samedi 26 janvier 2013

Keigo Higashino - La Maison où je suis mort autrefois

Fiche technique :

Titre : La Maison où je suis mort autrefois
Auteur : Keigo Higashino
Année de première publication : 1994
Nombre de pages : 254
Taille de l'écriture : Moyenne

Quatrième de couverture :

Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas...
Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l’y accompagner.
Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L’entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d’enfant, ils trouvent le journal intime d’un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d’évènements tragiques…

Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D’une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.

Mon avis :

Une lecture faite dans le cadre du Challenge Écrivains Japonais d'Adalana, qui permet de découvrir chaque mois un auteur japonais différent. Ma connaissance de la littérature japonaise se limitant aux mangas, c'est un bon moyen de pallier ce manque. Le mois de janvier étant consacré à Keigo Higashino, je me suis essayé à La Maison où je suis mort autrefois, l'un de ses trois livres traduits en français.

Cela faisait quelques temps que je n'avais pas lu de polar. Encore moins un de ce genre (l'avais-je déjà fait ?). Nous ne sommes pas dans un roman bourré d'actions et d'aventures, où tout s'enchaîne sans nous laisser le temps de reprendre notre souffle. Non, ici, seulement deux personnages (physiquement présents) et, globalement, un lieu, une maison.

J'ai eu un peu peur d'une mauvaise ambiance "film d'horreur", d'un huis-clos oppressant. Pas du tout. Pas de monstres sortant des placards, juste des souvenirs et un passé oublié. Ce qui n'en est pas moins stressant (dans le bon sens). On rentre complètement dans cette maison, on l'imagine, on la visualise. Là est le gros point fort : l'immersion dans une atmosphère toute particulière.
Ajoutez à cela des personnages pas tout à fait lisses, et une intrigue qui se dévoile petit à petit (j'ai plusieurs fois cru comprendre certains éléments en avance... en fait non), et vous obtenez un bon moment à passer.

Pour finir, un dernier élément : la crédibilité. Forcément relative quand il s'agit d'un roman, mais tout de même, l'histoire se tient bien, et on n'a pas vraiment d'éléments sortis de nulle part. Ça laisse toujours un meilleur goût en bouche.



Conclusion :

4/5 : A lire, pour l'atmosphère unique entre mystère et tranquillité.

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Parce que Japon...

4 commentaires:

Adalana a dit…

Contente que tu aies apprécié cette découverte ! :)

Denis a dit…

une sensation un peu identique pour moi, un coup de coeur tout de même par le suivi de l'intrigue bien menée comme tu dis, une belle découverte grâce à Adalana

valentyne a dit…

C'est vrai qu'il y a à la fois des rebondissements et à la fois une histoire crédible ;-)
Bonne soirée

Baroona a dit…

Encore merci à toi !