samedi 13 avril 2013

Pierre Pevel - Viktoria 91

Fiche technique :

Titre : Viktoria 91
Auteur : Pierre Pevel
Date de première publication : 2002
Nombre de pages : 186
Taille de l'écriture : Moyenne-petite

Quatrième de couverture :

Londres, 1891.

Un tueur rôde dans le quartier de Whitechapel.

À la lueur blafarde d'un réverbère gît un bobby, le crâne défoncé... C'est un androïde que de braves londoniens s'apprêtent déjà à démonter !

Reporter impétueux, Norman Latimer se lance dans une enquête délicate : quel rôle joue la mystérieuse Lady Audrey Burton ? Pourquoi se confie-t-elle à lui ? Craindrait-elle de faire appel à Scotland Yard ?

Latimer est perplexe. Il se trouve confronté à d'étranges phénomènes. Heureusement, son vieil ami, l'inspecteur Doty, et Kate Harbuck, la prostituée au grand cœur, vont lui venir en aide, chacun à sa façon.

Dans ce monde singulier, où les fiacres conduits par des cochers-robots sont attelés à des chevaux mécaniques, la ténacité de Doty et de Latimer sera mise à rude épreuve !

Mon avis :

   J'ai découvert Pierre Pevel sur le blog Naufragés Volontaires. Alors, pour me faire une idée de cet écrivain français (oui madame, oui monsieur, français !) et ne pas commencer directement par une trilogie, je me suis lancé dans la lecture de Viktoria 91. D'autant plus que la couverture n'est pas désagréable. Un peu bizarre peut-être (je n'ai toujours pas compris d'où sort la main noire à gauche), mais j'aime bien le style.

   Viktoria 91 se déroule dans un univers steampunk. Et je vous dis ça en toute non-connaissance de cause, c'est juste ce que j'ai lu quelque part. Mais comme le steampunk semble être, grossièrement, un univers victorien/XIXème siècle où la technologie est bien plus évoluée qu'à la normale. Ce qui correspond particulièrement bien à ce livre, se déroulant dans un Londres de 1891 très réaliste, à l'exception des androïdes servant de cochers ou de policiers. Et franchement, je me demande pourquoi je ne lis pas plus de littérature de ce genre (volontairement du moins), parce que l'univers est quand même vachement classe.

   Le premier point fort est donc cet univers steampunk. Encore plus avec l'apparition (en filigrane) de Jack l'Eventreur et Sherlock Holmes, qui positionne clairement le texte dans une époque. Et le clin d'oeil est sympathique. Mais tout cela ne peut pas exister sans le deuxième point fort (tout en faisant partie du premier) : le style de Pierre Pevel. Je ne saurais l'expliciter clairement, mais cela colle parfaitement avec l'univers, et il s'en dégage une ambiance toute particulière. De plus, on sent que le monsieur maîtrise parfaitement son histoire.

   C'est donc un bon livre, un bon polar. Puisque je ne l'ai pas encore dit, mais c'est un polar, prenant et au rythme soutenu, avec une pointe de mystère bien dosée. Mais il y a tout de même un petit problème : la fin. Et la fin, c'est quand même quasiment le plus important. C'est assez difficile de critiquer une fin sans trop en dévoiler, je vais donc être flou. Oui, elle apporte des réponses, mais je trouve qu'elle tranche trop par rapport au reste du récit, et cela gâche un peu l'atmosphère qui se dégageait. Dans le même temps, cela apporte une part de réflexion et l'idée n'est pas mauvaise, mais je ne sais pas, le contraste m'a un peu gêné.

   Malgré tout, c'est un livre sympathique, qu'on lit en passant un bon moment. Et qui me donne envie, bien que le reste de son oeuvre semble différente, d'aller voir d'un peu plus près les autres livres de Pierre Pevel.

Conclusion :

4/5 : A lire, parce qu'un polar steampunk, c'est classe.

A-Punk by Vampire Weekend on Grooveshark
Parce que dans steampunk, il y a punk...

2 commentaires:

Kissifrott a dit…

C'est pas une main, c'est la coiffure "choucroute" de la femme :p
Bon, et je trouve la couverture pas du tout à mon goût, pour rester poli ^^'

Par contre, j'attends avec impatience le nouveau Pierre Pevel qui a l'air pas mal vu tout le foin fait autour :)

Baroona a dit…

Oh. Mais cette coiffure ressemble quand même terriblement à une main, non ? =O
En fait, je crois que j'aime bien la couverture parce que le grain du dessin correspond bien à l'ambiance du livre. Et puis, je ne sais pas si je dois le dire, mais le monsieur au milieu, c'est le héros de l'histoire (et non le méchant comme on peut le penser). =X

Et le synopsis de Le Chevalier est bien tentant en effet !