jeudi 17 octobre 2013

Maurice G. Dantec - Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute

Fiche technique :

Titre : Comme le fantôme d'un jazzman dans la station Mir en déroute
Auteur : Maurice G. Dantec
Date de première publication : 2009
Nombre de pages : 211
Taille de l'écriture : Moyenne-grande

Quatrième de couverture :

« On n'avait pas des masses d'alternatives, Karen et moi, quand on a décidé de voler l'État qui essayait de nous voler nos vies. »

Le long d'une autoroute qui file vers le sud, au son d'un saxophone kamikaze, la cavale hallucinée d'un couple atteint par un étrange neurovirus qui connecte leur cerveau à la station Mir et à son Ange Gardien, le jazzman Albert Ayler. Un voyage au-delà de la réalité et de l'infini, entre états altérés de la conscience et phases de réadaptation.
Un Dantec à tombeau ouvert, dans la veine de Babylon Babies ou de La Sirène Rouge.

Mon avis :

   Un tel titre, c'est presque du racolage, non ? Parce que forcément cela donne envie de savoir ce qui se cache derrière une si énigmatique accroche. Je suis faible, j'ai été voir pour vous (oui, je ne l'ai fait que pour vous, absolument pas pour ma propre curiosité).

   Heureusement qu'il y avait ce titre d'ailleurs, parce que la couverture, mélange entre Kill Bill et S.A.S., est à la fois moche et sans véritable sens. Si ce n'est que le roman commence par un braquage, point de départ de la fuite de nos deux héros qui sera le fil conducteur du roman. Enfin je crois, puisque le principal problème que j'ai eu avec ce livre est cette impression que l'auteur n'a pas su choisir quelle intrigue utiliser.

   Il y a donc la fuite des deux personnages, qui va amener la grande majorité des péripéties. Mais il y a aussi la station Mir en déroute (et le fantôme d'un jazzman bien sûr, Albert Ayler pour ne pas le citer), dont on ne parle que rapidement deux fois avant la scène finale qui lui est complètement liée. Et puis un certain neurovirus, qui sert de lien entre les deux faits cités précédemment, tout en apportant un peu de background aux personnages ainsi que plus de questions que de réponses.

   En bref, un beau petit bazar. Avec lequel on ne sait jamais trop sur quel pied danser (ou plus réalistement sur quel oeil lire), conséquence à mon avis du titre du roman qui en fait attendre trop. Cela restait une lecture plutôt bonne et facile, avant la fin qui semble sortir de nulle part et dont le sens m'a légèrement échappé. Je suis venu, j'ai lu, j'ai perdu. Dommage.

Et une première lecture pour le Challenge Francofou.

Conclusion :

3/5 : À réserver à ceux qui ne recherchent pas de grande cohérence entre les divers éléments d'un livre.

Blue Suede Shoes by Carl Perkins on Grooveshark
Parce que les titres des chapitres et quelques références sont tirés de cette chanson...

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