lundi 18 mars 2013

Justine Niogret - Chien du Heaume

Fiche technique :

Titre : Chien du heaume
Auteur : Justine Niogret
Date de première publication : 2009
Nombre de pages : 211
Taille de l'écriture : Moyenne

Suivi de : Mordre le bouclier

Quatrième de couverture :

On l’appelle Chien du Heaume parce qu'elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broc. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre…

On l’appelle Chien du Heaume parce qu'à chaque bataille, c’est elle qu'on siffle. Dans l’univers après et sans merci du haut Moyen Age, loin de l’image idéalisée que l’on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu'elle a de plus cher, son passé et son identité.

Mon avis :

   Alors que fleurissent depuis quelques temps les chroniques sur Gueule de Truie de Justine Niogret. Pour rester dans la thématique, j'ai fait mon grand rebelle et j'ai lu Chien du Heaume. Bon, c'est surtout parce que je ne l'ai jamais lu... Oui, honte à moi, tout ça, tout ça. Enfin, beaucoup moins désormais, puisque ça y est, je l'ai lu.

   Plus que l'avoir lu, je l'ai bien aimé. Comment ne pas aimer quelqu'un qui se bat avec une hache ? (au passage, j'ai l'habitude de dire du mal des couvertures, mais il faut aussi saluer quand c'est du bon boulot, et là, c'est beau, et tout à fait dans l'univers). Voilà, il y a une hache (et même deux ! \o/), donc c'est bien, donc c'est à lire. Fin. Hum. Insuffisant ?

   J'ai mieux : l'ambiance. C'est pas la grosse fiesta : soleil, chaleur, bien-être, gentillesse, tout est bien, tout va bien. Rien de tout ça (enfin, si, un peu, mais c'est pour l'idée d'ensemble). Je pense qu'on peut qualifier ce roman de sombre. Pas de manichéisme, pas de grands héros. Mais des personnages rongés, en souffrance, dans un monde moyenâgeux dur et froid. Pour un portrait chinois, la couleur de ce roman serait assurément le noir. Mais avec une pointe d'espoir tout de même, pour nous éviter de partir en dépression.

   C'est simple, c'est cru (dans le sens que rien n'est idéalisé), et c'est bien. L'histoire suit parfaitement l'ambiance : pas de grandes envolées chevaleresques, d'immenses batailles, d'exploits impossibles. On suit la quête de Chien du Heaume, à la recherche de son nom (une idée formidable, soit dit en passant). On s'attache à ce personnage qui n'a pourtant pas grand chose au premier abord pour être attachant.

   Chien du Heaume peut se lire comme un one-shot, un livre qui se suffit à lui-même. Ou être prolongé par Mordre le bouclier, que j'espère avoir la chance de lire prochainement. Et où j'espère trouver la petite chose qui manque pour faire atteindre à ce livre les plus hauts sommets (entendons-nous bien, ce livre est super, mais j'ai il y a un je-ne-sais-quoi qui ne le fait pas passer au cap du 5/5).

Conclusion :

4/5 : A lire, pour l'ambiance sombre et la quête particulière.

Bullpit by Volo on Grooveshark
Parce que bullpit=pitbull=chien, et parce qu'ils ont sorti un nouvel album récemment...

2 commentaires:

Kissifrott a dit…

Difficile de parler des roman de Justine Niogret, hein ? ^^

Baroona a dit…

Un peu oui, comme tous les livres dont le point principal est l'atmosphère qui s'en dégage. Réussir à l'expliquer correctement demande des qualités d'écriture que je n'ai pas. ^^

Après avoir publié la mienne, j'ai été relire ta chronique sur Chien du Heaume. Il est amusant de constater que nous avons tous les deux évoqué une couleur en parallèle de ce roman. =O