mardi 8 janvier 2013

Grand Corps Malade - Patients

Fiche technique :

Titre : Patients
Auteur : Grand Corps Malade
Date de première parution : 2012
Nombre de pages : 164
Taille de l'écriture : Moyenne-Grande

Quatrième de couverture :

« J’ai envie de vomir. J’ai toujours été en galère dans les moyens de transport, quels qu'ils soient. J’ai mal au coeur en bateau, bien sûr, mais aussi en avion, en voiture… Alors là, allongé sur le dos à contresens de la marche, c’est un vrai calvaire. Nous sommes le 11 août et il doit bien faire 35 degrés dans l’ambulance. Je suis en sueur, mais pas autant que l’ambulancier qui s’affaire au-dessus de moi ; je le vois manipuler des tuyaux, des petites poches et plein d’autres trucs bizarres. Il a de l’eau qui lui glisse sur le visage et qui forme au niveau du menton un petit goutte-à-goutte bien dégueulasse. Je sors tout juste de l’hôpital où j’étais en réanimation ces dernières semaines. On me conduit aujourd'hui dans un grand centre de rééducation qui regroupe toute la crème du handicap bien lourd : paraplégiques, tétraplégiques, traumatisés crâniens, amputés, grands brûlés… Bref, je sens qu'on va bien s’amuser. »

A vingt ans, alors qu'il chahute avec des amis, Fabien heurte le fond d’une piscine et se déplace les vertèbres. Les médecins diagnostiquent une probable paralysie à vie. Il relate ici, dans le style poétique, drôle et incisif qu'on lui connaît, les péripéties truculentes, parfois cocasses, vécues avec ses colocataires d’infortune dans un centre de rééducation pour handicapés. Jonglant entre émotion et dérision, ce récit est aussi celui d’une renaissance.

Mon avis :

Il est vrai que mes lectures principales se trouvent du côté de la science-fiction/fantasy/..., mais je ne me fixe aucune limite (oui, c'est mon côté rebelle). Ainsi, je me suis donc retrouvé à lire Patients. Enfin, je dis "lire", mais je devrais peut-être plutôt dire "dévorer", car en à peu près 2 heures il n'en restait rien.
Bon, il n'est pas bien long, ça aide. Mais au-delà de ça, je l'ai lu d'une traite sans avoir eu une fois l'envie de le quitter, ce qui me semble être un signe d'appréciation. Pour employer une expression totalement dénuée de sens : "ça se lit tout seul" !

Pourtant, l'histoire n'est pas des plus joyeuses : la vie dans un centre de rééducation.
Je vais essayer d'éviter les stéréotypes, du genre "on comprend ce que ça fait d'être tétraplégique". Je ne pense pas qu'on puisse réellement imaginer ce qu'endurent les handicapés en général. De toute manière, ce n'est pas le but ici. Enfin, pas le but premier en tout cas : Grand Corps Malade n'écrit pas pour faire pleurer dans les chaumières (soit dit en passant, plus personne n'a de chaumière), ni pour s'apitoyer. On n'est pas dans le larmoyant, ni dans le documentaire télévisuel chiant.
Non, dans ce livre, Grand Corps Malade exprime simplement les choses telles qu'elles sont, telles qu'il les a vécues, avec le plus souvent une pointe d'humour rendant le texte irrésistible. Je ne vais pas m'éterniser sur cela, la quatrième de couverture l'exprime très bien.

Un livre parfois triste, parfois drôle, parfois les deux en même temps. En tout cas, un livre qui se lit toujours avec plaisir. Et puis, si vous connaissez un peu Grand Corps Malade et que vous appréciez ses textes, foncez, c'est dans la même veine. Si vous ne le connaissez pas (mais si, vous savez, le monsieur avec une canne, qui a popularisé le slam en France), cela sera l'occasion !

Conclusion :

4/5 : A lire, pas trop long, pas trop con.

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