépaysement garanti.

   Post-apo et donc survivants. Enlevez le s. Makepeace est notre guide et conte sa propre histoire. Récit à la première personne et écriture très orale, au plus près des pensées, ainsi que de multiples rebondissements rendent la lecture très facile et dynamique. Makepeace survit dans son village, ultime rescapé. Jusqu'à prendre la route, un jour, pour suivre un espoir.

   Post-apo, mais ce n'est pas le plus important. Makepeace aura l'occasion d'en apprendre plus, de se retrouver au milieu de quelque chose de plus grand. Mais ce n'est pas là l'essentiel. Ce qui est compte, c'est Makepeace. Ses pensées, son évolution. Ses doutes, ses espoirs. Son questionnement. Le questionnement de l'être humain dans sa généralité. Au Nord du monde est un roman sur l'humain. Humaniste même. Et il est juste, il est touchant.

   Post-apo donc sombre. En partie, forcément. Ce n'est pas un livre gentillet. Mais il n'est pas tout noir non plus. En témoigne cette neige blanche à perte de vue. Et cette note d'espoir, ces notes d'espoir. L'espoir, Marcel Theroux en sauvegarde toujours un peu. Parce qu'il faut y croire. Il y a toujours de l'espoir.


D'autres avis : Cornwall, Jae_Lou, Lorhkan, Lune, Nathalie, Rose, Vert

9 commentaires:

Lorhkan a dit…

D'accord avec toi, c'est un post-apo un peu à part, et c'est ça qui fait du bien, il y a un peu d'espoir, tout n'est pas noir, même si c'est dur quand même, faut pas déconner !^^

Un bien bon souvenir.

Baroona a dit…

Un post-apo qui tend vers le pas-totalement-post-apo tout en étant parfaitement post-apo en somme ? =X

Lorhkan a dit…

Voilà, c'est bien résumé !^^

Vert a dit…

Moi j'ai jamais aimé le post-apo qui ne fait que dans la noirceur, c'est bien pour ça que j'ai aimé celui-là ^^

Baroona a dit…

Tout pareil !

Sandrine a dit…

Je me souviens d'un roman assez sombre en effet, et 'une belle écriture. On trouve de bonnes choses en post apo : faut pas avoir peur :-)

Baroona a dit…

Encore quelques bonnes surprises de ce genre et effectivement j'aurais bien moins d'appréhension. ^^
Et en même temps, le plaisir est ainsi d'autant plus fort !

Plume a dit…

Contrairement aux autres j'aime bien quand c'est très sombre, sans espoir possible. Mais bon, un peu de positif de temps en temps c'est pas la mort ;)
Et si tu cherches une autre bonne surprise aux frontières des genres, je pense que Drift de Di Rollo pourrait te séduire.

Baroona a dit…

Ce n'est effectivement pas la mort, même si cela ne la retient en rien.
Tout le monde a l'air enthousiaste pour "Drift", j'y penserai si je le croise. ;)