dimanche 2 mars 2014

Ian McDonald - Roi du Matin, Reine du Jour

Fiche technique :

Titre : Roi du Matin, Reine du Jour
Auteur : Ian McDonald
Date de première publication : 1991
Nombre de pages : 481
Taille de l'écriture : Moyenne-petite-moyenne

Quatrième de couverture :

Emily Desmond, Jessica Caldwell, Enye MacColl, trois générations de femmes irlandaises, folles pour certains, sorcières pour d’autres. La première fréquente les lutins du bois de Bridestone quand son père, astronome, essaie de communiquer avec des extraterrestres qu’il imagine embarqués sur une comète. La seconde, jeune Dublinoise mythomane, se réfugie dans ses mensonges parce que la vérité est sans doute trop dure à supporter. Quant à Enye MacColl, katana à la main, elle mène un combat secret contre des monstres venus d’on ne sait où.

Creusant la même veine, âpre et magique, que La Forêt des Mythagos de Robert Holdstock, Roi du matin, reine du jour nous convie à un incroyable voyage dans l’histoire et la mythologie irlandaises.

Mon avis :

   La Maison des derviches m'ayant laissé une bonne impression, je n'ai pas trop hésité avant de lire Roi du Matin, Reine du Jour. Non, en fait, pour être honnête, j'ai vraiment hésité devant la quatrième de couverture. Un mauvais présage ?

   La première partie ne commençait pourtant pas si mal. Deux histoires parallèles, un père et sa fille, lui regardant vers les étoiles, elle vers les hôtes de la forêt. Les récits se répondent ce qui donne un minimum de rythme et de relance, quelque chose de bien utile pour passer outre l'écriture chargée de McDonald. L'histoire du père est intéressante. Celle de la fille un peu moins, ce qui est surtout dû je pense à un personnage absolument pas sympathique. Malheureusement, c'est cette dernière qui aura son importance pour tout le reste du roman.

   La deuxième partie apporte une nouvelle héroïne. Et un style toujours plus lourd et chargée, avec très régulièrement des pages d'énumérations totalement inutiles. J'ai complètement bloqué sur cette partie, mettant des jours et des jours à lire ces quelques 150 pages. Un vrai calvaire, tant par l'écriture que par l'histoire inintéressante (une somme de passages sans intérêt et d'autres totalement prévisibles).

   S'il n'y avait pas eu ces deux premières parties, la troisième aurait pu être bonne. Elle en tout cas clairement moins pire, si l'on oublie certains paragraphes à côté desquels les livres de David Calvo semblent faciles. Plus d'actions, une narration qui va plus à l'essentiel (sans pour autant être facile, mais ce n'est pas gênant quand cela sert un véritable but) et surtout une héroïne bien plus charismatique. Cela ne peut malheureusement pas rattraper le sentiment négatif général.

   Ce qui m'étonne le plus, c'est que j'ai lu globalement des avis vraiment positifs sur ce livre et que j'ai l'impression d'être passé à côté de quelque chose (je pense appeler ça le "syndrome La Magnificence des oiseaux"). Pour moi, ce fut un échec quasi-complet. Une écriture compliquée qui n'apporte rien et une/des histoire(s) dont le côté réaliste est souvent plat et inutile et le côté fantastique ne m'a pas accroché, un peu trop fantasque et compliqué pour mon goût et surtout sans véritable sens. Dommage.


Pour compenser, vous pouvez aller lire des gens qui ne pensent pas du tout comme moi : Vert, Julien, Lorhkan, Efelle

« Je soupçonne Maman d’avoir vu des choses, mais, comme les vieilles pierres dressées dont elle m’a parlé, ce qu’elle a autrefois entrevu a dû être recouvert par les atours et ornements du monde où nous vivons. C’est pour cette raison qu’elle les cite dans ses poèmes et ses romans ; car cela lui permet d’entendre de nouveau les cors du pays des elfes résonner dans le lointain. »


Quatrième participation au Winter Mythic Fiction.

