mardi 19 février 2013

Haruki Murakami - L'éléphant s'évapore

Fiche technique :

Titre : L'éléphant s'évapore
Auteur : Haruki Murakami
Date de première publication : 1993
Nombre de pages : 416
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Une curieuse digression sur les kangourous. Un éléphant qui se volatilise. Haruki Murakami nous entraîne dans son imaginaire délicieusement drôle, poétique et bizarre, au fil d'un Japon nostalgique et moderne à la fois. La redécouverte de l'écrivain des débuts, et la quintessence de son art inégalé des situations d'apparence anodine qui basculent dans l'absurde.

Par une journée d'été étouffante, un avocat au chômage part à la recherche de son chat. Dans un jardin abandonné derrière sa maison, il fait la connaissance d'une étrange adolescente.
Un couple pris d'une fringale nocturne décide d'attaquer une boulangerie pour réaliser un fantasme de jeunesse du mari : commettre un hold-up.
Un homme devient obsédé par un fait divers intriguant : l'éléphant, dernier vestige du zoo de sa petite ville, a mystérieusement disparu...

Le temps de quelques histoires placées sous le signe de Raymond Chandler, une plongée éblouissante dans l'univers murakamien à l'humour délicatement loufoque.

Mon avis :

   Ma deuxième lecture faite dans le cadre du Challenge Écrivains Japonais d'Adalana, qui permet de découvrir chaque mois un auteur japonais différent. Et le mois de février est consacré à Haruki Murakami. Autant avec Keigo Higashino le choix était restreint, autant cette fois les possibilités sont nombreuses. J'ai pas mal hésité avant de me décider : de nombreux romans étaient à disposition, mais aucun résumé ne m'a totalement emballé. Heureusement, Murakami n'écrit pas seulement des romans, mais aussi énormément de nouvelles. Et après avoir lu la quatrième de couverture présente au-dessus, comment ne pas être tenté ?
C'est donc parti pour L'éléphant s'évapore, recueil de 17 nouvelles.

   Des nouvelles qui ont toutes quelques caractéristiques communes. En effet, elles prennent toutes racines dans  la vie d'une personne ordinaire, d'un quidam (oui, je suis assez fier de pouvoir placer "quidam"). Une personne quelconque vivant sa vie normale (mais si, fabriquer des éléphants est tout à fait commun). Jusqu'à ce qu'un petit quelque chose dérape et qu'un soupçon de fantastique et d'irréalisme apparaisse. Avis à ceux qui n'aiment que les histoires carrés, où tout est expliqué et où les histoires ont un début et une fin, mieux vaut que passiez votre chemin.

   Je ne peux que citer la quatrième de couverture, puisqu'elle dit vraiment bien les choses : "délicieusement drôle, poétique et bizarre", "des situations d'apparence anodine qui basculent dans l'absurde". C'est exactement ça. Il y a une vraie part de mystère, de folie et de poésie. Et souvent pas de véritables fins : l'histoire peut se terminer à n'importe quel moment, laissant plus ou moins de travail à notre imagination. Cela peut être déstabilisant. Mais cela créé aussi une atmosphère autour de ces histoires, et nous plonge dans un état d'esprit tout particulier.

   Il faut que je le dise : j'ai trouvé ça tout simplement beau. Des petits moments de vies qui font voyager et réfléchir. De l'ordinaire qui devient unique.
Cela ne peut que me pousser à continuer ma découverte d'Haruki Murakami, et aller surement flâner du côté de ses romans, voir si on y retrouve la même magie.



Conclusion :

5/5 : A lire, parce que c'est beau.

Le cimetière des éléphants by Eddy Mitchell on Grooveshark
Parce que deux nouvelles ont un rapport avec les éléphants.

6 commentaires:

Adalana a dit…

Contente que la découverte t'aies plu ! Dans plusieurs de ses romans on retrouve aussi ce côté fantastique qui vient bousculer une situation banale.

Denis a dit…

je ne connais pas ses nouvelles mais il a une oeuvre foisonnante qui ne peut que charmer car il écrit magnifiquement bien, je termine pour ma part "autobiographie d'un coureur de fond" pour le challenge. Superbe texte autour de la course à pied qu'il pratique depuis plus de 30 ans... Je lirai à présent son oeuvre au regard de cette passion de la course à pied chez lui, très proche de son esprit d'écrivain...

Baroona a dit…

Merci à toi !
Bonne nouvelle alors. Je sens que j'ai encore quelques heures à passer avec Murakami. ^^

Baroona a dit…

Véritable autobiographie ?
Ce que tu dis ne peut que me rappeler qu'une des nouvelles, Les granges brûlées, a en partie trait à la course à pied.

valentyne a dit…

Intéressant ton avis ;-) le titre est fabuleux en tout cas
Tu m'as convaincu de lice ces 17 nouvelles avec "Des petits moments de vies qui font voyager et réfléchir. De l'ordinaire qui devient unique." ;-)

Baroona a dit…

Merci. =)
Je te souhaite d'y prendre autant de plaisir que moi. Hâte de connaître ton avis en tout cas.