mercredi 30 octobre 2013

Natsuo Kirino - Le vrai monde

Fiche technique :

Titre : Le vrai monde
Auteur : Natsuo Kirino
Date de première publication : 2003
Nombre de pages : 213
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Banlieue de Tokyo. Quatre jeunes écolières, Toshiko, la sérieuse, Terauchi, la douée, Yuzan, la paumée, et Kirazin, la fêtarde, passent un mois d’août lourd et studieux dans une école de bachotage lorsque, un matin, Toshiko entend du bruit dans la maison d’à-côté. Intriguée, elle demande au fils de la voisine si tout va bien et celui-ci, surnommé « le lombric » (il est mal foutu et ne réussit pas en classe), lui répond que oui.
Quelques heures plus tard, Toshiko découvre qu’on lui a volé son vélo. Elle n’en dit rien et se tait sur ses soupçons, — car elle vient d’apprendre que « le lombric » a disparu et que sa mère a été assassinée à coups de batte de base-ball. Aussitôt mises dans le sacret par « le lombric » en personne, les quatre jeunes filles vont s’acoquiner pour aider le jeune assassin que, pour des raisons propres à chacune, elle considèrent comme un antihéros de la société japonaise. Violent, pervers, terrifiant.

Mon avis :

   La lecture japonaise du mois d'octobre, toujours dans le cadre du Challenge Écrivains Japonais d'Adalana. Ce mois-ci est consacré à Natsuo Kirino, auteure de thriller/polar. Ou pas.

   Prenez un lycéen, genre détesté de tous, avec un surnom gentil comme "le lombric", et faites le tuer sa mère (et n'en soyez pas triste, parce que ne s'en occupera quasiment pas). Ajoutez quatre lycéennes, genre petites filles modèles en apparence, qui vont l'aider à s'échapper parce que...

   Parce que je ne sais pas trop pourquoi en fait. Parce qu'elles ont chacune leurs problèmes, qu'elles ne sont pas si modèles qu'elle pouvaient le laisser croire ? Mouais, cela manque un peu de raisons un peu plus profondes, surtout que le crime n'est quasiment pas traité. C'est le problème majeur que j'ai eu avec ce livre : c'est un peu trop superficiel.

   L'intrigue, qui se révélera ironiquement peu intrigante, n'est qu'un prétexte pour pouvoir imager l'expression "les apparences sont parfois trompeuses". À part ça, pas grand chose. Le personnage du lombric est horrible, les autres sont interchangeables (même sur la fin j'avais encore des doutes sur qui est qui...). Un bon point tout de même pour la fin, même si c'est une appréciation légèrement sadique (et là c'est "on récolte ce que l'on sème", c'est ça ?). Pas un roman qui restera dans ma mémoire.



Conclusion :

3/5 : À réserver pour de la pseudo-psychologie.

This World by Selah Sue on Grooveshark
Parce que ce monde, leur monde, le vrai monde,...

2 commentaires:

valentyne a dit…

Pour ma part, elle m'ont émues ces filles (pas le lombric hein!)

Baroona a dit…

Personnellement, je les ai trouvées globalement plates, et agissant pour des raisons farfelues et légèrement incompréhensibles =/