lundi 29 avril 2013

Osamu Dazai - Soleil couchant

Fiche technique :

Titre : Soleil couchant
Auteur : Osamu Dazai
Date de première publication : 1947
Nombre de pages : 201
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Une femme de l'aristocratie nippone doit quitter pendant la guerre son hôtel particulier de Tokyo pour aller vivre modestement dans un petit chalet de montagne. Sa fille, Kazuko, mobilisée, travaille la terre. Son fils, Naoji, revient de la guerre intoxiqué par la drogue. Le frère et la soeur se durcissent contre le malheur des temps et clament leur révolte et leur désespoir.
Tels sont les "gens du Soleil couchant" (lancée par Osamu Dazai, cette expression a fait fortune au Japon, au point de qualifier aujourd'hui, jusque dans les dictionnaires, les membres déchus de l'aristocratie). En dépit de leur vie inquiète et désordonnée, ils ont gardé les meilleures traditions de leur pays. A cet égard, le testament de Naoji éclaire de façon émouvante son attitude devant la vie et devant le Japon. Kazuko veut un enfant, et sa foi en la vie force la sympathie, en dépit de ses écarts de conduite, de tout le nihilisme de son comportement et de son langage. Elle et son amant sont les "victimes d'une période de transition morale".
Document de première importance sur l'effondrement d'une société, Soleil couchant est aussi - et c'est ce qui donne à l'oeuvre son accent dramatique si personnel - un document sur un homme en qui l'on s'accorde à reconnaître l'un des plus grands écrivains de son pays.

Mon avis :

   Il est l'heure, comme chaque fin de mois, d'une lecture dans le cadre du Challenge Écrivains Japonais d'Adalana. Au programme d'Avril : Osamu Dazai.

   Je n'étais pas franchement emballé à première vue par l'auteur, à l'exception d'un extrait de sa fiche Wikipédia le disant connu pour son "obsession pour le suicide et son sens aigu de la fantaisie". Malheureusement, suicide oui, fantaisie non, au moins pour le titre sur lequel mon choix s'est porté, Soleil couchant. Un livre choisi pour une raison tout à fait raisonnable : c'est le plus petit que j'ai trouvé (vous pouvez me huer).

   Autant le dire tout de suite, je n'ai pas apprécié cette lecture. C'est plat, et il se ne se passe pas grand chose. Ou plutôt, je n'ai absolument pas réussi à accrocher à ce qui se passait. Les personnages ne m'ont pas semblé attachants, et je n'étais absolument pas touché. Pour un livre basé exclusivement sur l'évolution des personnages, c'est gênant. J'ai cherché des raisons pour expliquer cette distance vis-à-vis des héros, et peut-être cela vient-il de la construction du récit, avec des ellipses un peu troublantes.

   Je veux bien croire que cela soit une représentation d'une déchéance globale de l'aristocratie nippone, la photographie d'une époque. Mais, hormis peut-être le début, cela ne m'a absolument pas paru spécifique à une classe sociale. C'est simplement le destin morose d'une famille quelconque.

   Je n'en rajouterai pas, je pense que vous aurez compris que je n'ai pas aimé. Néanmoins, si vous êtes adepte du genre (même si je ne sais pas trop quel genre), vous pouvez essayer.


Conclusion :

2/5 : A réserver à ceux le désirant vraiment (et ayant lu d'autres avis ailleurs).

Hard Sun by Eddie Vedder on Grooveshark
Parce que Soleil/Sun...

5 commentaires:

Kissifrott a dit…

Dur dur parfois de lire :s

Baroona a dit…

Il faut bien que ça arrive parfois. Et puis, cela donne encore plus de crédit aux livres appréciés. ^^

Laure a dit…

J'ai bien aimé ce livre sans que ce soit un coup de coeur. Mais je comprends qu'il puisse susciter des avis divergents, comme tous livres d'ailleurs :D C'est ce qui fait la richesse de la littérature et commet tu le dis dans ton commentaire, cela donne effectivement encore plus de crédit aux livres appréciés ;)
Bonne journée :D

Baroona a dit…

Ah ça, pour être divergents, nos avis sont bien divergents. =O
Merci de ta visite ! =)

Laure a dit…

Hihi oui ! :D
Merci à toi aussi ;)