mardi 6 août 2013

Vladimir Sorokine - Journée d'un opritchnik

Fiche technique :

Titre : Journée d'un opritchnik
Auteur : Vladimir Sorokine
Date de première publication : 2006
Nombre de pages : 253
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Moscou, 2028. Une oligarchie sanguinaire exerce sur la Russie un contrôle totalitaire absolu. Équipés désormais de moyens technologiques ultra-sophistiqués, les nouveaux maîtres – des opritchniks à l’image des gardes d’Ivan le Terrible connus pour leur sadisme – plongent le pays dans un sanglant féodalisme.
Parmi eux, Komiaga, dont Sorokine déroule ici une journée ordinaire, rythmée par ses missions (liquidation d’un aristocrate, détournement de fonds à la frontière chinoise, enquête sur un poème calomniant le gendre du souverain…) et ses rituels, alternant séances de prières et orgies.

« En Occident, être écrivain est une profession, chez nous, c’est un travail de sape : l’écrivain sape les fondements de l’État. » Dans le contexte actuel, ce roman brillant et impitoyable constitue une véritable provocation vis-à-vis du nouveau tsar : on est saisi par la vision de ce qui pourrait être un KGB nouvelle manière, moralisateur et pervers, composé d’assassins qui se réfèrent au christianisme.

Mon avis :

   Ce livre m'a longtemps attiré par son titre - ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien. D'un autre côté, vous vous doutiez surement que je ne l'ai pas lu pour sa couverture... Ni vraiment pour sa quatrième de couverture en fait, qui n'est pas plus emballante que ça. Mais bon, après que mes yeux aient plusieurs fois tilté sur le titre, il me fallait le tenter.

   Je ne sais pas si vous avez lu la quatrième de couverture. Si vous désirez tout savoir de ce livre, sans le lire, en deux minutes, faites-le. C'est exactement ce qui y est raconté : une journée d'un opritchnik, comme au temps d'Ivan le Terrible, mais en 2028, avec diverses missions sanglantes entrecoupées de drogues et d'orgies. Le problème, c'est que ce n'est rien de plus, c'est juste cela. Vous aurez juste une version plus détaillée, et un peu plus trash.

   Bon, d'accord, l'histoire n'a pas un véritable intérêt en soi, mais peut-être réussit-elle tout de même à passer un message ? Hum... Cette fois, la quatrième de couverture m'en apprendra plus que je n'en ai compris. Une critique du KGB actuel ou en devenir ? Alors oui, Vladimir Sorokine décrit une police d'état complètement mauvaise et assassine. Mais je ne vois pas ce qui permet de faire le lien avec un possible présent. Surtout que c'est daté comme futuriste, avec quelques éléments technologiques novateurs. C'est un peu comme si j'annonçais que Babar est une critique de la monarchie britannique. Je suis sûr qu'en cherchant bien, on doit pouvoir développer quelque chose, mais de base je ne vois pas vraiment pourquoi. Pourquoi ça plus qu'autre chose ? Parce que c'est en Russie ? C'est un peu juste à mon goût.

   Vous l'aurez compris, je suis passé à côté de ce livre, alors qu'il a plutôt tendance à bien se lire, à l'exception de certaines scènes un peu hard. Mais il est au final plutôt plat, en déroulant simplement la journée d'un homme. Un homme qui fait le mal au sein d'un système mauvais, soit une chose possible de tout temps et en tous lieux.

Conclusion :

3/5 : A réserver à ceux capables de voir facilement des métaphores, ou aux amateurs d'orgies.

A Day in the Life by The/Beatles on Grooveshark
Parce que ce livre est  juste un jour dans la vie de Komiaga...

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