9 commentaires:

A.C. de Haenne a dit…

Désolé, mais je fais aussi partie des gens qui ne pensent pas comme toi, tant j'ai trouvé ce roman brillant et magnifique. A part peut-être la dernière partie, moderne et un peu datée, c'est un grand roman de Fantasy comme on en lit peu. Les différents niveaux d'écriture, les références à Samuel Beckett, tout m'a transporté de bonheur dans ce splendide roman. En revanche, ma compagne te dirait tout le contraire de ce que je viens d'écrire et, je pense, serait entièrement d'accord avec toi. Comme quoi, les goûts et les couleurs...

A.C.

Lorhkan a dit…

Ah ben c'est ça Ian McDonald, ça passe ou ça casse... J'ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, mais je comprends tout à fait qu'on puisse ne pas y adhérer. Un conseil : ne lis pas "Desolation Road", vraiment foutraque pour le coup !^^

Par contre, si tu as aimé "La maison des derviches" (que je n'ai pas encore lu, donc je m'avance peut-être un peu...), je pense que tu pourrais aimer "le fleuve des dieux" et le recueil-extension de ce dernier, "La petite déesse".
Mais bon, ça reste quitte ou double !...

Vert a dit…

Arf je suis toujours triste quand on n'accroche pas à mes coups de coeur, mais bon faut bien que y'ait des gens qui n'aiment pas sinon on pourra accuser l'auteur d'hypnotiser ses lecteurs xD.
(Et comme les grands esprits se rencontrent, je suis dans la Maison des derviches et je m'éclate même si je sue parfois pour avancer :D)

Baroona a dit…

@A.C. de Haenne -> Je manque peut-être de références et "d'intelligence livresque" pour l'apprécier pleinement. Mais je comprends en même temps qu'on puisse l'apprécier, le temps passant je n'en garde pas un si mauvais souvenir. Peut-être une relecture dans quelques années. ^^

@Lorhkan -> Je suis heureux d'avoir découvert préalablement Ian McDonald avec "La Maison des derviches", ça me permet de ne pas sortir "dégoûté" de l'auteur après cette lecture. ^^
Du coup, je tenterai surement "le Fleuve des dieux" dans un futur proche ;)

@Vert -> Wouhou, cool, je suis un argument anti-hypnose ! xD
(Ta réflexion sur "La Maison des derviches" me rappelle exactement ma propre lecture !)

JainaXF a dit…

C'est marrant, je n'ai pas aimé non plus mais c'est la deuxième partie que j'ai trouvé la plus réussie ! J'y ai apprécie la présentation du fonctionnement de la "magie" et de l'apparition des mythes et la poursuite m'a emportée...

Par contre, je te rejoins, Emily est insupportable ! La dernière partie m'a parue clichée dans son nihilisme et son héroïne "dark" !

Enfin, l'écriture ne m'a pas semblé si extraordinaire...

En conclusion, une vraie déception pour moi aussi...

Baroona a dit…

Ô joie de ne pas être seul ! \o/
Même si l'on arrive tout de même à quasiment être en "désaccord" sur notre non-appréciation... xD

Anonyme a dit…

Je découvre ton blog, je ne sais pas comment j'avais fait pour passer à côté, on connaît beaucoup de même blogueurs ^_^.
Et ça me fait plaisir de découvrir quelqu'un qui a un ressenti similaire au mien pour ce livre (que dis-je, deux personnes ^_^!). J'ai apprécié la première partie, vraiment, mais après, je n'ai plus pu. Je me suis forcée à finir, ce que je n'aurais pas dû faire. Ce livre n'a fait que confirmer que cet auteur n'est pas pour moi (ça arrive ^_^).

Cachou a dit…

Oh, zut, je me suis trompée en choisissant les paramètres, le précédent commentaire est de moi donc (distraite je suis).

Baroona a dit…

Bienvenue par ici ! Je dois avouer ne passer que sporadiquement sur le tien et ne jamais commenter, il faudra que je remédie à cela aussi. ^^
Je trouve que c'est toujours bien de se forcer à finir un livre. On ne sait jamais. Et puis, c'est un bon entrainement à la lecture en diagonale. =P
Je n'arrive par contre pas à la même conclusion sur l'auteur. 1 raté en 2 lectures, la balance n'a pas encore choisi son côté. ^^