jeudi 7 février 2013

Robert Charles Wilson - Darwinia

Fiche technique :

Titre : Darwinia
Auteur : Robert Charles Wilson
Date de première publication : 1998
Nombre de pages : 375
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Mars 1912, l'Europe et une partie de l'Angleterre disparaissent subitement, remplacés par un continent à la faune et à la flore non terrestres que l'on ne tarde pas à nommer la Darwinie. Pour l'enfant Guildford Law, cette tragédie n'est ni un miracle ni une punition divine, mais plutôt une énigme que la science pourra un jour résoudre. C'est fort de cette certitude qu'il sacrifie tout pour faire partie de la première grande expédition d'exploration destinée à s'enfoncer au cœur du continent inconnu. Là, de mort violente en mort violente, tous les dangers et tous les secrets de la Darwinie lui seront révélés.

Nominé au prestigieux prix Hugo en 1999, Darwinia est une œuvre d'une rare ambition, d'ores et déjà appelée à devenir un classique, qui nous ramène à l'époque où les savants étaient explorateurs et aventuriers.

Mon avis :

J'avais souvent entendu parler de Robert Charles Wilson, auteur multiplement primé, toujours en bien, mais n'était encore jamais allé à la rencontre d'un de ses livres. C'est fait.

Les débuts furent difficiles. L'Europe disparaît et est remplacée par des terres sauvages ; cela fascine Guildford Law, qui veut s'y rendre pour percer le mystère de cette disparition (car oui, il trouve ça plutôt bizarre qu'un continent disparaisse, je ne comprends pas pourquoi...). La première partie se concentre donc sur l'expédition et l'exploration du nouveau monde. Et en la lisant, je dois avouer que j'ai été obligé de  vérifier si ce livre ne datait pas du XIXème siècle, car j'avais l'impression d'être devant un roman d'aventures de Jules Verne.
Je vous entends crier : "Oh, mais Jules Verne c'est bien, pourquoi il critique Jules Verne, c'est un grand auteur, etc.". Je suis d'accord, et ce n'est pas véritablement une critique que je fais, juste une comparaison pour que vous compreniez bien mon problème. Cela partait comme un roman d'aventures sympa, mais sans grande originalité, un peu "bateau" (aucun jeu de mots avec l'histoire ou la couverture). Pour un auteur ayant sa réputation, cela me paraissait un peu faible. Accordons quand même du crédit au personnage d'Elias Vale, qui laisse planer l'espoir que quelque chose se trame.

Oui, quelque chose se trame. Laissez passer cette première partie, attendez l'Interlude, et comprenez que l'histoire ne fait que commencer. A partir de là, on plonge totalement dans le mystère et l'univers de la Darwinie. Et on se retrouve face à la rencontre entre Jules Verne et la science-fiction. C'est prenant, c'est surprenant (je pourrais placer "comprenant" aussi, mais je le garde pour une autre fois). Une belle montée en puissance pour un livre qu'on apprécie de plus en plus au fil des pages.

Conclusion :

4/5 : A lire, parce que les premières impressions peuvent être trompeuses.

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Parce que Darwin...

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